Il paraît que les chiens ne font pas des chats. Il n’empêche que la protagoniste du nouveau roman de Rebecca Lighieri, Miranda, est aussi frêle et transparente que ses parents sont flamboyants. Quel patrimoine génétique insoupçonné s’est-il donc combiné en cette fille qui semble subir tout ce qui lui arrive ? « Mais qu’est-ce qu’elle a, cette... Lire la Suite →
Les âmes féroces, de Marie Vingtras (Éditions de l’Olivier, 2024)
Mercy, c’est un peu Twin Peaks : le calme plat et, tout le monde connaissant tout le monde, la moindre rumeur se répand comme une traînée de poudre. Alors le jour où le corps d'une lycéenne sans histoire est retrouvé sans vie, c’est une véritable onde de choc qui traverse la petite commune américaine. Pour en... Lire la Suite →
Vous êtes l’amour malheureux du Führer, de Jean-Noël Orengo (Grasset, 2024)
Le genre de l’autofiction est florissant mais en matière d’écriture de soi, nul n’arrive à la cheville d’Albert Speer, architecte du IIIe Reich, protégé intime de Hitler qui en fit son ministre de l’armement. Comment un homme aussi compromis parvint-il, après guerre, à échapper à la potence et à imposer son récit au point de devenir... Lire la Suite →
La petite bonne, de Bérénice Pichat (Les Avrils, 2024)
Certain.e.s auteur.ice.s me sidèrent par leur capacité à développer une intrigue à partir de presque rien : un quasi huis-clos borné par une maison bourgeoise des années 1930, un trio de personnages – la petite bonne qui donne son titre au roman, son maître, sa maîtresse – et un élément perturbateur qui aurait pu rester insignifiant :... Lire la Suite →
Cabane, de Abel Quentin (Les Éditions de l’Observatoire, 2024)
Berkeley, 1968 : à l’apogée des Trente Glorieuses, l’atmosphère est joyeuse sur le campus le plus hippie des États-Unis. Pourtant, le monde pourrait être sur le point de basculer. C’est en tout cas la conclusion à laquelle arrive la petite équipe réunie par un professeur en dynamique des systèmes pour plancher sur « l’avenir du monde au... Lire la Suite →
Madelaine avant l’aube, de Sandrine Collette (Lattès, 2024)
Rentrée littéraire, huitième lecture ! Pas le moindre interstice, la plus infime marge ou fissure susceptible de laisser un peu de jeu : le monde imaginé par Sandrine Collette est verrouillé jusqu’au dernier centimètre carré, sous le joug des maîtres. On ignore si on a glissé dans un régime féodal du passé ou dans la noirceur d’un... Lire la Suite →
Maniac, de Benjamin Labatut (Grasset, 2024)
Maniac est un roman des plus déroutants. Comment expliquer ? Un physicien dépressif se tire une balle, un génie des maths prend conscience de tout le potentiel des technologies humaines, puis une machine met l’humanité échec et mat au 37e coup – vous avez suivi ? Le livre détonne par sa forme semi-fictionnelle et kaléidoscopique, un triptyque... Lire la Suite →
Jour de ressac, de Maylis de Kerangal (Verticales, 2024)
Il y a des coups de fil qui vous submergent. La narratrice de Jour de ressac est littéralement percutée par celui de la police judiciaire du Havre et peine à retrouver son équilibre : "nous aimerions vous entendre dans le cadre d’une affaire vous concernant". Que peut-elle avoir à faire avec le corps retrouvé deux jours... Lire la Suite →
Célèbre, de Maud Ventura (L’Iconoclaste, 2024)
J’avais adoré Mon mari au point de passer commande du nouveau roman de Maud Ventura sans même en avoir lu le résumé. Malheureusement, la jubilation espérée n’a pas été au rendez-vous. Comme dans le premier roman, la narratrice de Célèbre est outrancière, obsessionnelle, hors du commun dans l’énergie qu’elle est capable de déployer au service... Lire la Suite →
Les derniers jours du Parti socialiste, de Aurélien Bellanger (Seuil, 2024)
En remontant le fil de l’histoire du Mouvement du 9 décembre, double de papier du Printemps Républicain fondé en réaction aux attentats de 2015, Aurélien Bellanger sonde les dérives de mobilisations qui, au nom de la défense d’idéaux laïcs et républicains, auraient brouillé les frontières entre droite et gauche, voire enterré cette dernière en lui... Lire la Suite →