Grecomania, d’Emma Giuliani et Carole Saturno (Les Grandes Personnes, 2016)

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Notre île est riche de trésors. J’emploie généralement le mot au sens figuré pour parler de pépites littéraires, précieuses par leur texte, leur sonorité, leur aptitude à nous transporter ou à nous interroger… Mais là, c’est différent : le nouvel album d’Emma Giuliani et de Carole Saturno est un joyau au sens propre et plein du terme. Majestueux et élégant, Grecomania exerce une attraction magnétique sur toute la famille : impossible de ne pas avoir envie de s’y plonger si vos yeux se posent dessus. Le voyage dans le temps s’amorce aussitôt grâce à la qualité du texte et au charme des illustrations qui rendent un hommage moderne à l’univers esthétique de la Grèce ancienne… Après avoir marqué les esprits avec Egyptomania, Emma Giuliani et Carole Saturno parviennent à innover magnifiquement dans le champ (pourtant encombré) des livres sur la Grèce antique.

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Cette parution tombe à pic pour nous, puisque Antoine a l’histoire des civilisations antiques au programme de son année de 6ème. Depuis plusieurs années déjà, nous faisions notre miel de la mythologie grecque et des récits homériques, notamment grâce aux feuilletons de Murielle Szac. Grecomania nous a permis de retrouver nos protagonistes préférés parmi les divinités de l’Olympe et les héros de l’Iliade et de l’Odyssée. Mais ce n’est pas tout. L’album se démarque en effet par des contenus extrêmement complets – les pages sur la démocratie n’ont, par exemple, absolument rien à envier aux cours magistraux de science politique suivis pendant mes études ! Rien ne manque. Nous avons découvert, captivés, l’histoire et la géographie de la Grèce antique, la vie quotidienne, les merveilles architecturales héritées de cette époque, la démocratie athénienne, le rôle des guerres et l’alphabet grec, etc.

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Grâce à l’ingéniosité de la présentation et de la mise en forme, cette densité d’information ne doit en rien dissuader de découvrir ce livre avec des enfants à partir de l’école primaire – les lecteurs les plus jeunes se régaleront des splendides illustrations (en veillant quand même à y aller doucement avec leurs menottes…). Comme pour Egyptomania, les deux autrices font un usage intelligent et créatif des frises chronologiques, cartes, rabats dépliants et éléments pop-up. Tout cela contribue à organiser, animer et égayer la lecture. Un vrai show ! Si avec ça, vos enfants ne se passionnent pas pour l’Antiquité…

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Lu à voix haute en novembre 2019 – Éditions des Grandes Personnes, 29,50€

Mon petit monde, de Emmanuelle Houssais (Éditions du Ricochet, 2019)

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Une expédition pour explorer votre « petit monde », ça vous tente ? Saviez-vous que nous avons plus de bactéries en nous qu’il y a d’étoiles dans le système solaire ? Plus de mille rien que dans la bouche ! Si cela vous affole, continuez de lire et plongez-vous dans le nouveau documentaire d’Emmanuelle Houssais, paru au mois d’octobre aux éditions du Ricochet. Vous allez découvrir que contrairement aux idées reçues, cette prolifération est plutôt une bonne nouvelle…

Bactéries, bacilles et autres microbes font partie de l’univers des enfants auxquels on demande par exemple de respecter des règles d’hygiène qui ne leur semblent pas toujours tomber sous le sens ! On connaît moins la diversité de l’univers microscopique de ces organismes, présents dans tous les milieux, et le rôle essentiel qu’ils jouent pour le fonctionnement des plantes et des êtres vivants. C’est donc un sujet original et passionnant dont s’est emparée Emmanuelle Houssais.

