Nico et Ouistiti explorent les fonds marins, de Nadine Brun-Cosme et Anna Aparicio Català (ABC Melody, 2019)

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Quoi de plus de grisant en ce moment que d’imaginer pouvoir ouvrir une trappe et se laisser glisser vers un univers infini ? Ce premier tome des aventures de Nico et de Ouistiti, son ami singe, prend une dimension particulière dans la période d’enfermement que nous vivons…

Hugo et moi n’avons pas résisté au charme enfantin des illustrations d’Anna Aparicio Català dont je continuerai à suivre les publications avec beaucoup de curiosité. À l’évidence, l’illustratrice espagnole s’amuse à imaginer un univers steampunk de machines toutes plus intrigantes les unes que les autres.

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Puis à déployer sous nos yeux émerveillés tout un monde marin, lorsque Nico et Ouistiti partent en exploration. Il y a de quoi se sentir impressionné face à l’immensité de cette fresque ondulante de créatures aquatiques multicolores ! Pourtant, nos deux aventuriers, s’ils osent se jeter à l’eau, pourraient bien, si minuscules soient-ils, avoir un rôle à jouer…

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Cet album a de quoi faire rêver les enfants. Qui n’adorerait pas avoir un singe pour compagnon, passer ses journées à bricoler des engins géniaux et partir en expédition dans les contrées les plus reculées de notre planète ? La destinée de Nico et Ouistiti invite à se lancer vers l’inconnu et la promesse de mille splendeurs inattendues. Cela dit, l’intrigue nous a laissés un peu sur notre faim. J’apprécie ce que propose Nadine Brun-Cosme dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ici, mais j’ai trouvé que cette histoire-ci était racontée en naviguant à vue (sans mauvais jeu de mot !) et qu’un peu de tension narrative aurait été bienvenue.

Un très joli album tout de même, à proposer à toutes celles et ceux qui aiment s’imaginer d’incroyables univers marin sous la surface de l’eau…

Lu en mars 2019 – ABC Melody, 16€

Les Vermeilles, de Camille Jourdy (Actes Sud, 2019)

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En ces temps de confinement où les enfants doivent trouver chaque jour de quoi s’occuper une fois les devoirs terminés, notre bibliothèque se révèle un vrai trésor. Je suis toujours étonnée de la capacité de Hugo d’y dénicher exactement les lectures qui correspondent aux préoccupations du moment (son frère aussi, mais sa prédilection pour les séries-fleuves fait que ses choix sont moins variés en ce moment !). Quand les inquiétudes se sont faites trop grandes, il a demandé à lire de beaux albums apaisants – La balade de Koïshi et Émerveillements. Et depuis quelques jours, il répand un peu partout dans l’appartement des Robinsonades (Robinson, Vendredi ou les autres jours…), mais aussi des livres permettant de s’évader très loin (de Max et les Maximonstres à Histoires de fleuves en passant par Le voyage de Darwin et Cap sur les îles !). J’en suis convaincue : les escapades les plus dépaysantes ne sont pas offertes par des expéditions, si exotiques soient-elles, mais par le pouvoir infini de l’imaginaire. Je n’ai donc pas été surprise de voir que Hugo relisait aujourd’hui une pépite en la matière, j’ai nommé la BD Les Vermeilles, de Camille Jourdy !

Jo est haute comme trois pommes, mais aussi hardie que déterminée. Ne trouvant pas sa place dans la famille recomposée de son père, elle n’hésite pas une seconde à s’enfoncer dans la forêt. Puis à emboiter le pas à de curieuses petites créatures bavardes, quitte à entrer dans un tunnel obscur… pour déboucher dans un monde où souffle un vent de fantaisie, une sorte de quatrième dimension où l’univers des contes percuterait celui des années 1970. Très vite, on ne s’étonne plus de voir de petits enfants aux oreilles de chats côtoyer un cyclope en Birkenstocks et un crocodile en blouson de cuir, sous la direction musclée d’un renard mal léché. Car l’heure est grave : tout ce petit monde a décidé de s’élever contre le despote qui terrorise le pays. Ce dernier organise justement un bal costumé : notre fine équipe ne devrait pas avoir de mal à s’infiltrer dans sa forteresse…

