Septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, février. Au hasard des moments volés au train-train de l’existence, Rosa écrit son journal. La collégienne extériorise en les écrivant les milliers de choses qui bouillonnent en elle. Les entrées de son journal sont courtes (parfois très) et disparates : scènes du quotidien, poèmes, réflexions, ressentis bruts, coups de gueule, déclarations... Lire la Suite →
L’Effet Titanic, de Lili Nyssen (Les Avrils, 2022)
D’emblée, la plume de Lili Nyssen nous enveloppe et nous propulse au cœur de l’adolescence : fébrilité, intensité, fil du rasoir entre souveraineté et fragilité. Flora vit au Havre côté plage, Zak côté béton. Entre eux, l’attraction est immédiate. Il y a le vertige des débuts, la distension des liens, mais aussi le récit de ce... Lire la Suite →
La fille du phare, de Annet Schaap (L’école des loisirs, 2022)
Quatrième de couverture intrigante, couverture bleutée un brin étrange, citations d’Andersen et de Brecht en épigraphe… Ce roman néerlandais avait de quoi piquer notre curiosité ! D'emblée, une tragédie semble se nouer : la tempête monte, le phare ne s’allume pas, un bateau fait naufrage. Responsable du désastre, le gardien de phare est incarcéré et sa fille... Lire la Suite →
Renversante, de Florence Hinckel (L’école des loisirs, 2019)
Le procédé n’est pas entièrement inédit (pensons par exemple au roman Le Pouvoir, de Naomi Alderman), mais il n’en est pas moins redoutablement efficace : Florence Hinckel imagine une société miroir de la nôtre où les rapports de genre seraient inversés – où, donc, les femmes domineraient. Pour faire plaisir à son père et pour le... Lire la Suite →
Moi, ce que j’aime, c’est les monstres. Livre Premier, d’Emil Ferris (Monsieur Toussaint Louverture, 2018 pour la traduction française)
Fascinant. Ce roman graphique qui se donne à lire comme le journal de Karen Reyes, 10 ans, est de ceux qui marquent. Ces 416 pages exécutées au stylo à bille (!) mêlent drame familial, manifeste artistique, témoignage historique et enquête criminelle, pulvérisant tous les codes pour nous aller droit au cœur. Pas facile d’être une... Lire la Suite →
Cher connard, de Virginie Despentes (Grasset, 2022)
« Cher connard,J’ai lu ce que tu as publié sur ton compte Insta. Tu es comme un pigeon qui m’aurait chié sur l’épaule en passant. C’est salissant, et très désagréable. Ouin ouin ouin je suis une petite baltringue qui n’intéresse personne et je couine comme un chihuahua parce que je rêve qu’on me remarque. Gloire aux... Lire la Suite →
Mon mari, de Maud Ventura (L’iconoclaste, 2021)
« J’aime mon mari comme au premier jour, d’un amour adolescent et anachronique. Je l’aime comme si j’avais quinze ans, comme si nous venions de nous rencontrer, comme si nous n’avions aucune attache, ni maison ni enfants. Je l’aime comme si je n’avais jamais été quittée, comme si je n’avais rien appris, comme s’il avait été... Lire la Suite →
La (presque) grande évasion ou le déconfinement sauvage (et parfaitement illégal) d’une fille, de deux crétins et d’un chien, de Marine Carteron (Le Rouergue, 2021)
Un road trip, ça vous dit après les longs mois que nous venons de traverser ? Pour notre part, nous n’avons fait ni une ni deux et avons pris le large avec Bonnie, Jason, Malo et Melting-Pot. Le moins qu’on puisse dire est que cette escapade est placée sous haute tension. D’abord parce que c’est une... Lire la Suite →
2 petites mains et 2 petits pieds, de Mem Fox et Helen Oxenbury (Gallimard Jeunesse, 2008)
Qu’ils viennent au monde dans une grande maison ou au creux d’un édredon, au pays des pingouins ou en plein désert, les bébés se ressemblent : car « tous ces bébés, tout le monde le sait, ont deux petites mains et deux petits pieds » ! Les illustrations nous transportent dans des univers divers et variés, urbains, ruraux, nordiques... Lire la Suite →
Nowhere girl, de Magali Le Huche (Dargaud, 2021)
« 1963 et 1967 avaient l’air tellement mieux que 1990… » Hard Days. Peu de couleurs dans ce quotidien de collégienne qui veut pourtant tellement bien faire. Magali suffoque face à son enfance qui s’étiole, aux interpellations cassantes et au conformisme de la cour… Heureusement, il y a les Beatles et leur Ticket to Ride vers une... Lire la Suite →