Pablo adore sa fille. Au point de la poursuivre jusqu’au Chili, le pays natal fui il y a longtemps, lieu de tout ce qu’il s’est efforcé de tenir à distance depuis. Par un concours de circonstance, le Chili s’apprête à voter et 35 ans après la chute du régime de Pinochet, les fascistes sont de... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? de Lucie Rico (P.O.L., 2026)
Enquête sur un fragment de souvenir C’est l’histoire d’une crise qui se noue de façon saugrenue : un clavier d’ordinateur qui ne produit plus de points, privant de dénouement les phrases que doit transcrire la narratrice et la plongeant dans un drôle d’état face aux phrases enchaînées les unes aux autres sans possibilité d’achèvement, mettant... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien (Grasset, 2026)
Jeune prof d’histoire-géo à Carrefour-Feuilles, Jonas Dorléon est acculé à l’exil : les gangs cernent son quartier, mettent le feu à sa maison et menacent jusqu’à sa vie. Déchiré à l’idée de partir, il finit par s’y résoudre : « c’était ça ou mourir ». Il ne le sait pas encore, mais c’est une véritable odyssée qui l’attend sur... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Le Palais, de François-Henri Désérable (Gallimard, 2026)
Né dans les bidonvilles de Delhi et adopté par un couple de Bourguignons, Arun révèle un don hors du commun : un palais absolu, capable de percevoir et de mémoriser les arômes jusqu’aux plus infimes. Que fera-t-il de ses extraordinaires facultés ? Tout ce que l’on sait (dès la quatrième page), c’est que tout cela se terminera…... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Le fabuleux piano, de Sonia Devillers (Robert Laffont, 2026)
Fabuleux : 2,48 mètres, sept octaves du la au la, alliage sublime de hêtre, épicéa, poirier, tilleul, laiton, cire et ivoire, patiné à la cire naturelle, ce piano semble presque magique. Pour la famille juive des Enoch, spécialisée dans l’édition de partitions qui dut fuir Francfort pour Paris au milieu du XIXe siècle, l’acquisition de l'instrument... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Spectres, de Thomas Gunzig (Au Diable Vauvert, 2026)
Dès les premières pages, ce roman nous met les sens en alerte : quel type de lieu constitue la station RockSolid1 ? Thomas Gunzig distille progressivement les indices : omniprésence des préoccupations relatives à l’espace, l’eau, l’oxygène et l’énergie, fausses fenêtres, aliments synthétiques, obsession collective de la paix sociale et obligation pour chaque employé de voir un psy…... Lire la Suite →
Le chardonneret, de Donna Tartt (traduction française chez Plon, 2014)
Du grand art ! Rien que l’incipit : quel talent pour décrire la paranoïa du narrateur terré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam, quelle générosité dans la description du décor néerlandais, quelle virtuosité pour mettre d’emblée le récit sous tension ! Que fait cet homme new-yorkais aussi loin de chez lui ? Pourquoi l’air est-il aussi suffocant autour de... Lire la Suite →
Je suis Romane Monnier, de Delphine de Vigan (Gallimard, 2026)
Combien de traces laisserons-nous, nous qui vivons à l’ère numérique ? Une infinité ? Aucune ? En attendant, les flux continus de communication et la gestion « intelligente » du quotidien font partie intégrante de nos existences : on se souvient à peine comment on a fait sans. Thomas frôle ainsi la panique le jour où il découvre que son téléphone... Lire la Suite →
La huitième vie (pour Brilka), de Nino Haratischwili (Piranha, 2017 pour la traduction française)
Brilka, une ado géorgienne, fugue et entreprend un périple vers Vienne. Sur ses traces, sa tante Niza, qui accourt de Berlin après avoir été alertée de Tbilissi par la famille. Un siècle plutôt basculait l'existence de son arrière-grand-mère, fille d’un chocolatier de génie. Quel est le lien, où commence l’histoire et où finit-elle ? Convaincue que... Lire la Suite →
Le palmier, de Valentine Goby (Actes Sud, 2025)
Les premières pages sont saisissantes : une langue aux sonorités coupantes pour décrire la manière dont un palmier monumental est attaqué à la tronçonneuse – « la faute aux charançons » dont les larves hideuses, depuis trop longtemps, rongent l’arbre de l’intérieur. « Et puis, il y a le palmier. Il n’appartient à aucune tribu. Même pas relié aux... Lire la Suite →