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Vermeilles_2Cette BD est d’abord un objet livre hors du commun, hypnotique, débordant de générosité tant dans les couleurs que dans le format (plus de 150 pages !). Je l’avais déjà dit ici, Camille Jourdy n’a pas son pareil pour saisir d’un trait rond et malicieux tout ce qui fait le charme de l’esprit de l’enfance. L’histoire est prenante et pleine de rebondissements, prenant un tour épique avant de nous prendre de court avec des pages plus oniriques, voire psychédéliques… Les dessins à l’aquarelle fourmillent de détails et clins d’œil réjouissants que l’on découvre au fil des lectures. Les dialogues sont savoureux, mêlant l’ironie, l’absurde et de petites phrases qui résonnent comme des comptines. Comme Jo, on rentre grandi et galvanisé de cette étrange aventure initiatique.

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Quelle vermeille quand les livres repoussent les frontières de ce que nous pouvions imaginer ! On en oublierait presque, comme Hugo qui choisit décidément très bien ses lectures, que nous sommes confinés entre quatre murs…

Lu et relu depuis décembre 2019 – Actes Sud BD, 21,50€

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Akita et les grizzlys, de Caroline Solé et Gaya Wisniewski (L’école des loisirs, 2019)

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Dans le grand blanc sauvage qui règne sur la forêt polaire, une petite fille de sept ans, ça paraît minuscule ! Il ne faudrait pas qu’une bête gigantesque et féroce ne vienne à surgir. Je sais bien comment vous envisagez la situation, mais je vous arrête tout de suite, vous n’y êtes pas du tout. Akita est petite, certes, mais elle est aussi et surtout redoutable. Et les grizzlys du titre ne sont pas les prédateurs attendus, mais plutôt d’effrayants démons intérieurs. Pour tenter de les apprivoiser, Akita doit se rendre au fond des bois, chez la mystérieuse vieille femme qui vit dans la glook glacée…

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« La glooglooka la jettera-t-elle dans une marmite de graisse de phoque brûlante ? »

Akita_extrait 2Akita est un merveilleux petit texte, une pépite à faire découvrir aux jeunes lecteurs qui commencent à lire des romans. Tout y est ravissant, à commencer par les illustrations à l’aquarelle de Gaya Winsniewski. Dans la continuité de ses albums précédents, la talentueuse illustratrice continue de nous régaler de scènes hivernales qui font la part belle à la nature, aux émotions et à l’imaginaire. Et à un univers polaire traversé par la magie du feu, des traineaux et des aurores boréales.

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Le texte de Caroline Solé n’est pas en reste, piquant notre curiosité, nous prenant par la main pour nous entraîner au plus profond de la grotte de la glooglooka dont on se demande bien si Akita parviendra à ressortir indemne. De façon métaphorique, l’histoire montre, comme nulle autre, les sentiments si difficiles à dompter qu’ils peuvent terroriser, les contradictions parfois douloureuses qu’implique l’acte de grandir, et le pouvoir de l’imaginaire et (aussi lointain que le monde d’Akita puisse paraître) de la psychologie pour y faire face. Tout cela en 80 pages à peine !

Une lecture merveilleuse qui laisse un goût réconfortant de sirop de bouleau sur les lèvres…

L’avis de Pepita est disponible par ici.

