Trois ans après Chien 51, Laurent Gaudé poursuit son exploration dystopique du futur en renouant avec Zem Sparak et Salia Malberg, duo d’enquêteurs abîmés par la société invivable qu’une multinationale surpuissante a construite sur les ruines laissées par les émeutes et les catastrophes climatiques. Oui, je vous avais prévenus, on nage en pleine dystopie ! Zem... Lire la Suite →
L’homme sous l’orage, de Gaëlle Nohant (L’iconoclaste, 2025)
Nuit d’orage en 1917, un homme frappe à la porte d’une demeure bourgeoise trônant sur un domaine viticole du sud de la France. Maris, fils et frères étant au front, la maison est peuplée de femmes et c’est Isaure, la propriétaire qui reçoit le visiteur qu’elle a connu il y a longtemps, lorsque celui-ci exerçait... Lire la Suite →
Dans la maison de mon père, de Joseph O’Connor (Rivages, 2024)
Nom : O’Flaherty. Prénom : Hugh. Profession : Prêtre Adresse : Collegio teutonico, Vatican Taille: 1,88m Poids: 90 kg Centres d’intérêt : lecture, galeries d’art, moto, golf, boxe… … et en cette année 1943 qui voit Rome occupée par les forces allemandes, celui qu’on surnomme GOLF est au cœur d’un réseau d’évasion de Juifs et de prisonniers alliés.... Lire la Suite →
Le ciel est immense, de Feurat Alani (Lattès, 2025)
« Toutes les familles ont un secret », « un silence qui prend discrètement de la place », « un souterrain », « un fantôme » écrit Feurat Alani en prologue. Et ce pan refoulé inspire grandement les écrivains contemporains : Adèle Yon, Laurent Mauvignier ou Emmanuel Carrère, pour ne citer qu’eux, ont en commun de se risquer à la lisière de l’histoire familiale,... Lire la Suite →
La sorcière de Londres, de Nina Six (Sarbacane, 2025)
Stella Benson aurait pu faire partie des Culottées de Pénélope Bagieu : née en Angleterre à la fin du 19ème siècle, elle vécut en pionnière et en aventurière, se découvrant une vocation d’écrivaine dès l’enfance, militant pour le droit de vote des femmes, voyageant aux États-Unis et rêvant de… vivre seule. Amie de Virginia Woolf, elle... Lire la Suite →
Kairos, de Jenny Erpenbeck (Gallimard, 2025 pour la traduction française)
Quelques jours après la mort d'un certain Hans parviennent à Katharina deux cartons au contenu troublant : lettres, notes, photos et objets divers réveillent le souvenir intense et douloureux de sa relation avec Hans, dans le monde révolu du Berlin-Est de la fin des années 1980… Entre la jeune femme de dix-neuf ans et l’écrivain de... Lire la Suite →
Au loin, de Hernan Diaz (La Croisée, 2018)
Dès la première page, j’ai eu le sentiment de plonger dans un film : une banquise dont la blancheur se fond avec celle du ciel et entre, comme seule interruption, un trou. Une béance dont surgit un être titanesque à barbe blanche dont on ne sait pas très bien s’il est humain ou mythologique mais dont... Lire la Suite →
Je voulais vivre, d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Grasset, 2025)
Adélaïde de Clermont-Tonnerre l’a réalisé bien après avoir dévoré ado les écrits d’Alexandre Dumas : la figure démoniaque de Milady masque une femme en chair et en os dont l’histoire est bien plus fascinante que celle que les hommes, à commencer par l’auteur, ont voulu retenir. L’hypothèse défendue dans la note qui clôt Je voulais vivre... Lire la Suite →
Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil, 2025)
En ouvrant le Bel Obscur, je ne savais pas où j’avais mis les pieds mais j’ai d’emblée soupesé ces pages gorgées de nostalgie, de solitude et d’une colère dont fera tragiquement les frais un buddleia à la « beauté trompeuse ». Quelle est cette aura particulière qui imprègne les lieux ? Pourquoi ce jardin qui semble avoir abrité... Lire la Suite →
La maison vide, de Laurent Mauvignier (Les éditions de Minuit, 2025)
La maison vide est une demeure d’un autre temps. Érigée sur les flancs d’un village à l’époque où la ville était un horizon lointain. Les lieux sont désormais déserts et il y a longtemps que la demeure n’est plus habitée que par un imposant piano et par quelques reliques. Des photos dont certaines portent les... Lire la Suite →