Né dans les bidonvilles de Delhi et adopté par un couple de Bourguignons, Arun révèle un don hors du commun : un palais absolu, capable de percevoir et de mémoriser les arômes jusqu’aux plus infimes. Que fera-t-il de ses extraordinaires facultés ? Tout ce que l’on sait (dès la quatrième page), c’est que tout cela se terminera…... Lire la Suite →
Le déluge, de Stephen Markley (traduction française chez Albin Michel, 2023)
Nageons-nous en pleine dystopie ? À lire Le déluge, de Stephen Markley, la question se pose sérieusement. Après tout, cela fait des décennies que les scientifiques alertent sur la crise climatique et ses effets sur la biodiversité, les conditions de vie, les clivages sociaux et les équilibres géopolitiques. Mais entre les dilemmes d’action collective, la résistance... Lire la Suite →
Haute-Folie, d’Antoine Wauters (Gallimard, 2025)
« Qu’importe si celui qui s’apprête à briser le silence, si celui qui parle après que toute sa ligne s’est tue, si celui-là est pris pour un menteur ou pour un fou. À ce moment de mon histoire, moi, je ne pouvais plus faire autrement. » Quelle est cette voix qui s’exprime de manière aussi urgente, donnant... Lire la Suite →
Kolkhoze, d’Emmanuel Carrère (P.O.L., 2025)
Encore un roman tourné vers l’histoire personnelle et/ou familiale de l’auteur – rien que dans la sélection finale du Goncourt, ils étaient quatre sur quatre cette année, avec toutes les questions que cela pose : pourquoi préférer la chronique de son propre vécu à la fiction pure ? Pourquoi partir du principe que sa vie et... Lire la Suite →
L’homme qui lisait des livres, de Rachid Benzine (Julliard, 2025)
Journaux télévisés, unes des journaux, pancartes brandies en ville : les images de Gaza nous renvoient à notre impuissance et à notre incapacité à saisir pleinement les drames qui s'y déroulent. À un photographe français en quête du cliché qui provoquera l’émotion dans son pays, Rachid Benzine oppose les mots d’un homme qui lit, sur le... Lire la Suite →
Un jeu sans fin, de Richard Powers (Actes Sud, 2025)
Richard Powers est joueur ! Il avance ses pions lentement mais sûrement, bien malin qui devinera la manière dont ils sont coordonnés. Ses différents fils narratifs progressent comme un banc de poissons : multiples, indépendants, chacun ancré dans un espace et un temps singulier, et pourtant gouvernés par une chorégraphie invisible qui, au terme de leurs... Lire la Suite →
L’œuvre du serpent, de Norman Jangot (Éditions Héloïse d’Ormesson, 2024)
Au départ, j’étais très emballée par le registre, à la frontière entre polar et roman post-apocalyptique. J'en oublie certainement mais à chaud, sur ce créneau stimulant, je ne vois que Chien 51, de Laurent Gaudé. Norman Jangot creuse ce sillon original avec des accents écolos, critiques des dérives du capitalisme et du productivisme, imaginant qu'elles... Lire la Suite →
Il est des hommes qui se perdront toujours, de Rebecca Lighieri (P.O.L., 2020)
« Qui a tué mon père ? À cette question, je crois pouvoir répondre : personne. Non pas en raison d’un jeu de mots aussi retors que celui d’Ulysse, mais en vertu de ce que mon père lui-même a dû se dire, pour peu qu’il se soit senti mourir et qu’il ait vu en face son assassin. Car... Lire la Suite →
Conque, de Perrine Tripier (Gallimard, 2024)
La plume de Perrine Tripier, 25 ans, m'a bluffée dès les premières lignes – limpide, chaque mot ciselé, semblant cristalliser à lui seul un monde n’appartenant qu’à elle. Me voici donc dans un pays tout entier sous la coupe despotique d’un empereur. Martabée, historienne de renom, est appelée à travailler sur ce qui se profile... Lire la Suite →
Ann d’Angleterre, de Julia Deck (Seuil, 2024)
Ann d’Angleterre et moi n’étions pas vraiment destinées à nous rencontrer. Je ne suis généralement pas très adepte du genre de l’autofiction. De surcroît, le dénouement de Propriété privée, seul titre que j’avais lu de Julia Deck, m’avait tellement frustrée que j’étais peu disposée à découvrir ses autres textes. Et pour tout dire, j'étais un... Lire la Suite →