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L’objet-livre est très attrayant : le grand-format et les illustrations chatoyantes permettent de plonger en immersion dans l’infiniment petit. Comme toujours chez cet éditeur (voir par exemple leur documentaire récent sur les îles), le texte n’est pas rébarbatif, mais se raconte comme une histoire. Il est à la fois précis, intéressant et accessibles à des enfants très jeunes, comme j’ai pu le constater en lisant Mon petit monde à mes garçons de 8-10 ans et à leurs cousines qui ont 5 et 7 ans. Tous ont été ébahis par l’histoire des bactéries sur Terre et la diversité des missions qu’elles assurent. Certaines sont redoutables, d’autres sont de véritables héroïnes avec une panoplie de super-pouvoirs leur permettant de nourrir, protéger, attaquer, guérir, camoufler ou au contraire éclairer, durcir les dents… Les représentations des différentes bactéries au début et à la fin de l’album sont fascinantes (nous avons évidemment vérifié qu’elles sont parfaitement fidèles !).

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Une jolie manière de convaincre, sans avoir besoin de verser dans le moralisme, de l’importance de se laver les mains, mais aussi de sortir prendre l’air et d’avoir une alimentation diversifiée !

Lu à voix haute en novembre 2019 – Éditions du Ricochet, 16€

Egyptomania, d’Emma Giuliani et Carole Saturno (Les Grandes Personnes, 2016)

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« L’Égypte est un don du Nil. » Hérodote, Vème siècle avant J.-C

Pour les « égyptomaniaques » que nous sommes, quel plaisir de sillonner l’Égypte ancienne en nous plongeant dans un album à la beauté divine, pharaonique pourrait-on dire ! Un album précieux, orné à chaque page de somptueux motifs égyptiens aux couleurs dorées et éclatantes. À tel point qu’on le parcourt en retenant son souffle, avec l’impression de pénétrer dans quelque pyramide sacrée…

Le Nil et ses saisons

L’album brosse une fresque de l’Égypte ancienne : son histoire, sa géographie et son économie façonnées par le Nil, les détails de la vie quotidienne, les métiers, les cultes et les fameuses pyramides. Tout cela est expliqué avec clarté et précision. La lecture est sublimée par les splendides illustrations. Les autrices font un usage très créatif de rabats et de parties mobiles qui semblent par exemple donner vie aux saisons qui se succèdent le long du Nil, ou nous donner l’impression d’entrer pas à pas dans un temple, une pyramide, un sarcophage…

Les Dieux

Ce format permet de lire ce documentaire à partir du plus jeune âge – ces dernières années, combien d’enfants de passage ont été attirés comme des aimants par ce grand livre dans notre bibliothèque ! En grandissant, et jusqu’à l’âge adulte, les lecteurs auront envie d’explorer les moindres recoins et aimeront se plonger par exemple dans la grande double-page finale qui présente une frise chronologique et des informations précises sur les hiéroglyphes, les reines et les pharaons célèbres ainsi que les musées qui exposent des objets issus des fouilles égyptiennes… Nous avons ainsi été ravis de redécouvrir cet album à l’occasion de l’année de 6ème d’Antoine, l’Égypte ancienne étant au programme d’histoire.

Un régal pour les yeux et l’esprit, accessible de 7 à 77 ans ! On en redemande, et je me réjouis déjà de poursuivre très bientôt le voyage en Grèce, grâce au nouveau documentaire que les deux autrices font paraître ce mois-ci…

Extraits

« Le Nil a donné le tempo. C’est autour de ses crues que s’est défini le calendrier égyptien, autour de ses trois saisons que le travail s’est structuré : AKHET, quand le Nil monte et que les rives sont inondées, de juillet à octobre ; PERET, quand le Nil redescend, de novembre à février, déposant le limon qui enrichit la terre, comme un engrais naturel, temps du labour et des semailles ; et CHEMOU, l’intense période des moissons, de mars à juin. »

« LE PAPYRUS : Avant de devenir le papier sur lequel les Égyptiens écrivaient, le papyrus est d’abord une plante. On prélève des lamelles au creux de sa tige, qu’on superpose et imbibe d’eau pour qu’elles se collent jusqu’à former des feuilles. Les bottes de papyrus servaient aussi à fabriquer des barques pour naviguer sur le Nil. »

