« La colère peut-elle être un attribut féminin ? » Qui était Betsy ? Pourquoi la chronique familiale reste-t-elle si floue quant à sa personne ? Les membres de la (très nombreuse et très bourgeoise) famille d’Adèle Yon se montrent assez rétifs à évoquer cette arrière-grand-mère née en 1916 qui les hante pourtant comme un fantôme : réticence de principe à... Lire la Suite →
4321, de Paul Auster (Actes Sud, 2018)
« Je veux dire qu’on ne peut jamais savoir si on fait le bon choix ou non. Il faudrait être en possession de tous les éléments pour le savoir et le seul moyen d’y arriver est d’être aux deux endroits à la fois, ce qui est impossible. […] Dieu seul peut voir en même temps la route... Lire la Suite →
Tout le bruit du Guéliz, de Ruben Barrouk (Albin Michel, 2024)
Ce premier roman revient sur une étrange équipée dans le quartier du Guéliz, à Marrakech, pour venir en aide à la grand-mère de l’auteur. Cette dernière est aux prises avec un intrus. Un cambrioleur ? vous demanderez-vous peut-être. Un visiteur importun ? Un démarcheur ? Un insecte envahissant ? Non, ce qui tourmente la vieille dame au point de... Lire la Suite →
Bien-être, de Nathan Hill (2024)
Elle est virevoltante, distinguée, brillante. Il est artiste et transporte à la fois une délicatesse infinie et une manière bien à lui d’assumer son individualité. Vous le voyez venir : leur rencontre, dans un quartier Bohème du Chicago des années 1990, porte en germe un sensationnel coup de foudre. Mais rien n’étant ce qu’il semble dans... Lire la Suite →
Aucun respect, de Emmanuelle Lambert (Stock, 2024)
Dans un récit romancé écrit à la troisième personne, Emmanuelle Lambert revient sur sa trajectoire en tant que doctorante en lettres dans le milieu parisien de l’édition et de la littérature. À l’âge où tout commence, peu familière de ce microcosme aux codes tacites où ses fonctions baignent dans un flou artistique, elle cherche sa... Lire la Suite →
Les sentiers de neige, de Kev Lambert (Le nouvel Attila, 2024)
Noël ne s’annonce pas féérique pour Zoey : ses parents viennent de se séparer, la cruauté de la cour de récré attise son mal-être et il semble vain d’espérer une intervention constructive des adultes. Pour couronner le tout, Zoey et son père s'apprêtent à passer les fêtes dans la nombreuse, bruyante et pénible famille de Chicoutimi.... Lire la Suite →
Le rêve du jaguar, de Miguel Bonnefoy (Rivages, 2024)
Pour conquérir le cœur d’une jeune fille, le protagoniste du Rêve du jaguar collecte auprès des passants une myriade d'histoires d’amour extraordinaires qu’il rassemble dans un cahier. Miguel Bonnefoy donne l’impression de s’être, lui aussi, posté dans les rues de Maracaibo, toutes oreilles ouvertes, puis d’avoir tissé une mosaïque de destins romanesques : dans ces pages,... Lire la Suite →
La volonté de changer. Les hommes, la masculinité et l’amour, de Bell Hooks (Éditions divergences, 2021)
Nous sommes tous des féministes potentiels – oui, aussi et surtout vous les hommes ! Rien de tel pour s’en convaincre que de lire Bell Hooks. Partant du constat que le féminisme n’atteindra pas ses objectifs sans impliquer les hommes et que, par ailleurs, ils pourraient avoir plus à gagner qu’à perdre dans cette affaire, la... Lire la Suite →
Le Club des enfants perdus, de Rebecca Lighieri (P.O.L., 2024)
Il paraît que les chiens ne font pas des chats. Il n’empêche que la protagoniste du nouveau roman de Rebecca Lighieri, Miranda, est aussi frêle et transparente que ses parents sont flamboyants. Quel patrimoine génétique insoupçonné s’est-il donc combiné en cette fille qui semble subir tout ce qui lui arrive ? « Mais qu’est-ce qu’elle a, cette... Lire la Suite →
La petite bonne, de Bérénice Pichat (Les Avrils, 2024)
Certain.e.s auteur.ice.s me sidèrent par leur capacité à développer une intrigue à partir de presque rien : un quasi huis-clos borné par une maison bourgeoise des années 1930, un trio de personnages – la petite bonne qui donne son titre au roman, son maître, sa maîtresse – et un élément perturbateur qui aurait pu rester insignifiant :... Lire la Suite →