Extrait : « Quand Akita ressent une colère noire, son corps devient chaud, tremblant comme s’il était parcouru par une vague incontrôlable et qu’un monstre allait sortir de sa bouche.
La première fois qu’elle a ressenti cette force mystérieuse et menaçante, il y a quelques mois, elle a pensé à un animal sauvage, celui qu’elle guette par la fenêtre : l’ours, le mammifère le plus puissant sur Terre. »

Lu à voix haute en mars 2020 – L’école des loisirs, 8€

Les fleurs de Grand frère, de Gaëlle Geniller (Delcourt, 2019)

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Quand on est un enfant, on n’aspire souvent qu’à une chose : être normal. Alors imaginez qu’un beau matin, vous vous éveilliez et constatiez que vous êtes arbitrairement, mais néanmoins irrémédiablement différent. Et que cette particularité se révélait, aux yeux de tous ! Admettez que vous pourriez bien être alors tenté de dissimuler les choses, de changer pour vous efforcer d’entrer tant bien que mal dans un moule mal ajusté. Vous essayeriez sans doute de comprendre, d’élucider les raisons à l’origine de votre singularité. Avec ce qu’il faut d’amour et de soutien, vous finiriez peut-être finalement par apprivoiser cette différence, voire à apprendre à l’aimer…

C’est cette histoire universelle que j’ai perçue à travers l’aventure de Grand frère qui constate un beau matin que des fleurs ont poussé sur sa tête. Cette métamorphose et ses répercussions sont restituées du point de vue du petit frère qui pose sur son aîné un regard tendre où se mêlent la perplexité, l’inquiétude et une irréductible complicité que j’ai trouvé touchante.

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Le dessin est plein de grâce : tout en rondeur, doux et expressif. Il en émane une onde de mélancolie, mais aussi beaucoup de poésie et quelque chose de très enfantin.

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Alors certes, la thématique de l’acceptation de soi et de ses différences est classique en littérature jeunesse, mais vu le poids des conformismes et des attentes sociales qui persistent en ce 21ème siècle, n’ayons pas peur d’en faire trop ! Et la métaphore fonctionne très bien, surprend, bouscule, réconforte, émerveille.

Avec son format pas trop grand, ses bulles concises et une atmosphère douce comme une élucubration enfantine, cette BD a beaucoup d’arguments pour séduire les (très) jeunes lecteurs… particulièrement ceux qui ont des fleurs dans les cheveux !

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L’avis de Bouma et celui de Sophie

Lu en mars 2020 – Delcourt, 14,95€

Naissance, de Hélène Druvert (avec la collaboration de Jean-Claude Druvert, De La Martinière Jeunesse, 2019)

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Quoi de plus intrigant qu’une naissance ? Très tôt, les enfants sont curieux de tout comprendre et le thème de la fabrication des bébés fait partie des questions incontournables qui peuvent rapidement devenir techniques ! Hélène Druvert s’attaque avec brio à ce vaste sujet, avec un album qui ravit aussi bien les yeux que l’esprit.

Les yeux d’abord, grâce à ce grand format illustré avec classe et sobriété qui fait un usage à la fois pertinent et esthétique des rabats, des découpes et des animations pour révéler ce qui se passe « à l’intérieur ». Un objet-livre sans doute un peu fragile, mais somptueux et très agréable à lire. Je suis de plus en plus époustouflée par le soin apporté par les auteurs et leurs maisons d’édition à l’embellissement des publications, on se demande comment ils parviennent à se surpasser encore !

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Naissance_2ème mois

L’esprit n’est pas en reste. Les petits curieux (je m’y connais) en auront leur content d’explications : de la fécondation à l’allaitement en passant par l’accouchement, tous les sujets sont abordés de façon à la fois complète, concise et factuelle, avec de magnifiques schémas à l’appui. Aucun tabou dans cet album qui appréhende la naissance dans une multiplicité de configurations possibles, permettant à chacun de s’y reconnaître. Le livre revient par exemple en détail sur les PMA, en précisant que cette possibilité s’offre notamment aux couples de femmes ou aux femmes seules. Avec quelques mots simples et justes, il évoque également des réalités dont il reste difficile de parler, comme les règles, les fausses couches ou la prématurité. Antoine et Hugo ont été particulièrement captivés par les pages sur la division cellulaire et la génétique qui leur ont permis de découvrir pour la première fois un sujet fascinant.

