Un jeune homme quitte l’Islande, son vieux père et son jumeau autiste avec pour tout bagage un deuil terrible, les souvenirs entêtants d’une naissance et des boutures de rosier. Quel est le sens de ce voyage ? Ce dernier ne se révèle qu’à petites touches, comme une rose effeuillée pétale par pétale. Les personnages sont fragiles... Lire la Suite →
Aucun respect, de Emmanuelle Lambert (Stock, 2024)
Dans un récit romancé écrit à la troisième personne, Emmanuelle Lambert revient sur sa trajectoire en tant que doctorante en lettres dans le milieu parisien de l’édition et de la littérature. À l’âge où tout commence, peu familière de ce microcosme aux codes tacites où ses fonctions baignent dans un flou artistique, elle cherche sa... Lire la Suite →
Les sentiers de neige, de Kev Lambert (Le nouvel Attila, 2024)
Noël ne s’annonce pas féérique pour Zoey : ses parents viennent de se séparer, la cruauté de la cour de récré attise son mal-être et il semble vain d’espérer une intervention constructive des adultes. Pour couronner le tout, Zoey et son père s'apprêtent à passer les fêtes dans la nombreuse, bruyante et pénible famille de Chicoutimi.... Lire la Suite →
Le rêve du jaguar, de Miguel Bonnefoy (Rivages, 2024)
Pour conquérir le cœur d’une jeune fille, le protagoniste du Rêve du jaguar collecte auprès des passants une myriade d'histoires d’amour extraordinaires qu’il rassemble dans un cahier. Miguel Bonnefoy donne l’impression de s’être, lui aussi, posté dans les rues de Maracaibo, toutes oreilles ouvertes, puis d’avoir tissé une mosaïque de destins romanesques : dans ces pages,... Lire la Suite →
La petite bonne, de Bérénice Pichat (Les Avrils, 2024)
Certain.e.s auteur.ice.s me sidèrent par leur capacité à développer une intrigue à partir de presque rien : un quasi huis-clos borné par une maison bourgeoise des années 1930, un trio de personnages – la petite bonne qui donne son titre au roman, son maître, sa maîtresse – et un élément perturbateur qui aurait pu rester insignifiant :... Lire la Suite →
Cabane, de Abel Quentin (Les Éditions de l’Observatoire, 2024)
Berkeley, 1968 : à l’apogée des Trente Glorieuses, l’atmosphère est joyeuse sur le campus le plus hippie des États-Unis. Pourtant, le monde pourrait être sur le point de basculer. C’est en tout cas la conclusion à laquelle arrive la petite équipe réunie par un professeur en dynamique des systèmes pour plancher sur « l’avenir du monde au... Lire la Suite →
Maniac, de Benjamin Labatut (Grasset, 2024)
Maniac est un roman des plus déroutants. Comment expliquer ? Un physicien dépressif se tire une balle, un génie des maths prend conscience de tout le potentiel des technologies humaines, puis une machine met l’humanité échec et mat au 37e coup – vous avez suivi ? Le livre détonne par sa forme semi-fictionnelle et kaléidoscopique, un triptyque... Lire la Suite →
Célèbre, de Maud Ventura (L’Iconoclaste, 2024)
J’avais adoré Mon mari au point de passer commande du nouveau roman de Maud Ventura sans même en avoir lu le résumé. Malheureusement, la jubilation espérée n’a pas été au rendez-vous. Comme dans le premier roman, la narratrice de Célèbre est outrancière, obsessionnelle, hors du commun dans l’énergie qu’elle est capable de déployer au service... Lire la Suite →
Jacaranda, de Gaël Faye (Grasset, 2024)
Huit ans après Petit Pays, le nouveau roman de Gaël Faye était l’un des plus attendus de cette rentrée littéraire. Il va sans dire que j’avais repéré de longue date sa belle couverture poétique et que j’étais sur les rangs pour le lire dès sa sortie. Jacaranda sonde les failles laissées par le génocide au... Lire la Suite →
Arcadie, de Emmanuelle Bayamack-Tam (POL, 2018)
La voix de Farah s’impose d’emblée – ce ton tonique et implacable d’ado dont on ne sait pas complètement s’il témoigne d’un sens de l’observation redoutable ou d’une ironie plus féroce encore. Il faut dire que la communauté de Liberty House offre à Farah un terrain propice. Ce havre en retrait du monde abrite un... Lire la Suite →