Toni, de Philip Waechter (Rue de Sèvres, 2019)

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Toni_extrait 1.jpgQuel gamin n’a-t-il pas rêvé de posséder enfin [tel objet] indispensable, agrémenté des gadgets les plus astucieux et d’un design dernier cri ? Il faut dire que les publicitaires ne renoncent à rien pour vendre du rêve aux enfants et faire céder cette cible facile aux sirènes du consumérisme… Toni, lui, désespère de porter un jour des chaussures de football clignotantes du légendaire joueur Renato Flash. Mais voilà, non seulement sa mère ignore tout de Renato Flash, mais elle s’obstine à prôner des valeurs anti-consuméristes, allant même jusqu’à envisager de fêter Noël sans cadeaux ! Toni décide donc de prendre les choses en main et de gagner lui-même de quoi acheter ses chaussures. Et il ne manque pas d’idées et de ressources pour en venir à ses fins !

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L’auteur-illustrateur Philip Waechter est déjà très connu en Allemagne, notamment pour ses jolis albums jeunesse dont plusieurs ont été traduits en français (Nos grandes vacances (sous une petite tente), Papa pas à pas, À deux, c’est tellement mieux…). Il se lance ici avec bonheur dans la bande-dessinée avec un album au charme enfantin. Amusant, agréable, facile à lire grâce au chapitrage court qui dynamise le récit, il ravira tous les enfants qui retrouveront sans aucun doute des situations qui leur sont familières. Le trait est tendre et plein de vie, dans la droite ligne des dessins de Sempé – même si j’ai été déroutée par le choix de placer chaque chapitre sous le signe d’une couleur particulière. Les personnages sont attachants : difficile de résister à la gentille obstination de Toni, à l’énergie de sa troupe de copains indéfectibles ; à la mère aussi, qui sait si bien faire grandir son fils avec bienveillance.

On rigole de bon cœur des distractions et des embûches qui compliquent le projet de Toni – comme lorsqu’il tergiverse douloureusement à l’idée de vendre son vieux camion au marché aux puces… Mais au-delà des petites blagues, les péripéties de Toni entrent en résonance avec des questions bien de notre temps, pointant les dérives du consumérisme, la valeur des liens amicaux et familiaux. Mais aussi celle de l’effort et du travail, un thème finalement peu traité dans l’album contemporain. Cette BD est aussi un bel hommage à l’enfance en Allemagne, où les horaires d’école laissent énormément de temps libre et de latitude pour donner libre cours à sa créativité entre copains… Tous ces thèmes ont énormément parlé à Antoine et Hugo qui se sont délectés de cette lecture.

Une chouette BD à la fois légère et sérieuse, incontournable à l’approche de la période de Noël. Une grande réussite qui méritait amplement sa place dans la shortlist du plus grand prix allemand de littérature jeunesse !

Lu en octobre 2019 – Rue de Sèvres, 12€

Petit renard, d’Edward van de Vendel et Marije Tolman (Albin Michel Jeunesse, 2019)

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Attention, attention ! Autant vous prévenir tout de suite : nous avons ici à faire à un livre très, très singulier. Un album enchanteur, moderne, intemporel qui nous entraîne dans une déambulation sur la crête des dunes… et de la vie. Une promenade mêlant poésie et philosophie – tant le petit renard de l’album porte en lui de choses universelles.

Petit renard_extrait 2.jpgL’histoire est donc celle d’une adorable boule de poils orange vif qui vagabonde dans un paysage côtier, s’émerveille des mille et unes beautés qui s’épanouissent au creux de la dune, se laisse aller au jeu de poursuivre les mouettes ou d’imiter les canards sauvages, observe d’un air inspiré les allers et venues de la famille de blaireaux et des autres animaux qui peuplent la forêt de pins… Tout à sa contemplation, le petit renard chute et plonge dans un rêve bouleversant d’intensité : toute une vie de petit renard condensée sous forme d’impressions fortes et de moments marquants. La chaleur de sa mère et des autres renardeaux, l’exaltation des premières sorties du terrier, l’immensité du monde, l’émerveillement des sens et le délice des premiers frissons… Où ce rêve le mènera-t-il ? Et quel est cet étrange petit garçon roux qui ressemble à Petit renard comme un alter ego et qui semble veiller sur lui comme un ange gardien ?

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Chaque mot du texte résonne, comme les lignes d’une comptine, évoquant intensément la force et la subtilité de sensations qui parlent : la caresse d’une bourrasque de vent ; l’odeur des pins et de la mer ; ou encore la saveur de l’inconnu. Ces mots sont magistralement portés par les illustrations de Marije Tolman qui mêle la beauté teintée de mélancolie de grandes photographies aux couleurs passées et la tendresse de dessins vibrants de vie et de malice.

