Sur un parking, près d'un massif montagneux. le narrateur croise une femme qu'il trouve magnétique. Paola revient seule des sommets après avoir séjourné près de la réserve du Lac, parcelle de nature sanctuarisée où plus aucun humain ne pénètre, qu'elle a observée de la lisière et photographiée. Elle a un air un peu sauvage :... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Heures sauvages, de Marie Petitcuénot (Éditions Héloïse d’Ormesson, 2026)
Dans la profusion de parutions de la rentrée littéraire, on voit revenir des motifs qui peuvent être déclinés de multiples manières : textes autofictionnels, revisites de classiques mais en variant la perspective, enquêtes historiques déroulées comme un récit, expériences de pensée… Avec Heures sauvages, Marie Petitcuénot se positionne de manière originale (inédite ?) en proposant complètement autre... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Je, de Lilia Hassaine (Gallimard, 2026)
C’est assez fascinant de voir comment des romans contemporains peuvent modifier le regard que nous posons sur des textes classiques en jouant sur un procédé littéraire très simple : raconter la même histoire, mais du point de vue d’un autre personnage – souvent une femme – dont la perspective restait occultée dans le roman original. On ne... Lire la Suite →
Le chardonneret, de Donna Tartt (traduction française chez Plon, 2014)
Du grand art ! Rien que l’incipit : quel talent pour décrire la paranoïa du narrateur terré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam, quelle générosité dans la description du décor néerlandais, quelle virtuosité pour mettre d’emblée le récit sous tension ! Que fait cet homme new-yorkais aussi loin de chez lui ? Pourquoi l’air est-il aussi suffocant autour de... Lire la Suite →
Dans la maison de mon père, de Joseph O’Connor (Rivages, 2024)
Nom : O’Flaherty. Prénom : Hugh. Profession : Prêtre Adresse : Collegio teutonico, Vatican Taille: 1,88m Poids: 90 kg Centres d’intérêt : lecture, galeries d’art, moto, golf, boxe… … et en cette année 1943 qui voit Rome occupée par les forces allemandes, celui qu’on surnomme GOLF est au cœur d’un réseau d’évasion de Juifs et de prisonniers alliés.... Lire la Suite →
Je voulais vivre, d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Grasset, 2025)
Adélaïde de Clermont-Tonnerre l’a réalisé bien après avoir dévoré ado les écrits d’Alexandre Dumas : la figure démoniaque de Milady masque une femme en chair et en os dont l’histoire est bien plus fascinante que celle que les hommes, à commencer par l’auteur, ont voulu retenir. L’hypothèse défendue dans la note qui clôt Je voulais vivre... Lire la Suite →
Quitter la vallée, de Renaud de Chaumaray (Gallimard, 2025)
« Ici, les paysages racontaient sans ambage l’affrontement qui opposait l’eau à la pierre. En résultait un territoire tout en compromis : soit la Vézère prenait ses aises, élargissait les fonds de vallée et creusait la roche comme du beurre, soit le calcaire résistait et contraignait la rivière aux détours et aux cingles. » Cette vallée du Périgord... Lire la Suite →
La Honte, de Arttu Tuominen (La Martinière, 2025)
Une adolescente seule dans un parc – enfin seule, jusqu’à ce qu’arrive un homme mystérieux… Une mère catastrophée vient signaler la disparition de sa fille au commissariat de Pori : fugue ? Accident ? Enlèvement ? L’affaire fait monter des angoisses personnelles chez l’inspectrice principale Linda Toivonen, dont la fille est scolarisée dans le même collège que la disparue.... Lire la Suite →
Code 93, de Olivier Norek (Éditions Michel Lafon, 2013)
Lors de la dernière rentrée littéraire, j’ai été prise de court par Les Guerriers de l’Hiver, captivant roman historique signé Olivier Norek, ancien flic devenu écrivain. J’ai donc profité d’une envie de polar pour remonter à la source. Code 93 est son premier roman, mais on sent immédiatement qu’il connaît son affaire en tant qu’ancien... Lire la Suite →
All the colours of the dark, de Chris Whitaker (Orion fiction, 2024 – traduit Toutes les nuances de la nuit, chez Sonatine, 2025)
À Monta Clare, petite bourgade de l’Ozark – région sauvage entre Missouri, Oklahoma, Arkansas et Kansas –, le panorama est aussi grandiose que l’existence est sombre. Né avec un seul œil, Patch a perdu son père au Vietnam et sa mère dans l’alcool. Le garçon semble presque trop sensible pour ce monde, avec sa sincérité... Lire la Suite →