Sur un parking, près d'un massif montagneux. le narrateur croise une femme qu'il trouve magnétique. Paola revient seule des sommets après avoir séjourné près de la réserve du Lac, parcelle de nature sanctuarisée où plus aucun humain ne pénètre, qu'elle a observée de la lisière et photographiée. Elle a un air un peu sauvage :... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Ne cherche pas le chaos, de Marion Brunet (Albin Michel, 2026)
Pablo adore sa fille. Au point de la poursuivre jusqu’au Chili, le pays natal fui il y a longtemps, lieu de tout ce qu’il s’est efforcé de tenir à distance depuis. Par un concours de circonstance, le Chili s’apprête à voter et 35 ans après la chute du régime de Pinochet, les fascistes sont de... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? de Lucie Rico (P.O.L., 2026)
Enquête sur un fragment de souvenir C’est l’histoire d’une crise qui se noue de façon saugrenue : un clavier d’ordinateur qui ne produit plus de points, privant de dénouement les phrases que doit transcrire la narratrice et la plongeant dans un drôle d’état face aux phrases enchaînées les unes aux autres sans possibilité d’achèvement, mettant... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Heures sauvages, de Marie Petitcuénot (Éditions Héloïse d’Ormesson, 2026)
Dans la profusion de parutions de la rentrée littéraire, on voit revenir des motifs qui peuvent être déclinés de multiples manières : textes autofictionnels, revisites de classiques mais en variant la perspective, enquêtes historiques déroulées comme un récit, expériences de pensée… Avec Heures sauvages, Marie Petitcuénot se positionne de manière originale (inédite ?) en proposant complètement autre... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Nous aussi, de Anne Godard (Actes Sud, 2026)
Quelques lignes et nous voilà dans un huis clos, un entre-soi autosuffisant, un tout cohésif et hermétique où les individualités se dissolvent : dans cette famille bourgeoise des beaux quartiers de Paris, on ne parle qu’à la première personne du pluriel. « On sait que tout le monde n’a pas notre chance ; il y a des gens... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien (Grasset, 2026)
Jeune prof d’histoire-géo à Carrefour-Feuilles, Jonas Dorléon est acculé à l’exil : les gangs cernent son quartier, mettent le feu à sa maison et menacent jusqu’à sa vie. Déchiré à l’idée de partir, il finit par s’y résoudre : « c’était ça ou mourir ». Il ne le sait pas encore, mais c’est une véritable odyssée qui l’attend sur... Lire la Suite →
On m’appelle Demon Copperhead, de Barbara Kingsolver (Albin Michel, 2024)
« Déjà, je me suis mis au monde tout seul. Ils étaient trois ou quatre à assister à l’événement, et ils m’ont toujours accordé une chose : c’est moi qui ai dû me taper le plus dur, vu que ma mère était, disons, hors du coup. » La voix se pose d’emblée. Avec une gouaille qui n’appartient qu’à... Lire la Suite →
Le chardonneret, de Donna Tartt (traduction française chez Plon, 2014)
Du grand art ! Rien que l’incipit : quel talent pour décrire la paranoïa du narrateur terré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam, quelle générosité dans la description du décor néerlandais, quelle virtuosité pour mettre d’emblée le récit sous tension ! Que fait cet homme new-yorkais aussi loin de chez lui ? Pourquoi l’air est-il aussi suffocant autour de... Lire la Suite →
Je suis Romane Monnier, de Delphine de Vigan (Gallimard, 2026)
Combien de traces laisserons-nous, nous qui vivons à l’ère numérique ? Une infinité ? Aucune ? En attendant, les flux continus de communication et la gestion « intelligente » du quotidien font partie intégrante de nos existences : on se souvient à peine comment on a fait sans. Thomas frôle ainsi la panique le jour où il découvre que son téléphone... Lire la Suite →
La tache, de Philip Roth (traduction française parue chez Gallimard en 2002)
« Mais en Amérique en général, ce fut l’été du marathon de la tartuferie : le spectre du terrorisme, qui avait remplacé celui du communisme comme menace majeure pour la sécurité du pays, laissait la place au spectre de la turlute ; un président des États-Unis, quadragénaire plein de verdeur, et une de ses employées, une drôlesse de... Lire la Suite →