Les promesses orphelines, de Gilles Marchand (Aux Forges de Vulcain, 2025)

Les Trente Glorieuses ! Difficile d'imaginer quand on est née dans les années 1980, même si mes parents m’ont raconté l’essor du consumérisme et la conquête spatiale, le développement du programme électronucléaire et les films de la Nouvelle Vague, l’irruption des Beatles et la course au « progrès », les répliques des Tontons flingueurs, le mouvement hippie et... Lire la Suite →

Le palmier, de Valentine Goby (Actes Sud, 2025)

Les premières pages sont saisissantes : une langue aux sonorités coupantes pour décrire la manière dont un palmier monumental est attaqué à la tronçonneuse – « la faute aux charançons » dont les larves hideuses, depuis trop longtemps, rongent l’arbre de l’intérieur. « Et puis, il y a le palmier. Il n’appartient à aucune tribu. Même pas relié aux... Lire la Suite →

La sorcière de Londres, de Nina Six (Sarbacane, 2025)

Stella Benson aurait pu faire partie des Culottées de Pénélope Bagieu : née en Angleterre à la fin du 19ème siècle, elle vécut en pionnière et en aventurière, se découvrant une vocation d’écrivaine dès l’enfance, militant pour le droit de vote des femmes, voyageant aux États-Unis et rêvant de… vivre seule. Amie de Virginia Woolf, elle... Lire la Suite →

Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil, 2025)

En ouvrant le Bel Obscur, je ne savais pas où j’avais mis les pieds mais j’ai d’emblée soupesé ces pages gorgées de nostalgie, de solitude et d’une colère dont fera tragiquement les frais un buddleia à la « beauté trompeuse ». Quelle est cette aura particulière qui imprègne les lieux ? Pourquoi ce jardin qui semble avoir abrité... Lire la Suite →

Vers le paradis, de Hanya Yanagihara (Grasset, 2022)

Au départ, j’ai été appâtée par l’ambition de cette uchronie. Imaginez un peu le chemin qu’auraient pu prendre les États-Unis au 19e siècle s’ils n’étaient pas devenus un État fédéral mais un conglomérat de grandes régions dont certaines auraient établi un contrat social singulier. Tout ne serait pas différent, il y aurait les villes et... Lire la Suite →

Les forces, de Laura Vazquez (Éditions du Sous-Sol, 2025)

D’emblée, le texte est singulier – cela semble être la marque de fabrique des éditions du Sous-Sol, dont j’avais déjà dévoré deux pépites inclassables : Les naufragés du Wager (de David Grann) et Mon vrai nom est Elisabeth (d’Adèle Yon). Ici, l’écriture saccadée, le ton introspectif, le flottement des temps posent une voix fragile, en quête... Lire la Suite →

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