Aucun respect, de Emmanuelle Lambert (Stock, 2024)

Dans un récit romancé écrit à la troisième personne, Emmanuelle Lambert revient sur sa trajectoire en tant que doctorante en lettres dans le milieu parisien de l’édition et de la littérature. À l’âge où tout commence, peu familière de ce microcosme aux codes tacites où ses fonctions baignent dans un flou artistique, elle cherche sa... Lire la Suite →

Nord sentinelle, de Jérôme Ferrari (Actes Sud, 2024)

Connaissiez-vous North Sentinel ? Rien que pour m'avoir fait découvrir cet îlot abritant l’une des dernières populations totalement coupées du monde moderne, le nouveau roman de Jérôme Ferrari valait son pesant de cacahuètes. Figurez-vous que les guerriers Sentinelles ne plaisantent pas, ceux qui osent mettre le pied sur leur île se font trucider. Un procédé radical... Lire la Suite →

Le rêve du jaguar, de Miguel Bonnefoy (Rivages, 2024)

Pour conquérir le cœur d’une jeune fille, le protagoniste du Rêve du jaguar collecte auprès des passants une myriade d'histoires d’amour extraordinaires qu’il rassemble dans un cahier. Miguel Bonnefoy donne l’impression de s’être, lui aussi, posté dans les rues de Maracaibo, toutes oreilles ouvertes, puis d’avoir tissé une mosaïque de destins romanesques : dans ces pages,... Lire la Suite →

Célèbre, de Maud Ventura (L’Iconoclaste, 2024)

J’avais adoré Mon mari au point de passer commande du nouveau roman de Maud Ventura sans même en avoir lu le résumé. Malheureusement, la jubilation espérée n’a pas été au rendez-vous. Comme dans le premier roman, la narratrice de Célèbre est outrancière, obsessionnelle, hors du commun dans l’énergie qu’elle est capable de déployer au service... Lire la Suite →

Le Bastion des Larmes, de Abdellah Taïa (Julliard, 2024)

Six sœurs, trois frères. Dans cette société marocaine qui cloisonne largement l’existence des hommes et des femmes, c'est de ses sœurs que Youssef se sent proche. Elles forment un cercle soudé et fascinant qu’il désespère de pouvoir rejoindre. À l’occasion d’une visite dans la ville de leur enfance, Salé, pour vendre l’appartement de leur mère,... Lire la Suite →

Arcadie, de Emmanuelle Bayamack-Tam (POL, 2018)

La voix de Farah s’impose d’emblée – ce ton tonique et implacable d’ado dont on ne sait pas complètement s’il témoigne d’un sens de l’observation redoutable ou d’une ironie plus féroce encore. Il faut dire que la communauté de Liberty House offre à Farah un terrain propice. Ce havre en retrait du monde abrite un... Lire la Suite →

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