Ce premier roman nous transporte dans un lieu étrange, la châtaigneraie où, à l’abri d’une forêt dense, des femmes ont trouvé refuge avec leurs enfants. Ce n’est pas un texte facile. Le rythme est lent, l’atmosphère onirique et déstabilisante, le registre essentiellement descriptif. Les chapitres s’égrènent et déroulent des scènes chargées de sens – fête,... Lire la Suite →
Ann d’Angleterre, de Julia Deck (Seuil, 2024)
Ann d’Angleterre et moi n’étions pas vraiment destinées à nous rencontrer. Je ne suis généralement pas très adepte du genre de l’autofiction. De surcroît, le dénouement de Propriété privée, seul titre que j’avais lu de Julia Deck, m’avait tellement frustrée que j’étais peu disposée à découvrir ses autres textes. Et pour tout dire, j'étais un... Lire la Suite →
Houris, de Kamel Daoud (Gallimard 2024)
Un roman célébré mais qui, à moi, m'a semblé interminable : l'épreuve de cette rentrée littéraire ! Depuis sa parution au mois d’août, je tournais autour. J’avais déjà apprécié l’inventivité de Kamel Daoud dans Meursault, contre-enquête, entendu que son nouveau roman racontait une guerre civile algérienne récente dont je n’avais aucun souvenir, puis observé sa... Lire la Suite →
Les guerriers de l’hiver, de Olivier Norek (Michel Lafon, 2024)
Un peu à la manière de Ken Follett, Olivier Norek offre un récit romancé et incarné de la guerre d’Hiver qui opposa la Finlande à la Russie entre novembre 1939 et mars 1940. En lisant ces pages, on vit à hauteur de soldat, d’infirmière, de dignitaire ou de petite souris infiltrée dans l’état-major russe les... Lire la Suite →
Aucun respect, de Emmanuelle Lambert (Stock, 2024)
Dans un récit romancé écrit à la troisième personne, Emmanuelle Lambert revient sur sa trajectoire en tant que doctorante en lettres dans le milieu parisien de l’édition et de la littérature. À l’âge où tout commence, peu familière de ce microcosme aux codes tacites où ses fonctions baignent dans un flou artistique, elle cherche sa... Lire la Suite →
Les sentiers de neige, de Kev Lambert (Le nouvel Attila, 2024)
Noël ne s’annonce pas féérique pour Zoey : ses parents viennent de se séparer, la cruauté de la cour de récré attise son mal-être et il semble vain d’espérer une intervention constructive des adultes. Pour couronner le tout, Zoey et son père s'apprêtent à passer les fêtes dans la nombreuse, bruyante et pénible famille de Chicoutimi.... Lire la Suite →
La volonté de changer. Les hommes, la masculinité et l’amour, de Bell Hooks (Éditions divergences, 2021)
Nous sommes tous des féministes potentiels – oui, aussi et surtout vous les hommes ! Rien de tel pour s’en convaincre que de lire Bell Hooks. Partant du constat que le féminisme n’atteindra pas ses objectifs sans impliquer les hommes et que, par ailleurs, ils pourraient avoir plus à gagner qu’à perdre dans cette affaire, la... Lire la Suite →
La petite bonne, de Bérénice Pichat (Les Avrils, 2024)
Certain.e.s auteur.ice.s me sidèrent par leur capacité à développer une intrigue à partir de presque rien : un quasi huis-clos borné par une maison bourgeoise des années 1930, un trio de personnages – la petite bonne qui donne son titre au roman, son maître, sa maîtresse – et un élément perturbateur qui aurait pu rester insignifiant :... Lire la Suite →
Madelaine avant l’aube, de Sandrine Collette (Lattès, 2024)
Rentrée littéraire, huitième lecture ! Pas le moindre interstice, la plus infime marge ou fissure susceptible de laisser un peu de jeu : le monde imaginé par Sandrine Collette est verrouillé jusqu’au dernier centimètre carré, sous le joug des maîtres. On ignore si on a glissé dans un régime féodal du passé ou dans la noirceur d’un... Lire la Suite →
Jacaranda, de Gaël Faye (Grasset, 2024)
Huit ans après Petit Pays, le nouveau roman de Gaël Faye était l’un des plus attendus de cette rentrée littéraire. Il va sans dire que j’avais repéré de longue date sa belle couverture poétique et que j’étais sur les rangs pour le lire dès sa sortie. Jacaranda sonde les failles laissées par le génocide au... Lire la Suite →