Le bien-nommé Pierre Lemaitre a encore frappé. Avec une verve et une maîtrise intactes, il apporte une nouvelle pièce à sa fresque historico-familiale. On retrouve les Pelletiers rassemblés en région parisienne, où les trajectoires des uns et des autres se croisent, se mêlent, bifurquent. Quel plaisir ! Plaisir du feuilleton où l’on finit par connaître... Lire la Suite →
Bien-être, de Nathan Hill (2024)
Elle est virevoltante, distinguée, brillante. Il est artiste et transporte à la fois une délicatesse infinie et une manière bien à lui d’assumer son individualité. Vous le voyez venir : leur rencontre, dans un quartier Bohème du Chicago des années 1990, porte en germe un sensationnel coup de foudre. Mais rien n’étant ce qu’il semble dans... Lire la Suite →
Ann d’Angleterre, de Julia Deck (Seuil, 2024)
Ann d’Angleterre et moi n’étions pas vraiment destinées à nous rencontrer. Je ne suis généralement pas très adepte du genre de l’autofiction. De surcroît, le dénouement de Propriété privée, seul titre que j’avais lu de Julia Deck, m’avait tellement frustrée que j’étais peu disposée à découvrir ses autres textes. Et pour tout dire, j'étais un... Lire la Suite →
Rosa candida, de Auður Ava Ólafsdóttir (Zulma, 2010)
Un jeune homme quitte l’Islande, son vieux père et son jumeau autiste avec pour tout bagage un deuil terrible, les souvenirs entêtants d’une naissance et des boutures de rosier. Quel est le sens de ce voyage ? Ce dernier ne se révèle qu’à petites touches, comme une rose effeuillée pétale par pétale. Les personnages sont fragiles... Lire la Suite →
Le syndrome de l’Orangerie, de Grégoire Bouillier (Flammarion, 2024)
Comment allez-vous, par les temps qui courent ? Est-ce que vous aussi, ça vous chatouille, voire vous gratouille désagréablement ? Pour me remettre de l’élection présidentielle américaine ou au moins tenter de me changer les idées, j’ai décidé de lire le nouveau roman de Grégoire Bouillier (alias le détective Bmore comme chacun sait). Qui, figurez-vous, souffre, lui... Lire la Suite →
L’Éclipse, de Sarah Bussy (Julliard, 2024)
« Je pourrais disparaître là maintenant, pensa Camille, ils ne s’en rendraient pas compte. Ou bien plus tard. Trop tard ? » L’intrigue est nouée en quelques mots déconcertants : lors d’une balade en forêt, une jeune femme, se voyant distancée par son partenaire qui porte leur enfant, entrevoit la possibilité de disparaître. Et cède à son impulsion, bifurquant... Lire la Suite →
Cabane, de Abel Quentin (Les Éditions de l’Observatoire, 2024)
Berkeley, 1968 : à l’apogée des Trente Glorieuses, l’atmosphère est joyeuse sur le campus le plus hippie des États-Unis. Pourtant, le monde pourrait être sur le point de basculer. C’est en tout cas la conclusion à laquelle arrive la petite équipe réunie par un professeur en dynamique des systèmes pour plancher sur « l’avenir du monde au... Lire la Suite →
Jour de ressac, de Maylis de Kerangal (Verticales, 2024)
Il y a des coups de fil qui vous submergent. La narratrice de Jour de ressac est littéralement percutée par celui de la police judiciaire du Havre et peine à retrouver son équilibre : "nous aimerions vous entendre dans le cadre d’une affaire vous concernant". Que peut-elle avoir à faire avec le corps retrouvé deux jours... Lire la Suite →
De délicieux enfants, de Flore Vesco (L’école des loisirs, 2024)
« Une bouche pleine se tait, alors qu’une bouche vide… Ah ! ça oui, ils parlent ! » De délectables pages que celles mijotées par Flore Vesco ! L’as de la littérature ado n’a pas son pareil pour pulvériser les contes pour mieux en révéler les partis pris et les petites morales pénétrantes. Dès l’annonce de ce nouveau titre,... Lire la Suite →
La Mort immortelle, de Liu Cixin (Actes Sud, 2010)
La trilogie du problème à trois corps est LE phénomène SF de ces dernières années et la récente adaptation par Netflix ne va pas manquer de faire du bruit. Les tomes 1 et 2 m’avaient fascinée par la densité de leur univers, la cohérence avec laquelle Liu Cixin examine les implications à court et (très !)... Lire la Suite →