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Une lecture incontournable, donc, à offrir en particulier aux futurs grands frères et grandes sœurs qui pourront suivre le petit miracle que représente le développement du bébé mois par mois.

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L’avis de Sophie

Extraits

« Les jumeaux monozygotes possèdent le même ADN mais ils ne partagent pas les mêmes empreintes digitales. Ces dernières sont uniques car elles dépendent aussi d’autres facteurs environnementaux (la position dans l’utérus, la façon de sucer son pouce, de toucher les objets…). »
« Avoir un bébé par PMA n’est pas simple, c’est un parcours qui demande de l’investissement et beaucoup d’amour. En fonction des pays et des lois, cela n’est plus réservé aux couples hétérosexuels (un homme et une femme). Une femme seule ou un couple de femmes peuvent aussi avoir recours au don de sperme, à l’insémination artificielle et à la FIV. En revanche, la gestation pour autrui (GPA) étant interdite en France, un couple d’hommes ne peut faire appel à une mère porteuse. »
« Les premières semaines, l’embryon ne ressemble pas encore à un être humain, plutôt à un minuscule hippocampe enroulé sur lui-même.
Malgré son apparence, le développement de l’embryon a commencé. Le système nerveux et le cerveau s’ébauchent, la colonne vertébrale se construit. La vésicule vitelline, reliée à l’embryon tel un ballon, est une réserve nutritive, elle forme également les premiers vaisseaux sanguins. Son rôle est temporaire, elle disparaîtra dans les semaines à venir, quand les organes et le placenta prendront le relais.
À trois semaines, un petit cœur commence à battre, c’est le premier organe de l’embryon. Ce cœur bat à un rythme très rapide, entre 130 et 160 battements par minute contre 60 et 100 pulsations pour un adulte. Il occupe la majorité du corps constitué d’une tête et d’une queue. Très vite, des petits bourgeons apparaissent sur les côtés, ils deviendront les bras et les jambes. »

Lu en février 2020 – De la Martinière Jeunesse, 23€

L’émouvantail (tomes 1 et 2), de Renaud Dillies (Éditions de la Gouttière, 2019)

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Ce n’est pas parce qu’on est fait de paille, de bois et de haillons qu’on ne ressent rien ! Tous les amateurs de littérature le savent depuis leur rencontre avec Pinocchio, le petit soldat de plomb d’Andersen ou encore la poupée Scoubidou imaginée par Pierre Gripari : les objets fabriqués et entretenus avec suffisamment d’amour peuvent prendre vie. C’est ainsi que l’épouvantail de l’histoire devient un adorable émouvantail qui met tout son cœur à sa mission de repousser les oiseaux. Mais voilà, ces volatiles multicolores ne manquent ni d’aplomb, ni d’arguments, ni de potentiel de sympathie pour plonger notre émouvantail dans le doute : sera-t-il capable d’être à la hauteur de la tâche ? En a-t-il vraiment envie, au fond ? Mais à laisser les oisillons picorer les semis, ne risque-t-il pas de devenir inutile et de finir sa vie dans la cheminée ? Cette vie, d’ailleurs, vaut-elle vraiment d’être vécue dans la solitude de celui qui, ni tout à fait objet, ni tout à fait humain, se sent irrémédiablement différent ?

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À la manière des contes, l’histoire de l’émouvantail cristallise, en quelques pages, les sentiments universels qui font le sel (et le miel) de l’existence. De son pinceau chatoyant, Renaud Dillies compose un petit monde étrange et poétique dans lequel tous les éléments, des animaux aux végétaux en passant par la lune ou le vent semblent animés d’une volonté propre. Surtout la nuit, lorsque le décor est plongé dans un halo bleuté qui crée une ambiance un peu magique.

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Émouvantail_course poursuite

En quelques traits et avec une énergie portée par la composition très dynamique des cases, son dessin nous emporte dans un tourbillon d’émotions et de mouvements. L’émouvantail, en particulier, est campé à merveille, dans sa sensibilité, sa maladresse et ses pensées tour à tour sombres ou fleuries. Vous lui ferez bien une place dans votre potager ?

