Jim Bouton et les terribles 13, de Michael Ende (1962 pour la version originale en allemand, 2005 pour la traduction de Jean-Claude Mourlevat)

Lu à voix haute en août 2018

Au printemps 2017, nous n’avions fait qu’une bouchée du premier tome des aventures de Jim Bouton. Toute la famille était naturellement curieuse de connaître la suite, mais le deuxième tome était malheureusement épuisé. L’attente a donc été longue jusqu’à ce qu’un exemplaire d’occasion soit proposé à un tarif raisonnable – quand on voit que d’autres exemplaires sont mis en vente à près de 100€, on se demande pourquoi Bayard Jeunesse ne réimprime pas ce roman…

Si ma perception peut avoir été altérée par les nombreux mois écoulés depuis que nous avions fait connaissance de Jim Bouton et de ses amis, il me semble que ce tome 2 est sensiblement différent. On retrouve, certes, avec grand plaisir l’univers loufoque imaginé par Michael Ende et joliment illustré, l’esprit d’entraide et de camaraderie qui règne autour de l’île de Lummerland et les aventures qui ne manquent pas de se succéder à un rythme rapide dès que Jim et Lucas sont dans les parages. Nos deux héros ont fort à faire : Lummerland a urgemment besoin d’un phare, c’est la crise au royaume de la mer, une bande de pirates menaçant sévit dans la région et Jim n’a toujours pas élucidé la question de ses origines…

Le roman se nourrit de son intrigue qui n’a pas manqué de captiver nos garçons qui – fait rare ! – n’ont pas résisté au suspense et ont achevé cette lecture chacun de son côté pour avancer plus vite. Le charme de ce livre provient également de la drôlerie des dialogues, mais aussi de l’incroyable inventivité de l’auteur qui nous entraîne des profondeurs marines au cœur d’un cyclone après avoir franchi le sommet des montagnes les plus hautes à l’aide d’un engin volant improbable, et à la rencontre de fabuleuses créatures aquatiques, d’un être de feu désappointé et d’une bande de pirates semblant souffrir d’une certaine dyslexie… Le nombre de personnages est plus important que dans le premier tome et la séquence des péripéties plus complexe, si bien que l’ensemble permet au lecteur de grandir avec Jim.

Pour toute ces raison, ce roman a remporté l’adhésion la plus franche d’Antoine et de Hugo. Pour ma part, tout en reconnaissant ces qualités, j’ai été frappée par le cantonnement des personnages féminins… dans la cuisine ! Les héros masculins désapprouvent l’aspiration de l’intrépide princesse Li Si à les accompagner dans leurs aventures – et l’histoire leur donne évidemment raison (elle finira heureusement par « apprendre la cuisine et le ménage auprès de Mme Comment » et par s’en tenir là…). J’ai aussi trouvé un peu surprenant qu’une histoire aussi farfelue se termine par un mariage princier, associant plusieurs dynasties. Il faut probablement considérer ce livre dans son contexte de parution, au tout début des années 1960. En 1973, cinq ans après le tournant de mai 1968, Michael Ende écrira le très beau roman Momo dont l’héroïne est une petite fille incroyablement libre et courageuse. Et pour rendre complètement justice à Jim Bouton et les terribles 13, reconnaissons que l’ouvrage prône par ailleurs la paix, le dialogue, les métissages et la reconnaissance de chacun – en témoigne le destin merveilleux du demi-dragon Nepomuk… En dépit de mes réserves, j’espère donc que ce roman sera réédité. Ce n’est pas si fréquent de trouver de vrais romans si construits et élaborés, tout en étant accessibles à des lecteurs très jeunes.

