Pablo adore sa fille. Au point de la poursuivre jusqu’au Chili, le pays natal fui il y a longtemps, lieu de tout ce qu’il s’est efforcé de tenir à distance depuis. Par un concours de circonstance, le Chili s’apprête à voter et 35 ans après la chute du régime de Pinochet, les fascistes sont de... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? de Lucie Rico (P.O.L., 2026)
Enquête sur un fragment de souvenir C’est l’histoire d’une crise qui se noue de façon saugrenue : un clavier d’ordinateur qui ne produit plus de points, privant de dénouement les phrases que doit transcrire la narratrice et la plongeant dans un drôle d’état face aux phrases enchaînées les unes aux autres sans possibilité d’achèvement, mettant... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Je, de Lilia Hassaine (Gallimard, 2026)
C’est assez fascinant de voir comment des romans contemporains peuvent modifier le regard que nous posons sur des textes classiques en jouant sur un procédé littéraire très simple : raconter la même histoire, mais du point de vue d’un autre personnage – souvent une femme – dont la perspective restait occultée dans le roman original. On ne... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Nos vies sauvages, de Hemley Boum (Gallimard, 2026)
« Ma volonté me sert de tour de contrôle. Elle me permet de maintenir à leur juste place mes exaltations, mes affres, mes angoisses. Je ne conteste ni n’ignore les contretemps, les entraves, les blessures : je me contente de les tenir à distance, je garde le cap, j’avance, je fonce. Du moins m’y suis-je efforcée toute mon... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : La dernière des Wilberforce, de Julia Kerninon (L’Iconoclaste, 2026)
Pourquoi la mère de Waldo convoque-t-elle une fête ? Ce n’est pas dans ses habitudes et voilà que sans motif évident, elle organise les choses en grand. Pourquoi l’atmosphère est-elle si étrange ? Au fur et à mesure que les préparatifs avancent et que les invités arrivent, les souvenirs affleurent, la dynamique se précise et les pièces... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Ta mère et moi, de Guillaume de Tonquédec (Stock, 2026)
Entre Marie-Christine et Patrick, le coup de foudre a été immédiat et de cet amour sont nés quatre enfants, dont l’auteur qui garde du bonheur familial un souvenir émerveillé. Mais beaucoup trop tôt, ils sont mis à l’épreuve d’un diagnostic implacable : la sclérose en plaques va progressivement entraver les mouvements de Marie-Christine, lui faire perdre... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Le fabuleux piano, de Sonia Devillers (Robert Laffont, 2026)
Fabuleux : 2,48 mètres, sept octaves du la au la, alliage sublime de hêtre, épicéa, poirier, tilleul, laiton, cire et ivoire, patiné à la cire naturelle, ce piano semble presque magique. Pour la famille juive des Enoch, spécialisée dans l’édition de partitions qui dut fuir Francfort pour Paris au milieu du XIXe siècle, l’acquisition de l'instrument... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Spectres, de Thomas Gunzig (Au Diable Vauvert, 2026)
Dès les premières pages, ce roman nous met les sens en alerte : quel type de lieu constitue la station RockSolid1 ? Thomas Gunzig distille progressivement les indices : omniprésence des préoccupations relatives à l’espace, l’eau, l’oxygène et l’énergie, fausses fenêtres, aliments synthétiques, obsession collective de la paix sociale et obligation pour chaque employé de voir un psy…... Lire la Suite →
On m’appelle Demon Copperhead, de Barbara Kingsolver (Albin Michel, 2024)
« Déjà, je me suis mis au monde tout seul. Ils étaient trois ou quatre à assister à l’événement, et ils m’ont toujours accordé une chose : c’est moi qui ai dû me taper le plus dur, vu que ma mère était, disons, hors du coup. » La voix se pose d’emblée. Avec une gouaille qui n’appartient qu’à... Lire la Suite →
Le chardonneret, de Donna Tartt (traduction française chez Plon, 2014)
Du grand art ! Rien que l’incipit : quel talent pour décrire la paranoïa du narrateur terré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam, quelle générosité dans la description du décor néerlandais, quelle virtuosité pour mettre d’emblée le récit sous tension ! Que fait cet homme new-yorkais aussi loin de chez lui ? Pourquoi l’air est-il aussi suffocant autour de... Lire la Suite →