Stella Benson aurait pu faire partie des Culottées de Pénélope Bagieu : née en Angleterre à la fin du 19ème siècle, elle vécut en pionnière et en aventurière, se découvrant une vocation d’écrivaine dès l’enfance, militant pour le droit de vote des femmes, voyageant aux États-Unis et rêvant de… vivre seule. Amie de Virginia Woolf, elle... Lire la Suite →
Pastorale américaine, de Philip Roth (Gallimard 1999, pour la traduction française)
L’écrivain Nathan Zuckerman se souvient à quel point, au lycée déjà, tout réussissait à Seymour Levov : fils d’immigrés juifs surnommé « le Suédois », blond et beau, athlétique, adulé par les filles, intelligent (et modeste avec ça !). Avec le temps, sa success story l’élève presque au niveau du mythe, sa vie ressemble à une « pastorale... Lire la Suite →
Kairos, de Jenny Erpenbeck (Gallimard, 2025 pour la traduction française)
Quelques jours après la mort d'un certain Hans parviennent à Katharina deux cartons au contenu troublant : lettres, notes, photos et objets divers réveillent le souvenir intense et douloureux de sa relation avec Hans, dans le monde révolu du Berlin-Est de la fin des années 1980… Entre la jeune femme de dix-neuf ans et l’écrivain de... Lire la Suite →
Les éléments, de John Boyne (Lattès, 2025)
Quatre voix, quatre drames liés chacun à un élément – eau, terre, feu, air – qui pourraient chacun tenir seul, comme nouvelle indépendante. Mais les coutures sont bien là : les lignes narratives se croisent, des visages familiers réapparaissent, éclairés sous un autre angle, ce qui semblait clos peut se rouvrir et connaître un autre dénouement,... Lire la Suite →
Je voulais vivre, d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Grasset, 2025)
Adélaïde de Clermont-Tonnerre l’a réalisé bien après avoir dévoré ado les écrits d’Alexandre Dumas : la figure démoniaque de Milady masque une femme en chair et en os dont l’histoire est bien plus fascinante que celle que les hommes, à commencer par l’auteur, ont voulu retenir. L’hypothèse défendue dans la note qui clôt Je voulais vivre... Lire la Suite →
Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil, 2025)
En ouvrant le Bel Obscur, je ne savais pas où j’avais mis les pieds mais j’ai d’emblée soupesé ces pages gorgées de nostalgie, de solitude et d’une colère dont fera tragiquement les frais un buddleia à la « beauté trompeuse ». Quelle est cette aura particulière qui imprègne les lieux ? Pourquoi ce jardin qui semble avoir abrité... Lire la Suite →
La maison vide, de Laurent Mauvignier (Les éditions de Minuit, 2025)
La maison vide est une demeure d’un autre temps. Érigée sur les flancs d’un village à l’époque où la ville était un horizon lointain. Les lieux sont désormais déserts et il y a longtemps que la demeure n’est plus habitée que par un imposant piano et par quelques reliques. Des photos dont certaines portent les... Lire la Suite →
La lumière vacillante, de Nino Haratischwili (Gallimard, 2024)
Au crépuscule des années 1980, une amitié incandescente lie quatre filles au seuil de la vie. Chacune avec sa personnalité, ses rêves et ses démons, mais toutes animées d'une même soif de vivre. Ça aurait pu donner un coming of age novel, comme on dit aux États-Unis. Mais leur pays, la République socialiste de Géorgie,... Lire la Suite →
Quitter la vallée, de Renaud de Chaumaray (Gallimard, 2025)
« Ici, les paysages racontaient sans ambage l’affrontement qui opposait l’eau à la pierre. En résultait un territoire tout en compromis : soit la Vézère prenait ses aises, élargissait les fonds de vallée et creusait la roche comme du beurre, soit le calcaire résistait et contraignait la rivière aux détours et aux cingles. » Cette vallée du Périgord... Lire la Suite →
Aimer, de Sarah Chiche (Julliard, 2025)
« Comme Alexis, Margaux avait neuf ans. » Un garçon, une fille, la promesse du titre : toutes les bases sont posées pour une histoire d’amour… … mais pas trop vite, mais pas tout de suite. Les deux protagonistes ne sont encore que des écoliers aux prises avec leurs préoccupations (plus ou moins) enfantines. Sarah Chiche prend son... Lire la Suite →