Extraits

« Les flammes dansèrent encore un peu, là-bas, dans un coin de la caverne géante, puis elles rapetissèrent, avant de mourir tout à fait. Les deux amis retinrent leur respiration. Désormais, ils étaient plongés dans les ténèbres de la grotte. »

« Il tira sur la rêne de droite, le tisonnier se positionna entre les deux blocs et la force magnétique commença à entraîner Emma. La locomotive s’élança à la poursuite de l’aimant, qu’elle ne pouvait bien entendu pas rattraper ; et c’est ainsi qu’elle avançait, mue par une force irrésistible.
– Ça marche ! s’écria Jim. Hourrah ! Ça marche ! »

« – Mais alors, bredouilla-t-il, pourquoi ne m’a-t-il pas chassé d’ici ?
– Tout simplement parce qu’il a peur de toi, répondit Lucas.
Les yeux de Nepomuk sortirent presque de leur orbite :
– Peur de moi ? C’est vrai ? L’horrible géant a peur de moi ?
– Oui, confirma Jim, c’est ce qu’il nous a dit.
– Si c’est comme ça, dit Nepomuk, ce géant m’est très sympathique, finalement. Dites-lui que j’aurai grand plaisir à le voir trembler de peur devant moi… »

Bayard Jeunesse, 17,90€

jim bouton terribles 13

Hugo de la nuit, de Bertrand Santini (2016)

Lu à haute voix en mai 2018

Alors, bienvenue Hugo, dans un monde plus magique que le plus magique des rêves !

Laissez vous tenter par la couverture splendide de Hugo de la nuit et ouvrez ce conte moderne ahurissant ! Effrayant dès les toutes premières pages, il nous entraîne dans un décor spectral de garrigues et de vallons, au creux d’une nuit d’été où tout, absolument tout peut arriver… Imaginez qu’un vivant se retrouve brusquement parmi les morts, voire que les morts aient l’opportunité de revenir une heure à la vie… Une dose de magie, mêlée à un soupçon d’histoire et à un voile de secret : Hugo parviendra-t-il à survivre aux périls terribles qui le guettent, lui et sa famille ?

Tous les ingrédients sont réunis pour produire un cocktail détonnant. L’intrigue est passionnante et nous conduit à travers la nuit, de la première à la dernière page – même si Bertrand Santini se permet de petites digressions autour d’anecdotes souvent délirantes… Rebondissements et coups de théâtre se multiplient aux moments où l’on s’y attend le moins. Les personnages, vivants et morts, sont pour le moins hauts en couleur et leurs dialogues (souvent géniaux !) font vibrer le roman d’une énergie communicative.

Ce qui fait la particularité du roman, c’est pourtant sa capacité à nous faire rire (à gorge déployée dans le cas d’Antoine et de Hugo) des questions les plus graves – et avant tout de la mort. Deuil, suicides, meurtres motivés par les motifs les plus sombres, alcoolisme, cadavres en décomposition, mares de sang, intoxication spectaculaire aux champignons hallucinogènes… Aucun détail ignoble ne nous est épargné. Au final, je n’oserais jamais offrir ce roman à d’autres enfants (je ne sais pas si j’aurais amorcé cette lecture à des enfants de 7 et 8 ans si j’avais su !), mais ce moment de partage a incontestablement permis de dédramatiser le sujet et a laissé tout le monde d’excellente humeur. Force est de constater que cela fait du bien de rire de tout cela !

Si bien que je me suis demandé si Bertrand Santini ne nous livre pas un métadiscours sur l’art de ne pas dissimuler les choses aux enfants, à travers la bouche de la mère du héro : « Il y a une chose que je n’écris pas dans mes livres, tu sais ? Une vérité qu’il est inutile de raconter aux enfants. Le monde est un endroit cruel, injuste et absurde. Je le cache non pas pour mentir ou tricher, mais parce que je crois que les histoires sont faites pour consoler et donner du courage. Mais quoi qu’on écrive, quoi qu’on invente, le monde demeure cruel, injuste et absurde. Nous avons eu cette chance, longtemps, de le tenir à distance. Mais il nous a retrouvés. »

En refermant ce livre, on se dit qu’il s’agit d’un très bel hymne à la vie et à la vérité.

