La maison vide est une demeure d’un autre temps. Érigée sur les flancs d’un village à l’époque où la ville était un horizon lointain. Les lieux sont désormais déserts et il y a longtemps que la demeure n’est plus habitée que par un imposant piano et par quelques reliques. Des photos dont certaines portent les... Lire la Suite →
La nuit au cœur, de Nathacha Appanah (Gallimard, 2025)
« À le voir ainsi, joyeux, libre et fier, on n’imagine pas. » On n’imagine pas mais pourtant, les féminicides se produisent – et à un rythme glaçant. Comment assimiler l’ampleur du drame, en comprendre les ressorts pour parvenir à les prévenir ? Ce ne sont pas les discours projetés à l’emporte-pièce sur ces affaires qui vont nous... Lire la Suite →
Vers le paradis, de Hanya Yanagihara (Grasset, 2022)
Au départ, j’ai été appâtée par l’ambition de cette uchronie. Imaginez un peu le chemin qu’auraient pu prendre les États-Unis au 19e siècle s’ils n’étaient pas devenus un État fédéral mais un conglomérat de grandes régions dont certaines auraient établi un contrat social singulier. Tout ne serait pas différent, il y aurait les villes et... Lire la Suite →
Le livre de Kells, de Sorj Chalandon (Grasset, 2025)
Quelques pages du Livre de Kells et déjà s'évapore la vision tendre et mélancolique de la fin de l’adolescence qui irriguait Les derniers jours de l’apesanteur, de Fabcaro. Dans son nouveau roman, Sorj Chalandon évoque ses 17 ans et sa fuite du foyer familial et de la terreur exercée par son père pour rejoindre Paris.... Lire la Suite →
Les forces, de Laura Vazquez (Éditions du Sous-Sol, 2025)
D’emblée, le texte est singulier – cela semble être la marque de fabrique des éditions du Sous-Sol, dont j’avais déjà dévoré deux pépites inclassables : Les naufragés du Wager (de David Grann) et Mon vrai nom est Elisabeth (d’Adèle Yon). Ici, l’écriture saccadée, le ton introspectif, le flottement des temps posent une voix fragile, en quête... Lire la Suite →
Les derniers jours de l’apesanteur, de Fabrice Caro (Gallimard, 2025)
« Les derniers jours de l’apesanteur ». Quelle jolie expression pour désigner ces dernières semaines de lycée, cette période qui précède le bac et l’envol vers la vie adulte ! Avec le sens de l’observation et l’humour qu’on lui connaît, Fabcaro raconte l’année de Terminale du jeune Daniel, à la fin des années 1980 : les dangers insoupçonnés de... Lire la Suite →
Un jeu sans fin, de Richard Powers (Actes Sud, 2025)
Richard Powers est joueur ! Il avance ses pions lentement mais sûrement, bien malin qui devinera la manière dont ils sont coordonnés. Ses différents fils narratifs progressent comme un banc de poissons : multiples, indépendants, chacun ancré dans un espace et un temps singulier, et pourtant gouvernés par une chorégraphie invisible qui, au terme de leurs... Lire la Suite →
Circé, de Madeline Miller (Pocket, 2019)
Pour avoir passé d'innombrables et merveilleuses soirées à lire en famille l’adaptation des textes homériques en feuilletons illustrés par Murielle Szac, je pensais connaître sur le bout des doigts l’histoire mouvementée de l’Olympe et des tribulations humaines entre Ithaque et Troie. Jusqu’à ce que je lise Circé, de Madeline Miller. Ce n’est pas tellement que... Lire la Suite →
The Every, de Dave Eggers (2021, traduction parue chez Gallimard sous le titre Le Tout en 2025)
Le Tout est une multinationale née du rachat, par un géant de la tech, du site de commerce en ligne nommé d’après une jungle sud-américaine (toute ressemblance…). Une sorte de monstre hégémonique aux têtes multiples et aux ambitions totalisantes. Un empire tentaculaire auquel les humains se soumettent volontairement, troquant leurs données, leur vie privée et... Lire la Suite →
All the colours of the dark, de Chris Whitaker (Orion fiction, 2024 – traduit Toutes les nuances de la nuit, chez Sonatine, 2025)
À Monta Clare, petite bourgade de l’Ozark – région sauvage entre Missouri, Oklahoma, Arkansas et Kansas –, le panorama est aussi grandiose que l’existence est sombre. Né avec un seul œil, Patch a perdu son père au Vietnam et sa mère dans l’alcool. Le garçon semble presque trop sensible pour ce monde, avec sa sincérité... Lire la Suite →