Lu et relu depuis la parution en 2016 – Éditions Les Grandes Personnes, 24,50€

Toute une vie en chiffres, de Bruno Gibert (Actes Sud Junior, 2019)

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Je l’ai déjà constaté ici : Bruno Gibert a le don de parler de façon simple et percutante de tout ce qui nous dépasse. Avec cet album, qui sort aujourd’hui, il s’attaque à une question de taille : qu’est-ce qu’une vie ? Pas facile pour les enfants de prendre conscience que la vie a un début et une fin. Pas évident non plus pour nous de répondre à leurs questions et angoisses, tant il nous est nous-mêmes difficile de prendre la mesure de ce que représente une vie…

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Bruno Gibert offre une série de pistes avec un parti pris original et intelligent : ces éléments sont présentés sous forme de chiffres illustrés. L’idée est simple, mais lumineuse : prendre pour étalon une vie de 90 ans, nous permettant de réaliser ce que cela représente en moyenne à travers différents indicateurs tous plus évocateurs les uns que les autres… Une vie, c’est souffler 90 fois son gâteau d’anniversaire. C’est 492 dimanches et 32850 jours. Mais c’est aussi 30 années de sommeil, 11000 heures passées aux toilettes, 50000 litres d’eau bus, etc. Une vraie mine d’informations ! Mais n’insistez pas, je ne vous dévoilerai pas combien une vie compte de litres de sueur, de mètres de cheveux, d’heures passées à téléphoner, à étudier, à travailler ou à se déplacer…

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Certains chiffres donnent le vertige (4 milliards de battements de cœur !), d’autres nous rendraient presque mélancoliques – on ne naît et on ne meurt qu’une fois, et on passe un sacré temps accaparé par des questions purement matérielles. Alors bien sûr, il s’agit de valeurs moyennes dont la pertinence est sans doute limitée si on s’éloigne du contexte français et occidental – ou masquant comme toutes moyennes d’immenses disparités. Mais l’exercice n’en reste pas moins fascinant et donne à réfléchir sur le temps disponible, l’urgence de définir des priorités, mais aussi l’empreinte écologique d’une vie humaine…

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Cet album offre un plaisir ludique intense en permettant de prendre précisément la mesure de phénomènes difficiles à appréhender intuitivement. Voilà qui a énormément parlé à Antoine et Hugo qui ont pu donner libre cours à leur passion parfois épuisante, mais obstinée, pour les chiffres… Ils en sont restés bluffés : « Mais comment a-t-il pu calculer cela ? » Cerise sur le gâteau, l’auteur explique sur la double page finale les bases de ses calculs, sources à l’appui. De quoi ravir les garçons qui ont évidemment aussitôt entrepris de tout vérifier !

Un album ludique, poétique, vertigineux, qui interroge notre condition d’être vivant, l’immensité et la brièveté de la vie. Renversant !

Lu à voix haute en octobre 2019 – Actes Sud Junior, 14,90€

Cap sur les îles !, d’Emmanuelle Grundmann, illustré par Céline Manillier (Éditions du Ricochet, 2019)

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Vivent les albums qui transcendent les frontières entre les genres ! C’est précisément l’audace des documentaires publiés par les Éditions du Ricochet, qui ne se lisent pas comme des ouvrages à visée pédagogique, mais comme des livres d’histoires joliment écrites et illustrées qui offrent de belles lectures à voix haute…

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Le thème des « îles » n’est évidemment pas pour nous déplaire ici. Elles font forcément rêver d’archipels déserts, de plages idylliques et, bien sûr, de trésors enfouis ! Plus sérieusement, on constate vite la richesse de ce fil rouge pour explorer le monde. Après avoir souligné l’incroyable diversité des îles qui parsèment la surface du blog, l’album nous parle de leur formation et, surtout, de leurs particularités en termes de biodiversité. Puisqu’une île déserte ne le reste jamais longtemps, rapidement colonisée par les plantes et les animaux les plus inattendus ! On apprend comment ils gagnent les îles, s’y installent et s’y transforment… C’est alors la théorie de l’évolution (rien de moins !), mise en évidence par Darwin en comparant les espèces de différentes îles, qui nous est expliquée. Tout cela est raconté comme une histoire vivante et rythmée, avec des mots évocateurs qui ont parlé à Hugo.

