Sur un parking, près d'un massif montagneux. le narrateur croise une femme qu'il trouve magnétique. Paola revient seule des sommets après avoir séjourné près de la réserve du Lac, parcelle de nature sanctuarisée où plus aucun humain ne pénètre, qu'elle a observée de la lisière et photographiée. Elle a un air un peu sauvage :... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Ne cherche pas le chaos, de Marion Brunet (Albin Michel, 2026)
Pablo adore sa fille. Au point de la poursuivre jusqu’au Chili, le pays natal fui il y a longtemps, lieu de tout ce qu’il s’est efforcé de tenir à distance depuis. Par un concours de circonstance, le Chili s’apprête à voter et 35 ans après la chute du régime de Pinochet, les fascistes sont de... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Je, de Lilia Hassaine (Gallimard, 2026)
C’est assez fascinant de voir comment des romans contemporains peuvent modifier le regard que nous posons sur des textes classiques en jouant sur un procédé littéraire très simple : raconter la même histoire, mais du point de vue d’un autre personnage – souvent une femme – dont la perspective restait occultée dans le roman original. On ne... Lire la Suite →
Rentrée littéraire : Nos vies sauvages, de Hemley Boum (Gallimard, 2026)
« Ma volonté me sert de tour de contrôle. Elle me permet de maintenir à leur juste place mes exaltations, mes affres, mes angoisses. Je ne conteste ni n’ignore les contretemps, les entraves, les blessures : je me contente de les tenir à distance, je garde le cap, j’avance, je fonce. Du moins m’y suis-je efforcée toute mon... Lire la Suite →
On m’appelle Demon Copperhead, de Barbara Kingsolver (Albin Michel, 2024)
« Déjà, je me suis mis au monde tout seul. Ils étaient trois ou quatre à assister à l’événement, et ils m’ont toujours accordé une chose : c’est moi qui ai dû me taper le plus dur, vu que ma mère était, disons, hors du coup. » La voix se pose d’emblée. Avec une gouaille qui n’appartient qu’à... Lire la Suite →
Je suis Romane Monnier, de Delphine de Vigan (Gallimard, 2026)
Combien de traces laisserons-nous, nous qui vivons à l’ère numérique ? Une infinité ? Aucune ? En attendant, les flux continus de communication et la gestion « intelligente » du quotidien font partie intégrante de nos existences : on se souvient à peine comment on a fait sans. Thomas frôle ainsi la panique le jour où il découvre que son téléphone... Lire la Suite →
La tache, de Philip Roth (traduction française parue chez Gallimard en 2002)
« Mais en Amérique en général, ce fut l’été du marathon de la tartuferie : le spectre du terrorisme, qui avait remplacé celui du communisme comme menace majeure pour la sécurité du pays, laissait la place au spectre de la turlute ; un président des États-Unis, quadragénaire plein de verdeur, et une de ses employées, une drôlesse de... Lire la Suite →
Zem, de Laurent Gaudé (Actes Sud, 2025)
Trois ans après Chien 51, Laurent Gaudé poursuit son exploration dystopique du futur en renouant avec Zem Sparak et Salia Malberg, duo d’enquêteurs abîmés par la société invivable qu’une multinationale surpuissante a construite sur les ruines laissées par les émeutes et les catastrophes climatiques. Oui, je vous avais prévenus, on nage en pleine dystopie ! Zem... Lire la Suite →
L’homme sous l’orage, de Gaëlle Nohant (L’iconoclaste, 2025)
Nuit d’orage en 1917, un homme frappe à la porte d’une demeure bourgeoise trônant sur un domaine viticole du sud de la France. Maris, fils et frères étant au front, la maison est peuplée de femmes et c’est Isaure, la propriétaire qui reçoit le visiteur qu’elle a connu il y a longtemps, lorsque celui-ci exerçait... Lire la Suite →
Dans la maison de mon père, de Joseph O’Connor (Rivages, 2024)
Nom : O’Flaherty. Prénom : Hugh. Profession : Prêtre Adresse : Collegio teutonico, Vatican Taille: 1,88m Poids: 90 kg Centres d’intérêt : lecture, galeries d’art, moto, golf, boxe… … et en cette année 1943 qui voit Rome occupée par les forces allemandes, celui qu’on surnomme GOLF est au cœur d’un réseau d’évasion de Juifs et de prisonniers alliés.... Lire la Suite →