Pourquoi la mère de Waldo convoque-t-elle une fête ? Ce n’est pas dans ses habitudes et voilà que sans motif évident, elle organise les choses en grand. Pourquoi l’atmosphère est-elle si étrange ? Au fur et à mesure que les préparatifs avancent et que les invités arrivent, les souvenirs affleurent, la dynamique se précise et les pièces... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Le Palais, de François-Henri Désérable (Gallimard, 2026)
Né dans les bidonvilles de Delhi et adopté par un couple de Bourguignons, Arun révèle un don hors du commun : un palais absolu, capable de percevoir et de mémoriser les arômes jusqu’aux plus infimes. Que fera-t-il de ses extraordinaires facultés ? Tout ce que l’on sait (dès la quatrième page), c’est que tout cela se terminera…... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Spectres, de Thomas Gunzig (Au Diable Vauvert, 2026)
Dès les premières pages, ce roman nous met les sens en alerte : quel type de lieu constitue la station RockSolid1 ? Thomas Gunzig distille progressivement les indices : omniprésence des préoccupations relatives à l’espace, l’eau, l’oxygène et l’énergie, fausses fenêtres, aliments synthétiques, obsession collective de la paix sociale et obligation pour chaque employé de voir un psy…... Lire la Suite →
Je suis Romane Monnier, de Delphine de Vigan (Gallimard, 2026)
Combien de traces laisserons-nous, nous qui vivons à l’ère numérique ? Une infinité ? Aucune ? En attendant, les flux continus de communication et la gestion « intelligente » du quotidien font partie intégrante de nos existences : on se souvient à peine comment on a fait sans. Thomas frôle ainsi la panique le jour où il découvre que son téléphone... Lire la Suite →
Le palmier, de Valentine Goby (Actes Sud, 2025)
Les premières pages sont saisissantes : une langue aux sonorités coupantes pour décrire la manière dont un palmier monumental est attaqué à la tronçonneuse – « la faute aux charançons » dont les larves hideuses, depuis trop longtemps, rongent l’arbre de l’intérieur. « Et puis, il y a le palmier. Il n’appartient à aucune tribu. Même pas relié aux... Lire la Suite →
Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil, 2025)
En ouvrant le Bel Obscur, je ne savais pas où j’avais mis les pieds mais j’ai d’emblée soupesé ces pages gorgées de nostalgie, de solitude et d’une colère dont fera tragiquement les frais un buddleia à la « beauté trompeuse ». Quelle est cette aura particulière qui imprègne les lieux ? Pourquoi ce jardin qui semble avoir abrité... Lire la Suite →
Les preuves de mon innocence, de Jonathan Coe (Gallimard, 2025)
Jonathan Coe fait l’innocent, mais il a forcément une botte secrète pour écrire comme ça, une recette pour construire des intrigues aussi addictives en symbiose avec le contexte politique, méticuleusement rendu, mais sans que cela ne prenne le pas sur le récit ! Il a en plus un don réjouissant de mettre le doigt sur ce... Lire la Suite →
Quitter la vallée, de Renaud de Chaumaray (Gallimard, 2025)
« Ici, les paysages racontaient sans ambage l’affrontement qui opposait l’eau à la pierre. En résultait un territoire tout en compromis : soit la Vézère prenait ses aises, élargissait les fonds de vallée et creusait la roche comme du beurre, soit le calcaire résistait et contraignait la rivière aux détours et aux cingles. » Cette vallée du Périgord... Lire la Suite →
Fictions, de Jorge Luis Borges (Folio, édition de 2018)
Qu’est-ce qu’une fiction ? Un mensonge – légitime ? Un miroir déformant du réel ? Une distraction ? Une échappatoire ? Un jeu ? Une invention pure, un récit sans ancrage ? Ou bien une manière de faire apparaître une vérité plus profonde ? Comment d’ailleurs démarquer la fiction du “non-fictionnel” ? Où situer les témoignages, les savoirs, les livres... Lire la Suite →
L’œuvre du serpent, de Norman Jangot (Éditions Héloïse d’Ormesson, 2024)
Au départ, j’étais très emballée par le registre, à la frontière entre polar et roman post-apocalyptique. J'en oublie certainement mais à chaud, sur ce créneau stimulant, je ne vois que Chien 51, de Laurent Gaudé. Norman Jangot creuse ce sillon original avec des accents écolos, critiques des dérives du capitalisme et du productivisme, imaginant qu'elles... Lire la Suite →