Jonah, tome 2. Le retour du Sept, de Taï-Marc Le Thanh (Didier Jeunesse, 2014)

Jonah 2_couverture

Je l’avais annoncé, nous n’avons guère tardé avant de poursuivre la série Jonah dont le premier tome nous avait si bien accrochés ! Et quel plaisir de retrouver tous les personnages que nous avons maintenant l’impression de bien connaître – avec leur belle humanité et leurs petites bizarreries pleines de charme…

L’intrigue monte en complexité en jouant sur plusieurs fils dont l’entremêlement énigmatique contribue à nous tenir en haleine… Il y a bien sûr Jonah qui goûte les bonheurs de la vie en famille avec ses parents adoptifs, mais qui semble pourtant avoir toutes les raisons de rester sur le qui-vive : pourquoi ses mains semblent-elles échapper à son contrôle ? Qui cherche à entrer en contact avec lui lorsqu’il est inconscient ? Parviendra-t-il éternellement à échapper aux forces naturelles qui semblent en avoir férocement après lui ? Si Jonah ne réside plus directement dans l’orphelinat, celui-ci reste le théâtre de phénomènes aussi étranges qu’inexplicables. Et qu’est-ce que tout cela pourrait bien avoir à faire avec un plan secret visant à s’infiltrer dans la forteresse des Sentinelles ?

Le charme opère si bien que l’on se laisse volontiers embarquer dans des aventures pourtant improbables. On croise ainsi des ours polaires, une vieille dame particulièrement perspicace, des esprits, un héros masqué, de savoureuses tartes à la myrtille, et même un président de la république ! Les péripéties s’enchaînent avec beaucoup de rythme, nous laissant suspendus aux aventures de Jonah et de ses amis à la fin du tome. Gageons que nous ne mettrons pas longtemps avant de plonger dans le tome 3 ?

Extraits

« Je vous donnerai très prochainement de mes nouvelles, Monsieur le Président, en espérant que vous aurez pu lire cette lettre dans le calme et que vous pourrez prendre les justes décisions afin que ma situation s’améliore. Je sais que vous avez d’autres chats à fouetter, mais tous ces événements bizarres mériteraient que vous y consacriez un peu d’attention. S’ils tendent à se développer, il se pourrait fort bien que vous soyez très rapidement débordé.
Quoi qu’il en soit, soyez assuré que je voterai pour vous lors des prochaines élections.
Odette Vinnitsa, citoyenne simple, mais attentive »

« – […] on est dans la tête d’un mort.
– Alors, c’est comment, là-bas ?
– Sombre.
– Sombre ? Sombre comment ? Vous pourriez être plus précises.
– Imagine un sac noir rempli de rouleaux de réglisse et placé dans un coffre-fort en fonte immergé dans un océan de pétrole. C’est plus précis pour toi ?
Jonah soupira avec force:
– Y-a-t-il un indice sur une direction à prendre ? […]
– Il n’y a rien de tout ça ici. L’endroit est désespérément vide, sombre… et surtout glacé.
– Glacé ?
– Ouais, imagine un pingouin sur la banquise, enfermé dans un congélateur en train de…
– OK, OK, j’ai compris. Donc froid, vide et sombre. »

Lu à voix haute en octobre 2019 – Didier Jeunesse, 16€ (existe également au format poche)

Petit renard, d’Edward van de Vendel et Marije Tolman (Albin Michel Jeunesse, 2019)

PetitRenard_COUV.indd

Attention, attention ! Autant vous prévenir tout de suite : nous avons ici à faire à un livre très, très singulier. Un album enchanteur, moderne, intemporel qui nous entraîne dans une déambulation sur la crête des dunes… et de la vie. Une promenade mêlant poésie et philosophie – tant le petit renard de l’album porte en lui de choses universelles.