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Le charme opère irrésistiblement. La lecture de Petit Renard a été intense pour mes deux garçons et moi : une expérience tour à tour étrange, captivante, inquiétante et réconfortante comme un terrier bien chaud.

Un album inoubliable en forme d’ode aux rêves avec un grand « R », à la nature, à la vie, aux expériences qui nous font grandir.

Merci beaucoup à Pepita d’avoir attiré mon attention sur cette merveille et à l’éditeur de nous avoir permis de la découvrir en famille !

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Lu à voix haute en octobre 2019 – Albin Michel Jeunesse, 15,90€

Toute une vie en chiffres, de Bruno Gibert (Actes Sud Junior, 2019)

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Je l’ai déjà constaté ici : Bruno Gibert a le don de parler de façon simple et percutante de tout ce qui nous dépasse. Avec cet album, qui sort aujourd’hui, il s’attaque à une question de taille : qu’est-ce qu’une vie ? Pas facile pour les enfants de prendre conscience que la vie a un début et une fin. Pas évident non plus pour nous de répondre à leurs questions et angoisses, tant il nous est nous-mêmes difficile de prendre la mesure de ce que représente une vie…

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Bruno Gibert offre une série de pistes avec un parti pris original et intelligent : ces éléments sont présentés sous forme de chiffres illustrés. L’idée est simple, mais lumineuse : prendre pour étalon une vie de 90 ans, nous permettant de réaliser ce que cela représente en moyenne à travers différents indicateurs tous plus évocateurs les uns que les autres… Une vie, c’est souffler 90 fois son gâteau d’anniversaire. C’est 492 dimanches et 32850 jours. Mais c’est aussi 30 années de sommeil, 11000 heures passées aux toilettes, 50000 litres d’eau bus, etc. Une vraie mine d’informations ! Mais n’insistez pas, je ne vous dévoilerai pas combien une vie compte de litres de sueur, de mètres de cheveux, d’heures passées à téléphoner, à étudier, à travailler ou à se déplacer…

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Certains chiffres donnent le vertige (4 milliards de battements de cœur !), d’autres nous rendraient presque mélancoliques – on ne naît et on ne meurt qu’une fois, et on passe un sacré temps accaparé par des questions purement matérielles. Alors bien sûr, il s’agit de valeurs moyennes dont la pertinence est sans doute limitée si on s’éloigne du contexte français et occidental – ou masquant comme toutes moyennes d’immenses disparités. Mais l’exercice n’en reste pas moins fascinant et donne à réfléchir sur le temps disponible, l’urgence de définir des priorités, mais aussi l’empreinte écologique d’une vie humaine…

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Cet album offre un plaisir ludique intense en permettant de prendre précisément la mesure de phénomènes difficiles à appréhender intuitivement. Voilà qui a énormément parlé à Antoine et Hugo qui ont pu donner libre cours à leur passion parfois épuisante, mais obstinée, pour les chiffres… Ils en sont restés bluffés : « Mais comment a-t-il pu calculer cela ? » Cerise sur le gâteau, l’auteur explique sur la double page finale les bases de ses calculs, sources à l’appui. De quoi ravir les garçons qui ont évidemment aussitôt entrepris de tout vérifier !

Un album ludique, poétique, vertigineux, qui interroge notre condition d’être vivant, l’immensité et la brièveté de la vie. Renversant !

Lu à voix haute en octobre 2019 – Actes Sud Junior, 14,90€

Le tsarévitch aux pieds rapides (de Victor Pouchet, illustrations de Violaine Leroy, 2019)

« On dirait qu’il avance projeté par un espoir qui ne connaît ni pause ni introspection, ses ombres mêmes brillent de promesses. »

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Ce petit roman nous déroute, nous fait rire et pleurer, nous donne à réfléchir à la manière des contes. Un conte étonnant, dans lequel des objets modernes font intrusion dans un univers russe traditionnel peuplé de tsars, d’un alchimiste et d’une sorcière…

Un conte qui nous parle de tous ces « enfants pas comme les autres », inexorablement en décalage, d’une manière ou d’une autre. Et oui, quand on fait tout plus vite que tout le monde, la vie n’est pas simple, même quand on est le tsarévitch – le fils unique du tsar ! Mais il y aurait aussi le cas de celles et ceux qui font tout plus lentement, ou dans un ordre différent – ou qui ont tout simplement du mal à trouver leur place. De quoi tourmenter le vieil alchimiste impérial ! Et pourtant, ce livre suggère qu’il est bon de laisser du temps au temps et de ne jamais cesser de rêver : il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie…