 

Extraits

« L’émotion le submergea lorsqu’il songea à ses parents, son chien, sa nounou et tous ces êtres encore prisonniers de la terre. Hugo aurait voulu redescendre pour leur annoncer que tout allait bien, que la vie n’était pas si sérieuse et la mort pas si méchante. »

« – Monsieur, ce n’est guère le moment de s’exprimer en rimes, alors que chaque instant nous rapproche d’un crime !
– Vous en faites aussi !
– De quoi ?
– Des rimes !
– Je voulais simplement dire, s’emporta Nicéphore, qu’en situation de crise, la poésie n’est pas de mise !
– Mais vous faites exprès ou quoi, avec vos rimes à la noix ! hurla Cornille.
– Tiens ! Vous rimez aussi ! remarqua le sorcier. »

« – Vous vous êtes fait mal, maman ?
– Oui ! C’est affreux ! C’est piquant ! C’est glacé ! C’est brûlant !
– C’est la vie ! répliqua son fils d’un ton fataliste et subtilement satisfait. »

« Monsieur nous pique une crise au prétexte qu’il est mort ! Il y a tout de même pire dans la vie ! »

« Vivre sur terre
C’est bon pour les légumes
Moi je veux de l’air
Et vivre comme une plume »

Grasset Jeunesse, 13,50€

hugodelanuit

Monsieur Kipu, de David Walliams (2009 pour l’édition originale en anglais, 2012 pour la traduction française)

Lu en avril 2018

Intriguée par le succès des romans du prolifique David Walliams qu’Antoine dévore de manière compulsive, j’ai proposé aux garçons et à ma nièce de six ans qui nous avait rejoints pour quelques jours de vacances, de lire à haute voix son deuxième livre, Monsieur Kipu.

Le roman entre en matière on ne peut plus directement : « M. Kipu puait. Il empestait. Il cocottait. Il schlinguait. Et si le verbe ‘schmoutter’ figurait dans le dictionnaire, on écrirait ici qu’il schmouttait. Il était le pueur putride le plus pestilentiel qui ait jamais existé sur Terre. Une odeur pestilentielle est la pire des odeurs ; la pestilence est pire qu’un remugle ; un remugle est pire qu’un relent ; et un relent peut déjà suffire à vous faire plisser le nez. Mais si M. Kipu puait, ce n’était pas sa faute. Car voyez-vous, c’était un clochard. »

Chloé, douze ans, déborde d’imagination, mais se sent bridée par l’atmosphère oppressante de son école privée qui se double de la tyrannie exercée à la maison par une mère ultra-conservatrice et obsédée par la distinction sociale. En dépit de cette éducation, Chloé est irrésistiblement intriguée par M. Kipu, ne pouvant s’empêcher de s’imaginer les biographies les plus rocambolesques : le sans-abri ne serait-il pas un « vieux marin héroïque » qui se serait révélé incapable de s’adapter à la vie sur le plancher des vaches, ou un ancien chanteur d’opéra qui aurait perdu sa voix, ou encore un « agent secret russe, habilement déguisé en clochard pour épier les habitants de la ville » ?

Un beau jour, prenant son courage à deux mains, Chloé va parler à M. Kipu. Elle ne soupçonne pas à quel point cette rencontre va bouleverser sa vie. Car, comme le dit joliment M. Kipu, les statistiques sur les milliers de sans-abris cachent des destins singuliers et parfois inattendus. D’où tire-t-il ses belles manières, sa petite cuillère en argent et son mouchoir monogrammé ? L’amitié qui se tisse entre la jeune fille et M. Kipu passera-t-elle inaperçue ? Finira-t-il par prendre une douche ? Chloé pourra-t-elle trouver sa place dans sa famille – mais aussi contrer les politiques répressives à l’égard des sans-abris qui font l’objet de promesses électorales en vue des élections législatives imminentes ?

David Walliams parvient à parler aux enfants d’un sujet grave en le traitant avec humour et en multipliant les rebondissements. L’intrigue est étonnamment gaie et drôle, voire burlesque, lorsqu’elle tourne en dérision les stratégies de distinction sociale d’une bourgeoisie caricaturale et son mépris des plus vulnérables. L’ironie et la comédie, sublimées par les illustrations de Quentin Blake, ne rendent que plus touchants les dialogues entre M. Kipu et de Chloé, qui donnent au roman une bonne dose d’optimisme et le rendent adapté à de (très) jeunes lecteurs : la fraîcheur (bien que le mot ne soit peut-être pas le mieux choisi !), la sincérité et l’intégrité de nos deux protagonistes triomphent en effet toujours de l’hypocrisie, de l’intolérance et de l’aliénation qui minent nos sociétés.