Petit renard_extrait 2.jpgL’histoire est donc celle d’une adorable boule de poils orange vif qui vagabonde dans un paysage côtier, s’émerveille des mille et unes beautés qui s’épanouissent au creux de la dune, se laisse aller au jeu de poursuivre les mouettes ou d’imiter les canards sauvages, observe d’un air inspiré les allers et venues de la famille de blaireaux et des autres animaux qui peuplent la forêt de pins… Tout à sa contemplation, le petit renard chute et plonge dans un rêve bouleversant d’intensité : toute une vie de petit renard condensée sous forme d’impressions fortes et de moments marquants. La chaleur de sa mère et des autres renardeaux, l’exaltation des premières sorties du terrier, l’immensité du monde, l’émerveillement des sens et le délice des premiers frissons… Où ce rêve le mènera-t-il ? Et quel est cet étrange petit garçon roux qui ressemble à Petit renard comme un alter ego et qui semble veiller sur lui comme un ange gardien ?

Petit renard_extrait 1

Chaque mot du texte résonne, comme les lignes d’une comptine, évoquant intensément la force et la subtilité de sensations qui parlent : la caresse d’une bourrasque de vent ; l’odeur des pins et de la mer ; ou encore la saveur de l’inconnu. Ces mots sont magistralement portés par les illustrations de Marije Tolman qui mêle la beauté teintée de mélancolie de grandes photographies aux couleurs passées et la tendresse de dessins vibrants de vie et de malice.

Petit renard_extrait 3.jpg

Le charme opère irrésistiblement. La lecture de Petit Renard a été intense pour mes deux garçons et moi : une expérience tour à tour étrange, captivante, inquiétante et réconfortante comme un terrier bien chaud.

Un album inoubliable en forme d’ode aux rêves avec un grand « R », à la nature, à la vie, aux expériences qui nous font grandir.

Merci beaucoup à Pepita d’avoir attiré mon attention sur cette merveille et à l’éditeur de nous avoir permis de la découvrir en famille !

Petit renard_autre extrait.jpg

Lu à voix haute en octobre 2019 – Albin Michel Jeunesse, 15,90€

La Chose du MéHéHéHé, de Sigrid Baffert, illustré par Jeanne Macaigne (Éditions MeMo, Polynie, 2019)

La Chose du MéHéHéHé_couverture.jpg

« – La Chose du MéHéHéHé. He he !
– Fais voir ? Mé-Hé-Hé-Hé. Ah oui. MéHéHéHé !
– Tu nous le liras Maman ? Ça a l’air drôle.
– Ça pourrait faire peur, aussi, regarde la couverture. Moi, je trouve qu’elle a l’air inquiétante.
– Je maintiens que ça a l’air drôle, ce titre ! Très drôle, même !
– Effrayant, plutôt.
– Peut-être les deux à la fois ? »

Vous comprendrez bien qu’on ne pouvait pas en rester là ! Et comme nous avons la chance abyssale d’avoir reçu cette pépite en avant-première, nous n’avons pas tergiversé longtemps et avons plongé la tête la première dans le nouveau roman de Sigrid Baffert. Enfin, plus exactement, « au beau milieu du grand ventre bleu de la mer, loin, très loin de toute terre, loin, très loin de toute île ou de tout atoll ». Vous pensez peut-être que la vie dans ce monde d’algues, de crustacés et autres céphalopodes, ce n’est pas la mer à boire ? Et bien, vous vous fourrez le doigt dans l’œil ! Entre la terreur semée par un prédateur dont le seul nom suffirait à vous glacer le sang, la pluie d’objets hétéroclites qui s’abat continuellement sur l’océan et la joyeuse pagaille qui ondule et glougloute à l’abri des coraux, ce n’est pas vraiment le calme plat. Alors le jour où surgit une chose pas comme les autres qui flotte mystérieusement à la surface, c’est la goutte qui fait déborder le vase. L’heure est grave, et il se pourrait même que la chorégraphie du Tcha-kou-tcha, la danse de flati-fluti et l’invocation du grand Crusticé ne soient pas à la hauteur de la situation…

La Chose du MéHéHéHé_extrait.png

Les romans de la collection Polynie parviennent à chaque fois à me surprendre. Celui-ci est une déferlante de tout ce que nous adorons : beaucoup de fantaisie et de péripéties, des personnages désopilants (dont trois petites pieuvres qui ne sont pas vraiment du genre à se noyer dans un verre d’eau), un texte espiègle qui joue avec les mots, les fait onduler et les entrechoque pour notre plus grand plaisir. Le tout est sublimé par les illustrations de Jeanne Macaigne qui fourmillent de détails fascinants, souvent teintés d’une ironie réjouissante.

