Brilka, une ado géorgienne, fugue et entreprend un périple vers Vienne. Sur ses traces, sa tante Niza, qui accourt de Berlin après avoir été alertée de Tbilissi par la famille. Un siècle plutôt basculait l'existence de son arrière-grand-mère, fille d’un chocolatier de génie. Quel est le lien, où commence l’histoire et où finit-elle ? Convaincue que... Lire la Suite →
L’homme sous l’orage, de Gaëlle Nohant (L’iconoclaste, 2025)
Nuit d’orage en 1917, un homme frappe à la porte d’une demeure bourgeoise trônant sur un domaine viticole du sud de la France. Maris, fils et frères étant au front, la maison est peuplée de femmes et c’est Isaure, la propriétaire qui reçoit le visiteur qu’elle a connu il y a longtemps, lorsque celui-ci exerçait... Lire la Suite →
Les promesses orphelines, de Gilles Marchand (Aux Forges de Vulcain, 2025)
Les Trente Glorieuses ! Difficile d'imaginer quand on est née dans les années 1980, même si mes parents m’ont raconté l’essor du consumérisme et la conquête spatiale, le développement du programme électronucléaire et les films de la Nouvelle Vague, l’irruption des Beatles et la course au « progrès », les répliques des Tontons flingueurs, le mouvement hippie et... Lire la Suite →
Le palmier, de Valentine Goby (Actes Sud, 2025)
Les premières pages sont saisissantes : une langue aux sonorités coupantes pour décrire la manière dont un palmier monumental est attaqué à la tronçonneuse – « la faute aux charançons » dont les larves hideuses, depuis trop longtemps, rongent l’arbre de l’intérieur. « Et puis, il y a le palmier. Il n’appartient à aucune tribu. Même pas relié aux... Lire la Suite →
Haute-Folie, d’Antoine Wauters (Gallimard, 2025)
« Qu’importe si celui qui s’apprête à briser le silence, si celui qui parle après que toute sa ligne s’est tue, si celui-là est pris pour un menteur ou pour un fou. À ce moment de mon histoire, moi, je ne pouvais plus faire autrement. » Quelle est cette voix qui s’exprime de manière aussi urgente, donnant... Lire la Suite →
Le ciel est immense, de Feurat Alani (Lattès, 2025)
« Toutes les familles ont un secret », « un silence qui prend discrètement de la place », « un souterrain », « un fantôme » écrit Feurat Alani en prologue. Et ce pan refoulé inspire grandement les écrivains contemporains : Adèle Yon, Laurent Mauvignier ou Emmanuel Carrère, pour ne citer qu’eux, ont en commun de se risquer à la lisière de l’histoire familiale,... Lire la Suite →
Pastorale américaine, de Philip Roth (Gallimard 1999, pour la traduction française)
L’écrivain Nathan Zuckerman se souvient à quel point, au lycée déjà, tout réussissait à Seymour Levov : fils d’immigrés juifs surnommé « le Suédois », blond et beau, athlétique, adulé par les filles, intelligent (et modeste avec ça !). Avec le temps, sa success story l’élève presque au niveau du mythe, sa vie ressemble à une « pastorale... Lire la Suite →
Kolkhoze, d’Emmanuel Carrère (P.O.L., 2025)
Encore un roman tourné vers l’histoire personnelle et/ou familiale de l’auteur – rien que dans la sélection finale du Goncourt, ils étaient quatre sur quatre cette année, avec toutes les questions que cela pose : pourquoi préférer la chronique de son propre vécu à la fiction pure ? Pourquoi partir du principe que sa vie et... Lire la Suite →
Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil, 2025)
En ouvrant le Bel Obscur, je ne savais pas où j’avais mis les pieds mais j’ai d’emblée soupesé ces pages gorgées de nostalgie, de solitude et d’une colère dont fera tragiquement les frais un buddleia à la « beauté trompeuse ». Quelle est cette aura particulière qui imprègne les lieux ? Pourquoi ce jardin qui semble avoir abrité... Lire la Suite →
La maison vide, de Laurent Mauvignier (Les éditions de Minuit, 2025)
La maison vide est une demeure d’un autre temps. Érigée sur les flancs d’un village à l’époque où la ville était un horizon lointain. Les lieux sont désormais déserts et il y a longtemps que la demeure n’est plus habitée que par un imposant piano et par quelques reliques. Des photos dont certaines portent les... Lire la Suite →