Au crépuscule des années 1980, une amitié incandescente lie quatre filles au seuil de la vie. Chacune avec sa personnalité, ses rêves et ses démons, mais toutes animées d'une même soif de vivre. Ça aurait pu donner un coming of age novel, comme on dit aux États-Unis. Mais leur pays, la République socialiste de Géorgie,... Lire la Suite →
Aimer, de Sarah Chiche (Julliard, 2025)
« Comme Alexis, Margaux avait neuf ans. » Un garçon, une fille, la promesse du titre : toutes les bases sont posées pour une histoire d’amour… … mais pas trop vite, mais pas tout de suite. Les deux protagonistes ne sont encore que des écoliers aux prises avec leurs préoccupations (plus ou moins) enfantines. Sarah Chiche prend son... Lire la Suite →
Nourrices, de Séverine Cressan (Dalva, 2025)
C’est le premier roman de Séverine Cressan, mais on peut dire qu’elle pose sa plume là ! Dès les premiers pages, l’immersion sensorielle est complète : on baigne dans la clarté de lune, les parfums et chuchotements de la forêt, on peut presque palper la brume mystérieuse qui enveloppe les environs, pressentir quelque chose de l’ordre du... Lire la Suite →
Cet autre Éden, de Paul Harding (Buchet Chastel, 2025)
Parfois, les lectures se font étrangement écho. Ainsi Cet autre Éden, de Paul Harding et Vers le Paradis, de Hanya Yanagihara qui racontent chacun la quête d'un lieu béni et préservé par celles et ceux qui restent au seuil de la terre de liberté et d'accueil qu'affirment être les États-Unis... En 1792, le pays est... Lire la Suite →
Vers le paradis, de Hanya Yanagihara (Grasset, 2022)
Au départ, j’ai été appâtée par l’ambition de cette uchronie. Imaginez un peu le chemin qu’auraient pu prendre les États-Unis au 19e siècle s’ils n’étaient pas devenus un État fédéral mais un conglomérat de grandes régions dont certaines auraient établi un contrat social singulier. Tout ne serait pas différent, il y aurait les villes et... Lire la Suite →
Le livre de Kells, de Sorj Chalandon (Grasset, 2025)
Quelques pages du Livre de Kells et déjà s'évapore la vision tendre et mélancolique de la fin de l’adolescence qui irriguait Les derniers jours de l’apesanteur, de Fabcaro. Dans son nouveau roman, Sorj Chalandon évoque ses 17 ans et sa fuite du foyer familial et de la terreur exercée par son père pour rejoindre Paris.... Lire la Suite →
Les forces, de Laura Vazquez (Éditions du Sous-Sol, 2025)
D’emblée, le texte est singulier – cela semble être la marque de fabrique des éditions du Sous-Sol, dont j’avais déjà dévoré deux pépites inclassables : Les naufragés du Wager (de David Grann) et Mon vrai nom est Elisabeth (d’Adèle Yon). Ici, l’écriture saccadée, le ton introspectif, le flottement des temps posent une voix fragile, en quête... Lire la Suite →
Mon vrai nom est Elisabeth, d’Adèle Yon (Éditions du sous-sol, 2025)
« La colère peut-elle être un attribut féminin ? » Qui était Betsy ? Pourquoi la chronique familiale reste-t-elle si floue quant à sa personne ? Les membres de la (très nombreuse et très bourgeoise) famille d’Adèle Yon se montrent assez rétifs à évoquer cette arrière-grand-mère née en 1916 qui les hante pourtant comme un fantôme : réticence de principe à... Lire la Suite →
The Nix, de Nathan Hill (traduit Les fantômes du vieux pays chez Gallimard, 2017)
Évaporée quand Samuel avait onze ans, sa mère refait surface vingt ans plus tard de la plus fracassante des manières – en attaquant, à coups de gravillons, un candidat populiste à la présidentielle américaine. L'affaire est sur tous les écrans, sidération chez Samuel : s’agit-il vraiment de sa mère ? Peut-il lui venir en aide ? Pour cela,... Lire la Suite →
Il est des hommes qui se perdront toujours, de Rebecca Lighieri (P.O.L., 2020)
« Qui a tué mon père ? À cette question, je crois pouvoir répondre : personne. Non pas en raison d’un jeu de mots aussi retors que celui d’Ulysse, mais en vertu de ce que mon père lui-même a dû se dire, pour peu qu’il se soit senti mourir et qu’il ait vu en face son assassin. Car... Lire la Suite →