MéHéHéHé extrait 2.jpg

« Et si on lançait un référendum ? »

Comme dans d’autres romans de la collection (voir ici et par exemple !), le registre est celui de la fable, mêlant fantaisie, réflexions philosophiques et clins d’œil à l’actualité la plus brûlante : comment les humains et leurs manies envahissantes peuvent-ils bien être perçus du fond le plus lointain des océans ? Comment réagir face à une menace potentiellement fatale ? Comment arbitrer entre prudence et envie d’assouvir sa curiosité, entre raison et superstitions ? Faut-il décider d’avoir peur ? Ou se refermer comme une huître ? Une réponse musclée ne serait-elle pas plus sûre ? On rit beaucoup, mais souvent jaune. La réflexion sur les dégâts infligés par l’Homme à la nature est subtile, mais fait densément écho à nos préoccupations et lectures récentes, notamment l’album Sur mon île, de Myung-Ae Lee.

Un roman drôle, intelligent et très original que je brûle de faire découvrir à toutes les petites crevettes de notre entourage !

MéHéHéHé Dédicace.jpg

Un grand merci à l’autrice pour sa jolie dédicace. C’est le cœur serré que je remercie également de tout cœur Chloé Mary et MeMo pour cette lecture – et tant d’autres ces derniers mois ! Des textes qui nous ont apporté des heures inoubliables d’émerveillement et d’échanges. Dont la saveur prend déjà le goût des meilleures madeleines de l’enfance…

« Elle n’avait pas de dents comme Krakenko, non, c’était même à se demander si elle avait une bouche. Pourtant Saï eut la sourde intuition que ce non-crustacé tombé du ciel à l’apparence inoffensive était une source inépuisable de calamités. »

« – Ça sert à rien de se cramer les branchies à foncer comme des turbots, lâcha-t-elle. Elle nous suit pas, la grosse Krakenko.
Saï freina brusquement et se retourna à son tour.
– Ça alors, on ne l’intéresse pas, dit Saï, sidérée.
– C’est presque vexant, ajouta Mo. »

Lu à voix haute en octobre 2019 – Éditions MeMo, Polynie, 11€

Tekenika, de Daniel Hénon (L’école des loisirs, 2019)

Tekenika_couverture

Capture d’écran 2019-10-14 à 22.28.02Dans son dernier album, paru au mois de septembre, Daniel Hénon s’inspire d’une nouvelle de l’écrivain chilien Francisco Coloane pour nous conter en quelques mots évocateurs l’histoire d’une petite fille inuit. Comme souvent dans les contes, la vie n’épargne pas Tekenika : son père n’est jamais rentré de sa dernière pêche, comme englouti par les eaux glacées, laissant sa mère désemparée. Mais la fillette ne se laisse pas abattre et prend les choses en main : « Maintenant qu’il n’est plus là, c’est Tekenika qui rapportera le poisson. » Alors oui, la fillette est encore petite et la mer pleine de surprises dépassant tout ce que l’on pouvait imaginer… Mais quand on fait les bonnes rencontres, une dose solide de courage et de ténacité peut avoir raison des situations les plus désespérées !

Tekenika_extrait

Le grand format de l’album et la concision du texte font la part belle au charme des illustrations peintes à l’aquarelle par Daniel Hénon. Toutes ne sont pas à la hauteur de la magnifique couverture, mais c’est dans l’ensemble un vrai plaisir pour l’œil qui se régale des paysages polaires et des ténèbres des fonds marins, en fort contraste avec la chaleur du foyer et des vêtements de fourrure. On s’attendrait presque à ce que Tekenika se détache du papier et prenne vie tant sa tristesse, sa détermination, sa colère, sa frayeur et son espièglerie sont expressives.

Tekenika_extrait 2.jpg

Un vent d’aventure venu du grand nord souffle sur cet album qui porte un joli message d’espoir en forme d’invitation à repousser ses limites. Même quand on est une toute petite fille !

Tekenika dernier extrait.jpg

Pour une autre aventure en mer, n’hésitez pas à découvrir aussi Le secret du rocher noir, chez le même éditeur.

