Si je vous dis arsenic, pudding, petites comptines et jardins anglais, mon petit doigt me dit que vous penserez bien sûr à elle : la reine du crime, la fondatrice du Whodunnit, la mère du cosy crime – allez je ne vous mettrai pas le couteau sur la nuque, il s’agit évidemment d’Agatha Christie ! Tout le... Lire la Suite →
4321, de Paul Auster (Actes Sud, 2018)
« Je veux dire qu’on ne peut jamais savoir si on fait le bon choix ou non. Il faudrait être en possession de tous les éléments pour le savoir et le seul moyen d’y arriver est d’être aux deux endroits à la fois, ce qui est impossible. […] Dieu seul peut voir en même temps la route... Lire la Suite →
Un avenir radieux, de Pierre Lemaitre (Calmann-Lévy, 2025)
Le bien-nommé Pierre Lemaitre a encore frappé. Avec une verve et une maîtrise intactes, il apporte une nouvelle pièce à sa fresque historico-familiale. On retrouve les Pelletiers rassemblés en région parisienne, où les trajectoires des uns et des autres se croisent, se mêlent, bifurquent. Quel plaisir ! Plaisir du feuilleton où l’on finit par connaître... Lire la Suite →
Ta promesse, de Camille Laurens (Gallimard, 2025)
C’est une romance, c’est une belle histoire – sauf que dès le prologue, on sait qu’elle va vriller. Une maison désolée, un drame. Comment en est-on arrivé là ? Voilà la question qui nous taraude quand la narratrice reprend le fil des événements du début, se souvenant de la rencontre, du coup de foudre, de l’extase... Lire la Suite →
Chez les heureux du monde, de Edith Wharton (Penguin, 2012)
L’aurez-vous deviné en voyant ma robe de bal, mon chapeau piqué de fleurs, mes rubans, mes dentelles et mon éventail ? Avec ma nouvelle lecture, je suis restée dans la haute société – celle de l’âge d’or new-yorkais, à l’aube du 20ème siècle. « Chez les heureux du monde », comme le dit sardoniquement Edith Wharton. On ne... Lire la Suite →
Washington Square, de Henry James (1880)
Pendant notre séjour new-yorkais, nous avons eu la chance de pouvoir séjourner chez mon frère qui habite Washington Square, au cœur de Greenwich Village. C’est là que débute la célèbre 5e avenue qui longe l’Empire State Building que l’on distingue au nord. Au sud, on marche rapidement vers NoHo, SoHo et le quartier financier. Agrémentée... Lire la Suite →
Les réponses, de Catherine Lacey (Actes Sud, 2019)
Ce roman new-yorkais porte curieusement son nom. Il pose en effet plus de questions qu’il n’apporte de réponse… Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit mot sur le décor : cette fois, nous sommes dans le Manhattan branché, autour de Houston Street (qui ne se prononce pas comme la ville texane mais plutôt « HA-Sten »)... Lire la Suite →
Badjens, de Delphine Minoui (Seuil, 2024)
La voix de la narratrice claque : celle d’une adolescente indocile qui adore ses copines, la K-pop et les friandises, une jeune fille qui – comme des milliers d’autres à son âge – voit son corps changer. Ce qui différencie Badjens, c’est qu’elle vit en Iran, un pays où les femmes sont reléguées à la sphère... Lire la Suite →
Bien-être, de Nathan Hill (2024)
Elle est virevoltante, distinguée, brillante. Il est artiste et transporte à la fois une délicatesse infinie et une manière bien à lui d’assumer son individualité. Vous le voyez venir : leur rencontre, dans un quartier Bohème du Chicago des années 1990, porte en germe un sensationnel coup de foudre. Mais rien n’étant ce qu’il semble dans... Lire la Suite →
Ann d’Angleterre, de Julia Deck (Seuil, 2024)
Ann d’Angleterre et moi n’étions pas vraiment destinées à nous rencontrer. Je ne suis généralement pas très adepte du genre de l’autofiction. De surcroît, le dénouement de Propriété privée, seul titre que j’avais lu de Julia Deck, m’avait tellement frustrée que j’étais peu disposée à découvrir ses autres textes. Et pour tout dire, j'étais un... Lire la Suite →