Nous avons découvert cette histoire dans le cadre d’une lecture à voix haute, d’un seul trait. L’absurdité des chiffres des premières pages nous a beaucoup amusés, la suite nous a captivés et la suite nous a touchés différemment : les enfants ont été touchés par la solitude du tsarévitch et par la fin de l’histoire. Pour ma part, je l’ai trouvée belle et optimiste, ils l’ont ressentie comme triste…

Un joli conte, donc, porté par une écriture vive et rythmée comme une comptine. La réflexion sur le temps et la difficulté à trouver sa voie en dehors des sentiers battus de la normalité parlera sans aucun doute à beaucoup de lecteurs.

Extraits

« On considéra que c’était un prodige car le petit Ivan était né tout juste exactement pile-poil parfaitement au beau milieu de l’année : à la douzième heure du 1er juillet, au mitan du 182e jour d’une année qui en compta 365, au fin fond de la Russie comme partout ailleurs. Et puis la merveille était double : tout le monde pensait en effet qu’Ivana jamais ne pourrait avoir d’enfant et le tsar lui-même pleurait en voyant année après année les cheveux d’Ivana blanchir et son ventre ne grossir pas. Bien qu’elle fût âgée d’exactement 59 ans et 4 mois, l’heureux événement s’était pourtant confirmé : la tsarine était enceinte d’un prince. Lorsque naquit Ivan, les astrologues impériaux et les mathématiciens officiels firent le calcul : Ivana avait mis au monde le petit Vania à l’âge de 22 222 jours (c’est-à-dire exactement 60 ans). « C’est si tardif ! » dirent les uns. « C’est un miracle miraculeux ! » s’enthousiasmèrent les autres. « Comme les choses sont bien faites et arrivent à temps pour les tsars, les tsarines et les tsarévitchs ! » se réjouissait-on. »

« Vania, Tsarévitch-aux-pieds-rapides, au fond de son cœur, était triste, et seul, et maladroit. Dès qu’il essayait d’exprimer sa pensée, celle-ci avait déjà disparu. Il ne pouvait jamais s’arrêter d’avancer et n’arrivait pas à avoir de vraie conversation avec les autres. Il avait l’impression de marcher sur un tapis roulant infini tandis que les autres piétinaient enfoncés dans une profonde marmite de glu. Ivan aurait voulu être scotché comme tout le monde dans cette profonde marmite de glu. »

Lu à voix haute en juin 2019 – L’école des loisirs, 12 €

D’ici, je vois la mer (de Joanne Schwartz et Sydney Smith, 2019)

« Je pense à la mer, je pense à mon père. »

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Dès la couverture, le contraste entre ombre et lumière nous coupe presque le souffle. Et au fil des pages, comme nous découvrons le quotidien de cette famille de mineurs des années 1950, on reste estomaqué par le choc entre l’océan scintillant de lumière, s’étendant à perte de vue et la noirceur de la mine, sous la mer, qui défigure la côte et semble écraser les ouvriers.

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C’est un petit garçon qui nous raconte cette vie, partagée entre la beauté de la mer, qu’il ne se lasse pas de contempler, de scruter, de côtoyer et de respirer, et les pensées lancinantes pour son père qui creuse à longueur de journée pour trouver du charbon. Pour son grand-père, aussi, qui exerçait déjà le même métier. Le contraste est, une fois encore, implacable entre l’horizon infini de l’océan et le fatalisme de ce jeune garçon : « Un jour, ce sera mon tour. Je suis fils de mineur. Dans ma ville, c’est comme ça. »

Le texte est très beau, tout en retenue. Porté par des illustrations pleines de sensibilité, il évoque avec subtilité la centralité de la mine et sa prise sur la vie des habitants, heure après heure, génération après génération. La note finale de l’auteur permet d’en savoir plus sur la vie dans les villages miniers. Un album émouvant, qui donne à réfléchir.

Ce livre a beaucoup intéressé, et même impressionné mes garçons qui ont réalisé qu’au début du 20ème siècle, l’aîné aurait déjà eu l’âge de descendre dans la mine… Un grand merci à ma mère de nous avoir permis de découvrir ce bel album ! L’occasion pour nous d’évoquer l’histoire des mines du Pas-de-Calais qui est aussi l’un des fils de notre histoire familiale.