Lu à voix haute en septembre 2019 – L’école des loisirs, 12,70€

Les loups du clair de lune. Histoires naturelles, de Xavier-Laurent Petit (L’école des loisirs, 2019)

Les loups du clair de lune-couverture.jpg

Loups du clair de lune_tip of the worldLes lecteurs et lectrices de ce blog savent à quel point nous aimons voyager grâce à nos lectures du soir. Avec Les loups du clair de lune, de Xavier-Laurent Petit, nous avons été servis – et ravis ! Car c’est littéralement au « Bout du monde » que ce roman nous a entraînés, en compagnie de Hannah. Ce nom de « Bout du monde », qui est celui de la propriété de la grand-mère d’Hannah chez qui celle-ci vient passer ses vacances, a titillé notre imagination. Nous voici donc tous les trois devant le grand planisphère à cogiter avec enthousiasme. Quelle partie du monde mériterait donc d’être appelée comme ça ? L’île Clipperton ? (Hugo) Le Svalbard ? (Antoine)

Loups du clair de lune_planisphère.jpg

Et bien non, c’est aux confins de la Tasmanie, cette petite île située au Sud de l’Australie, que nous entraîne cette histoire. Dans un paradis naturel caché à l’extrémité d’une piste à travers la forêt vierge, fourmillant de plantes et de créatures stupéfiantes. L’endroit rêvé pour s’évader du quotidien trépidant et dévorer Robinson Crusoé, non ? Les vacances ne vont pourtant pas se passer comme prévu. Les secrets révélés à Hannah par sa grand-mère vont en effet les entraîner dans une enquête passionnante, mais peut-être plus dangereuse qu’elles ne l’avaient prévu…

Loups du clair de lune_extrait.jpg

Nous avons été conquis par ce petit roman, les garçons n’exprimant qu’un seul regret : Loups du clair de lune_chouette.JPG« C’était trop court et on voudrait que l’histoire continue ! ». L’objet-livre, sa couverture à battants et ses illustrations bichromiques (ocre-noir) sont de toute beauté et le travail de l’éditeur et de l’illustratrice, Amandine Delaunay, doit être salué à cet égard. L’histoire est captivante. Elle est racontée avec beaucoup d’humour et nous avons plusieurs fois éclaté de rire au fil de la lecture. On s’amuse notamment des extravagances de la grand-mère d’Hannah, un très beau personnage qui vit intensément ses passions et déborde de générosité. Son enthousiasme pour l’observation de la nature et la « crottologie » est communicatif : on se passionne avec elle pour la faune locale, on rêve d’explorer des contrées lointaines, on rit avec le kookaburra, on tremble en réalisant à quel point tout cela est éphémère…

Un joli roman très original à proposer sans hésiter aux lecteurs qui commencent à aborder des lectures plus longues ! Cette histoire ravira particulièrement tous ceux qui aiment les animaux.

L’avis de Linda est par ici !

Lu à voix haute en octobre 2019 – L’école des loisirs, 12€

Le dernier sur la plaine, de Nathalie Bernard (Éditions Thierry Magnier, 2019)

Le dernier sur la plaine.jpg

« Toujours en mouvement, nous suivons la transhumance des bisons. La terre est notre mère, le soleil est notre père. Les plaines sur lesquelles nous chevauchons ne nous appartiennent pas, mais notre territoire s’étend à perte de vue. Herbe haute, arbustes, rocaille, immense ciel bleu. »

C’est de loin que je reviens pour vous faire part de cette chronique, de très loin même ! Pour être précise : des grandes plaines américaines des années 1860-1870, à une époque tourmentée où colons et indiens s’affrontent violemment pour l’immense territoire s’étalant des plaines canadiennes au golfe du Mexique. Grâce au talent de conteuse de Nathalie Bernard, nous voilà propulsés au cœur des événements, avec pour fil rouge la vie incroyable de Quanah Parker, fils du chef comanche Peta Nocona et de Cynthia Ann Parker, une blanche enlevée à sa famille. Nous suivons Quanah de sa naissance à la fin de son enfance, de son adolescence à l’âge adulte, dans une quête saisissante d’un espace, d’une issue, de ses origines, de son identité.

