Non ! de Jeanne Ashbé (L’école des loisirs, 2008)

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Ce soir, je vous parle d’un temps où je n’avais pas de blog…

On me demande souvent à quel moment nous avons initié nos lectures du soir. Et bien, pratiquement depuis la naissance d’Antoine. Impatiente de partager cela avec lui, j’ai très vite pris l’habitude de ce moment quotidien autour de premiers livres qui nous sont restés très chers. Les garçons aiment encore les relire, surtout pour le plaisir de se souvenir. À l’époque, je (re-)découvrais la richesse de l’univers de la littérature jeunesse, mais je me souviens très bien de ce que je recherchais : des livres maniables qui ne craignent pas d’être manipulés et mis à la bouche. Des textes qui sonnent pour le plaisir du rythme et de la musicalité des mots, pour des lectures qui bercent. Et surtout: de vraies histoires, avec ce qu’il faut de tension dramatique. Et oui, même quand on s’adresse à un bébé : en quelques pages, c’est possible ! Plus vite qu’on ne le pense, les petits peuvent savourer le charme des histoires. Elles sont sublimées lorsqu’elles sont explorées ensemble, à voix haute sans hésiter à les jouer un peu…

Certains albums offrent tout cela à la fois. Dans notre collection, ceux de Jeanne Ashbé occupent une place particulière. Prenons Non ! par exemple, l’un des tous premiers livres de la bibliothèque d’Antoine. Un récit plein de suspense (même à la centième relecture, je peux en témoigner !) qui se noue en quelques pages : petit poisson rouge a faim, enfin faim d’un bonbon. Mais grand poisson rouge a dit non, déclenchant un rapport de force qui monte en intensité… jusqu’au dénouement final qui donne envie de se tomber dans les bras.

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Le texte rythmé et rimé, presque musical, entraînant comme une comptine. Et l’objet-livre n’est pas en reste : petit format carré parfait pour les menottes d’un bébé, jolis graphismes colorés qui accrochent l’œil, pages cartonnés qui résistent aux usages éprouvant d’un dévoreur de livres en herbe.

Des années ont passé, chacune marquée par ses lectures. Mais nous connaissons encore par cœur les albums de ce temps-là.

Lu et relu – L’école des loisirs (Pastel), 6€

Bertille et Brindille, de Jérôme Peyrat et Adèle Tariel (Éditions Père Fouettard, 2019)

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Bertille & Brindille_extrait 1.jpgBertille est une adorable petite fille à l’air malicieux et à la chevelure rebelle. Mais elle s’inquiète pour son chat, Brindille, qui a disparu. Nous suivons donc Bertille à travers une ville grouillante de vie, dans laquelle il n’est décidément pas facile de retrouver l’espiègle animal. À moins que… ? À mi-chemin, on se rend compte que le livre se lit dans les deux sens. Peut-être était-ce en réalité Brindille qui cherchait Bertille ?

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Cet album à paraître le 3 octobre prochain aux éditions Père Fouettard s’adresse aux lecteurs à partir de un an. Un lectorat nettement plus jeune que celui dont j’ai l’habitude, mais je suis toujours curieuse de découvrir les livres de Jérôme Peyrat et Adèle Tariel depuis que j’ai eu un vrai coup de cœur pour Carnivore et Cargo ! Cette découverte était également celle de la nouvelle collection Bobele qui s’adresse aux tout-petits avec des albums entièrement cartonnés. Les illustrations très colorées respirent la bonne humeur et fourmillent de détails et de petites scènes à découvrir au fil des lectures. La recherche du compère perdu donne l’occasion d’explorer différents lieux de la ville, de l’opéra jusqu’aux… égouts !

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À la fois histoire, imagier et cherche-trouve, cet album ludique devrait donner beaucoup de plaisir aux petits lorsqu’ils parviendront à voir dépasser les oreilles de Brindille ou la bouille de Bertille ! Cette histoire de complicité entre enfant et animal, associée à l’inquiétude de la séparation qui n’a d’égale que l’immense joie de se retrouver, leur parlera sans aucun doute beaucoup.

Merci beaucoup à l’éditeur de m’avoir permis de découvrir cet album « en avant-première » !

Lu en septembre 2019 – Éditions Père Fouettard, 14€