Extraits :

« Cloîtrée dans sa chambre, elle imaginait toutes sortes de fables fantastiques : M. Kipu était peut-être un vieux marin héroïque qui avait gagné des dizaines de médailles du courage, mais s’était révélé incapable de s’adapter à la vie sur le plancher des vaches. Ou peut-être était-il un chanteur d’opéra mondialement célèbre qui, un soir, après avoir poussé la note la plus aiguë d’une aria à l’Opéra royale de Londres, avait perdu sa voix et n’avait plus jamais pu chanter. À moins qu’il ne soit en réalité un agent russe, habilement déguisé en clochard pour épier les habitants de la ville ».

« Voilà, je voudrais bien savoir : pourquoi vivez-vous sur un banc, et pas dans une maison comme moi ?
M. Kipu remua un peu et fit une drôle de tête.
– C’est une longue histoire, ma chère. Je te la raconterai peut-être un autre jour. »

« – J’ai ici une étude statistique selon laquelle le Royaume-Uni compterait plus de cent-mille sans-abris. Pourquoi, à votre avis, tant de gens vivent-ils dans la rue ?
Le clochard se racla légèrement la gorge.
– Et bien, pardonnez ma franchise, mais je dirais que le problème vient sans doute justement du fait que nous sommes considérés comme une statistique et non comme des êtres humains. »

Éditions Albin Michel, 12,50€

Monsieur-Kipu

Plodoc, diplodocus de choc, de Max Kruse (1969 pour l’édition originale en allemand)

Lu en février 2018

Un œuf de dinosaure, surpris par une période glaciaire avant d’éclore, s’est conservé pendant des millions d’années. Il s’agit d’un œuf de plodoc – espèce à la croisée entre dinosaures et mammifères dont seul le Professeur Habakouk Tibatong a identifié l’existence. Or, le professeur n’est pas pris au sérieux dans la communauté scientifique comme dans son voisinage, où l’on regarde d’un mauvais œil ses expériences révolutionnaires d’enseignement de la parole aux animaux. Contraints à l’exil, le professeur, son fils adoptif Tim et Woutz, leur truie – aussi douée pour parler que pour les tâches domestiques – s’installent sur l’île de Titiwou. Là, le professeur poursuit avec succès ses expériences auprès des autochtones : Vava le varan, Ping le pingouin, Mastoc l’éléphant de mer et Pelik le pélican. Le quotidien de tout ce petit monde est bouleversé un beau jour, lorsqu’un iceberg à la dérive s’avère renfermer un mystérieux œuf. Comment se comportera le jeune Plodoc ? La fine équipe de l’île de Titiwou parviendra-t-elle à le protéger des sceptiques et des curieux qui semblent lui en vouloir ?

Cette histoire farfelue se nourrit d’abord de rebondissements tous plus inattendus les uns que les autres : dans ce monde où pingouins et cochons cohabitent comme si cela allait de soi, on finit par ne plus s’étonner de rien. Mais le charme et l’humour du roman viennent surtout de la loufoquerie des animaux dont les accents et les petits problèmes de prononciation rendent la lecture à voix haute très réjouissante. Tous singent des types de personnages – Woutz une ménagère un peu obtuse, Mastoc un grand mélancolique, Vava et Ping deux camarades de classes, complices mais parfois aussi un peu jaloux l’un de l’autre… Le roman devient même franchement satirique lorsqu’il s’agit de tourner en dérision les monarques déchus et les scientifiques imbus d’eux-mêmes. Face à eux, tous les amis de Plodoc font preuve d’une grande complicité et relèvent les défis dans un bel élan collectif !