Nathalie Bernard nous livre un récit captivant – à tel point qu’il a été difficile d’interrompre la lecture pour mettre les garçons au lit ! L’écriture est brute, imagée, très belle. La tension amorcée dès les premières pages autour des grandes questions qui hanteront Quanah toute sa vie se nourrit également, au fil du récit, de péripéties qui s’enchaînent avec beaucoup de rythme. Quanah est un personnage magnifique, sensible et solide, d’une humanité désarmante et bouleversante.

Le contexte est restitué de façon très dense : on voit sous nos yeux le paysage transformé par le développement des lignes de chemin de fer et de l’agriculture ; le quotidien des amérindiens qui vivent, survivent, tentent de s’adapter ; la condition des femmes, dans les deux camps ; la nature façonnée par le rythme des saisons et la guerre. L’autrice fait très fort : l’histoire est si passionnante qu’on remarque à peine tout ce que l’on apprend au passage. Elle parvient avec brio à livrer un récit de cette époque qui ne tombe ni dans le manichéisme, ni dans les stéréotypes teintés de folklore. À raconter des vérités terribles tout en portant constamment un beau message d’espoir et de tolérance.

« Si les bisons n’avaient pas été exterminés, je serais resté dans les plaines.
Mais je ne peux pas revenir en arrière.
Alors, je regarde vers l’avenir. »

Ma curiosité a été si bien aiguisée par cette lecture qu’il fallait en savoir plus. En cherchant un peu, nous avons découvert que Quanah Parker a réellement existé. J’ai été terrifiée en découvrant que les grandes lignes de cette histoire sont vraies, notamment le désastre humain et le massacre de quinze millions de bisons américains, essentiels dans le mode de vie des Comanches. Une mémoire douloureuse, mais importante, que Nathalie Bernard contribue à entretenir avec beaucoup de talent.

Un grand merci à l’éditeur de nous avoir permis de découvrir ce roman. Une épopée flamboyante dont on peine décidément à s’extraire…

Lu à voix haute en septembre 2019 – Éditions Thierry Magnier, 14,80€

Bertille et Brindille, de Jérôme Peyrat et Adèle Tariel (Éditions Père Fouettard, 2019)

Bertille et Brindille.jpg

 

Bertille & Brindille_extrait 1.jpgBertille est une adorable petite fille à l’air malicieux et à la chevelure rebelle. Mais elle s’inquiète pour son chat, Brindille, qui a disparu. Nous suivons donc Bertille à travers une ville grouillante de vie, dans laquelle il n’est décidément pas facile de retrouver l’espiègle animal. À moins que… ? À mi-chemin, on se rend compte que le livre se lit dans les deux sens. Peut-être était-ce en réalité Brindille qui cherchait Bertille ?

Bertille & Brindille_extrait 2.jpg

Cet album à paraître le 3 octobre prochain aux éditions Père Fouettard s’adresse aux lecteurs à partir de un an. Un lectorat nettement plus jeune que celui dont j’ai l’habitude, mais je suis toujours curieuse de découvrir les livres de Jérôme Peyrat et Adèle Tariel depuis que j’ai eu un vrai coup de cœur pour Carnivore et Cargo ! Cette découverte était également celle de la nouvelle collection Bobele qui s’adresse aux tout-petits avec des albums entièrement cartonnés. Les illustrations très colorées respirent la bonne humeur et fourmillent de détails et de petites scènes à découvrir au fil des lectures. La recherche du compère perdu donne l’occasion d’explorer différents lieux de la ville, de l’opéra jusqu’aux… égouts !

Bertille & Brindille_extrait 3.jpg

À la fois histoire, imagier et cherche-trouve, cet album ludique devrait donner beaucoup de plaisir aux petits lorsqu’ils parviendront à voir dépasser les oreilles de Brindille ou la bouille de Bertille ! Cette histoire de complicité entre enfant et animal, associée à l’inquiétude de la séparation qui n’a d’égale que l’immense joie de se retrouver, leur parlera sans aucun doute beaucoup.

Merci beaucoup à l’éditeur de m’avoir permis de découvrir cet album « en avant-première » !

Lu en septembre 2019 – Éditions Père Fouettard, 14€