Deux albums plein de charme, doux comme un paysage printanier, à mettre sous la dent des enfants à partir du plus jeune âge !

L’avis de Bouma est disponible par ici !

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Lu en février 2020 – Éditions de la Gouttière, 10,70€ par tome

Animains, de Silvia Lopez et Guido Daniele (Éditions du Genévrier, 2019)

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La nature est époustouflante : prenez le prodigieux camouflage du caméléon, le bec flamboyant du toucan, les couleurs du canard mandarin, les motifs fascinants des rayures du zèbre, ou la délicatesse du papillon « monarque » ! Cet album rend hommage à toute cette beauté, sublimée par le format à l’italienne et le pinceau minutieux de Guido Daniele. Le support est pour le moins inhabituel, puisque l’artiste milanais esquisse ces seize splendides animaux non pas sur une toile ou une feuille de papier, mais sur… des mains ! Paume, doigts, plis et ongles permettent à merveille de reproduire becs, écailles, rides, pelage, nervures, oreilles et pupilles… Une manière originale de symboliser la responsabilité des humains qui tiennent pour ainsi dire dans leurs mains le futur du monde animal.

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L’album est de ceux qui se prêtent à plusieurs lectures. Chaque double-page présente une espèce, dont on peut admirer les singularités que Guido Daniele jubile manifestement à représenter dans leurs moindres détails. Certaines des peintures sont vraiment stupéfiantes de réalisme ; à première vue, on ne soupçonnerait pas que ces animaux sont peints ! Les textes de Silvia Lopez sont à la fois concis et riches d’anecdotes qui témoignent bien de la diversité des façons dont les espèces s’adaptent à leur environnement. Et bien sûr, une fois le principe compris, Antoine et Hugo ont pris beaucoup de plaisir à repérer les mains humaines (parfois nombreuses) qui se camouflent derrière les illustrations.

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A mi-chemin entre livre d’art et documentaire, Animains est une lecture à la fois plaisante et instructive. Seules réserves : on ressent bien la tendresse des auteurs pour chacune des espèces présentées, mais on en apprend finalement peu sur ce qui les rendent vulnérables. Les risques d’extinction ne sont évoqués que sur une double-page finale (dont la mise en page me semble assez rébarbative…), ce qui est dommage étant donnée l’ambition affichée par cet album de sensibiliser ses lecteurs à la préservation de la biodiversité. Par ailleurs, à moins de poser l’album sur une table, son format à l’italienne ne facilite pas la consultation des illustrations « verticales » (comme celle du panda ci-contre), heureusement peu nombreuses.

À faire découvrir à celles et ceux qui aiment l’art, la nature et… le camouflage !

Pour en savoir plus sur le handpainting de Guido Daniele, n’hésitez pas à consulter son site.

 

Extraits

« Dans certains pays d’Asie, les canards mandarins sont considérés comme un symbole d’amour et de fidélité, parce que mâle et femelle restent ensemble toute leur vie.
Le mâle est considéré comme l’un des plus beaux canards au monde. Ses plumes sont une explosion de couleurs et de motifs, contrairement à celles de la femme qui n’ont rien de spectaculaire. Mais il y a une bonne raison à cela.
La femme mandarin dépose ses œufs dans des creux d’arbres hauts placés. Ses plumes unies se mêlent aux ombres, dissimulant le nid aux prédateurs tels que les serpents, les chouettes ou les putois. »

« Un pygargue à tête blanche plane au-dessus d’un lac scintillant, ses immenses ailes déployées, à quelques 1000 mètres d’altitude. Même à cette hauteur, l’oiseau peut repérer un poisson nageant au loin. Les paupières de l’aigle produisent des gouttelettes huileuses qui enduisent ses yeux et atténuent le reflet de l’eau. L’expression « œil d’aigle » n’a jamais été plus appropriée. » 

Lu en janvier 2020 – Éditions du Genévrier, 16€