Selon l’hebdomadaire allemand Die Zeit, les aventures de Plodoc se sont vendus à plus de 800.000 exemplaires à travers le monde ! Quel dommage que ce grand classique de la littérature jeunesse allemande ne soit pas plus connu en France. Sur la douzaine d’épisodes que compte la série originale, seuls cinq ont été traduits – et épuisée, cette série n’a malheureusement pas été rééditée. Nous avons eu la chance de parvenir à mettre la main sur des exemplaires d’occasion de trois des épisodes. La lecture du premier s’est révélée hilarante! Si vous en dénichez aussi, n’hésitez pas à les partager avec de (très) jeunes lecteurs ou auditeurs. À défaut, une adaptation cinématographique a été proposée en 2006.

Les-Aventures-De-Impy-Le-Dinosaure

Extraits

« Habakouk Tibatong venait de passer une nuit entière à travailler […]. Il écrivait encore alors que le jour commençait à poindre. Mais il rédigeait une lettre féroce destinée à son ennemi le professeur Cymbalski, directeur du Muséum d’histoire naturelle de Mikroskov. Tibatong était à nouveau entré dans une violente colère à cause de lui. Le professeur Cymbalski avait en effet écrit un texte pour un journal spécialisé dans l’étude des animaux préhistoriques, et dans lequel il signifiait publiquement que le « Plodoc » d’Habakouk Tibatong n’existait que dans l’imagination débordante de ce malheureux professeur. Tibatong en était extrêmement courroucé. Il venait de prouver, avec beaucoup de clairvoyance, que les membres de la famille Plodoc se trouvaient à mi-chemin entre les dinosauriens et les mammifères, et il avait truffé sa démonstration de nombreux mots grecs et latins. »

« L’œuf vibra et trembla. On s’agitait à l’intérieur. Il se balança de plus en plus fort, et l’impatience se fit de plus en plus insupportable. L’œuf se fendit tout à coup. Une curieuse tête chiffonnée perça. Elle avait les yeux fermés, un cou qui s’allongeait démesurément… Le corps se dégagea, la coquille vola en éclats. Une créature fripée apparut. Sa peau ratatinée était couverte d’un liquide visqueux et de bribes de coquilles. »

Bibliothèque rose, disponible seulement d’occasion.

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Max et son art, de David Wiesner (2011 pour l’édition française)

Lu en 2015 (et beaucoup relu depuis !)

Premières pages disponibles en feuilletage en ligne ici.

Nous lisons plutôt des romans ces derniers temps, mais nous adorons aussi les albums et il était temps de parler aussi d’eux sur ce blog ! Ouvrons donc le bal avec Max et son art, l’un de nos plus grands coups de cœur de ces dernières années. Arthur, peintre accompli, espérait bien mettre à profit sa journée pour créer un chef d’œuvre, mais c’était compter sans Max qui insiste pour s’initier à la peinture mais qui est vite dépassé par sa créativité délirante. Exaspéré par l’insistance du petit lézard déchaîné qui ne sait pas comment s’y prendre, Arthur finit par lui suggérer de « le » peindre : une idée que Max prendra au pieds de la lettre…

Remarqué par les enfants sur un rayon de la bibliothèque, nous avons emprunté cet album que nous avons lu et relu avec des attaques de fou-rire garanties à chaque lecture. Tant et si bien que nous avons prolongé l’emprunt… pour finalement acheter l’album et pouvoir en profiter indéfiniment. Le succès est assuré aussi quand nous le partageons avec d’autres lecteurs, comme l’année dernière, à la kermesse de l’école maternelle.

Les illustrations de l’album sont splendides, très vivantes et truffées de petits détails et personnages hilarants qui ont continué à nous émerveiller au fil des lectures. Le comique vient de là, évidemment, mais aussi des situations imaginées par David Wiesner, comme lorsque Max a l’idée géniale d’aller chercher un ventilateur. Le tour que prend la séance de peinture est surprenant – presque surréaliste – mais jouissif : on a aussitôt envie de se saisir d’un peau de peinture et d’en mettre partout ! Et la morale de l’histoire, s’il y en a une, est décomplexante : folie, maladresse et imagination débridée peuvent parfois nourrir les créations les plus inattendues !

Éditions Circonflexe, 13,50€

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Max et son art