Lu à voix haute en juin 2019 – Didier Jeunesse, 16€

L’oiseau de vérité. Un conte musical, interprété par Jean-Jaques Fdida et Jean-Marie Machado. Illustrations de Régis Lejonc

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Lors d’une chasse en forêt, un prince rencontre trois belles jeunes filles qui évoquent à voix haute leur vie rêvée. Exauçant le vœu de chacune, il épouse la plus jeune qui lui donne deux fils et une fille dont le front est orné d’une étoile ou d’une lune d’or. Mais à la naissance de chacun, la mère du roi, qui n’accepte pas ce mariage, jette le nouveau-né par la fenêtre et le remplace par un animal. Adoptés par une famille pauvre, les enfants grandissent et se posent de plus en plus de questions sur leurs origines. Un seul moyen de percer le mystère : parvenir à trouver et à interroger l’oiseau de vérité. Une quête longue et périlleuse…

L’oiseau de vérité est incontestablement l’un de nos livres lus préférés. L’interprète est un conteur hors-pair qui sait nous happer dès les premières secondes d’écoute. Et surtout, le merveilleux accompagnement au piano porte le récit avec beaucoup de force. Un livre-CD incontournable, que nous avons réécouté d’innombrables fois !

Sur mon île (de Myung-Ae Lee, 2019)

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La littérature, et la littérature jeunesse en particulier, offre souvent une parenthèse de rêve, une opportunité de faire abstraction des préoccupations quotidiennes et de s’évader dans des mondes imaginaires où tout est possible… Elle peut aussi permettre de parler de la réalité, des splendeurs et des misères du monde réel avec les enfants – parfois plus aisément qu’en les abordant de façon frontale. Car les petits sont sensibles au monde qui les entoure. Ils perçoivent les grandes questions de société et l’actualité, sans toujours être armés pour les décoder. Ce contexte est pourtant souvent essentiel car il préoccupe les adultes autour d’eux, mais aussi dans la mesure où il affecte leurs comportements et motive certains principes de vie. Par exemple, il n’a pas toujours évident de faire comprendre à nos enfants pourquoi nous consommons le moins possible et en privilégiant, dès que la situation le permet, les matériaux durables et les objets d’occasion… Nous sommes évidemment soucieux de les préserver des réalités sociales trop dures. Mais impossible de leur expliquer pourquoi nous ne achetons pas de jouets en plastique sans leur parler de surconsommation, de déchets et de pollutions.

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Sur mon île est un album précieux qui permet précisément de parler, à hauteur d’enfant, du « continent de plastique » qui grandit dans l’océan Pacifique, alimenté par les déchets au gré des courants marins. Nous découvrons cette gigantesque décharge à travers la perspective d’un oiseau qui évoque la consommation massive d’objets en plastique qui paraissent à première vue inoffensifs. Mais dont on perçoit bientôt, grâce à un jeu subtil sur les couleurs, la dissémination dans les cours d’eau et le milieu marin – dévastatrice pour le paysage, mais aussi pour les animaux… Les mots sont d’autant plus touchants qu’ils sont simples. Et pourtant, les dessins de Myung-Ae Lee sont si splendides et densément évocateurs qu’ils se suffiraient presque à eux-mêmes. Avec intelligence, il donnent beaucoup à réfléchir à notre portion de responsabilité individuelle dans ce drame écologique…

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Myung-Ae Lee prend donc ses jeunes lecteurs au sérieux, mais parvient parfaitement à se placer à hauteur d’enfant. Parce que le ton de l’oiseau-narrateur reste sobre et ne verse à aucun moment dans le pathos. Parce que les dessins permettent de montrer la réalité en choquant moins qu’une photographie. Parce que les initiatives prises pour limiter l’ampleur des dégâts sont évoquées, elles-aussi. Parce que la nature reste belle et continue de fourmiller de vie sur chacune des illustrations de l’album. Parce que la mort des animaux n’est pas explicitement évoquée – l’album se prête à des prolongements sous forme d’échange avec les parents qui jugeront ce que leur enfant peut entendre et sous quelle forme…

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Sur mon île_détail.jpgUn album fort, émouvant et important, qui a su captiver mes deux garçons, mais aussi mes deux nièces plus jeunes, dont l’une est en maternelle. Tous l’ont dévoré avec curiosité et l’ont beaucoup apprécié, ce qui ne m’a pas étonnée. Les enfants aiment quand le monde leur est rendu intelligible… Sur mon île montre qu’il est possible de parler avec eux des questions les plus terribles. Le souffle poétique, la densité du texte et la sensibilité des illustrations en font un modèle en la matière.

Lu à voix haute en mai 2019 – La Martinière Jeunesse, 13,90€