Quelques lignes et nous voilà dans un huis clos, un entre-soi autosuffisant, un tout cohésif et hermétique où les individualités se dissolvent : dans cette famille bourgeoise des beaux quartiers de Paris, on ne parle qu’à la première personne du pluriel. « On sait que tout le monde n’a pas notre chance ; il y a des gens... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : La dernière des Wilberforce, de Julia Kerninon (L’Iconoclaste, 2026)
Pourquoi la mère de Waldo convoque-t-elle une fête ? Ce n’est pas dans ses habitudes et voilà que sans motif évident, elle organise les choses en grand. Pourquoi l’atmosphère est-elle si étrange ? Au fur et à mesure que les préparatifs avancent et que les invités arrivent, les souvenirs affleurent, la dynamique se précise et les pièces... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Le Palais, de François-Henri Désérable (Gallimard, 2026)
Né dans les bidonvilles de Delhi et adopté par un couple de Bourguignons, Arun révèle un don hors du commun : un palais absolu, capable de percevoir et de mémoriser les arômes jusqu’aux plus infimes. Que fera-t-il de ses extraordinaires facultés ? Tout ce que l’on sait (dès la quatrième page), c’est que tout cela se terminera…... Lire la Suite →
On m’appelle Demon Copperhead, de Barbara Kingsolver (Albin Michel, 2024)
« Déjà, je me suis mis au monde tout seul. Ils étaient trois ou quatre à assister à l’événement, et ils m’ont toujours accordé une chose : c’est moi qui ai dû me taper le plus dur, vu que ma mère était, disons, hors du coup. » La voix se pose d’emblée. Avec une gouaille qui n’appartient qu’à... Lire la Suite →
Le chardonneret, de Donna Tartt (traduction française chez Plon, 2014)
Du grand art ! Rien que l’incipit : quel talent pour décrire la paranoïa du narrateur terré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam, quelle générosité dans la description du décor néerlandais, quelle virtuosité pour mettre d’emblée le récit sous tension ! Que fait cet homme new-yorkais aussi loin de chez lui ? Pourquoi l’air est-il aussi suffocant autour de... Lire la Suite →
Au loin, de Hernan Diaz (La Croisée, 2018)
Dès la première page, j’ai eu le sentiment de plonger dans un film : une banquise dont la blancheur se fond avec celle du ciel et entre, comme seule interruption, un trou. Une béance dont surgit un être titanesque à barbe blanche dont on ne sait pas très bien s’il est humain ou mythologique mais dont... Lire la Suite →
Les éléments, de John Boyne (Lattès, 2025)
Quatre voix, quatre drames liés chacun à un élément – eau, terre, feu, air – qui pourraient chacun tenir seul, comme nouvelle indépendante. Mais les coutures sont bien là : les lignes narratives se croisent, des visages familiers réapparaissent, éclairés sous un autre angle, ce qui semblait clos peut se rouvrir et connaître un autre dénouement,... Lire la Suite →
Aimer, de Sarah Chiche (Julliard, 2025)
« Comme Alexis, Margaux avait neuf ans. » Un garçon, une fille, la promesse du titre : toutes les bases sont posées pour une histoire d’amour… … mais pas trop vite, mais pas tout de suite. Les deux protagonistes ne sont encore que des écoliers aux prises avec leurs préoccupations (plus ou moins) enfantines. Sarah Chiche prend son... Lire la Suite →
La Honte, de Arttu Tuominen (La Martinière, 2025)
Une adolescente seule dans un parc – enfin seule, jusqu’à ce qu’arrive un homme mystérieux… Une mère catastrophée vient signaler la disparition de sa fille au commissariat de Pori : fugue ? Accident ? Enlèvement ? L’affaire fait monter des angoisses personnelles chez l’inspectrice principale Linda Toivonen, dont la fille est scolarisée dans le même collège que la disparue.... Lire la Suite →
Le livre de Kells, de Sorj Chalandon (Grasset, 2025)
Quelques pages du Livre de Kells et déjà s'évapore la vision tendre et mélancolique de la fin de l’adolescence qui irriguait Les derniers jours de l’apesanteur, de Fabcaro. Dans son nouveau roman, Sorj Chalandon évoque ses 17 ans et sa fuite du foyer familial et de la terreur exercée par son père pour rejoindre Paris.... Lire la Suite →