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Le texte, porté par les illustrations luxuriantes de Céline Manillier, s’appuie sur de nombreux exemples surprenants et amusants. Connaissiez-vous le coco fesse, par exemple, dont les graines de vingt kilos dérivent au gré des courants marins ? Le surmulot qui peut donner naissance à vingt millions d’individus en trois ans ? Nous avons même eu le plaisir de retrouver certains de nos animaux préférés, comme l’inquiétant dragon de Komodo par exemple ! L’album se fait un peu imagier au fil des pages, nous révélant le nom des espèces animales et végétales qui peuplent les îles. Hugo s’est beaucoup intéressé à ces dénominations intrigantes – fou masqué, seigle de mer… – même s’il a regretté que certaines des espèces mentionnées dans le texte n’y soient pas incluses. Je pense plus généralement que selon leur âge, les enfants auront une lecture différente et se focaliseront plutôt sur les images, sur le rythme du texte ou sur le détail parfois poussé de son contenu. Les plus grands liront avec intérêt les deux pages proposées à la fin de l’album pour approfondir.

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Voilà de quoi nous donner envie de découvrir d’autres albums de cet éditeur que nous ne connaissons pas encore ! Les thématiques couvertes sont aussi variées qu’actuelles : pôles, espèces diverses, changement climatique, volcans…

 

Darwin semble décidément fasciner en littérature jeunesse ! Pour en savoir plus sur lui et sa théorie de l’évolution, n’hésitez pas à lire Le voyage de Darwin, de Giacomo Scarpelli et Maurizio Quarello, paru cette année également chez Sarbacane, ou encore le magnifique roman Calpurnia, de Jacqueline Kelly.

Lu à voix haute en septembre 2019 – Éditions du Ricochet, 13,50€

Sur mon île (de Myung-Ae Lee, 2019)

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La littérature, et la littérature jeunesse en particulier, offre souvent une parenthèse de rêve, une opportunité de faire abstraction des préoccupations quotidiennes et de s’évader dans des mondes imaginaires où tout est possible… Elle peut aussi permettre de parler de la réalité, des splendeurs et des misères du monde réel avec les enfants – parfois plus aisément qu’en les abordant de façon frontale. Car les petits sont sensibles au monde qui les entoure. Ils perçoivent les grandes questions de société et l’actualité, sans toujours être armés pour les décoder. Ce contexte est pourtant souvent essentiel car il préoccupe les adultes autour d’eux, mais aussi dans la mesure où il affecte leurs comportements et motive certains principes de vie. Par exemple, il n’a pas toujours évident de faire comprendre à nos enfants pourquoi nous consommons le moins possible et en privilégiant, dès que la situation le permet, les matériaux durables et les objets d’occasion… Nous sommes évidemment soucieux de les préserver des réalités sociales trop dures. Mais impossible de leur expliquer pourquoi nous ne achetons pas de jouets en plastique sans leur parler de surconsommation, de déchets et de pollutions.

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Sur mon île est un album précieux qui permet précisément de parler, à hauteur d’enfant, du « continent de plastique » qui grandit dans l’océan Pacifique, alimenté par les déchets au gré des courants marins. Nous découvrons cette gigantesque décharge à travers la perspective d’un oiseau qui évoque la consommation massive d’objets en plastique qui paraissent à première vue inoffensifs. Mais dont on perçoit bientôt, grâce à un jeu subtil sur les couleurs, la dissémination dans les cours d’eau et le milieu marin – dévastatrice pour le paysage, mais aussi pour les animaux… Les mots sont d’autant plus touchants qu’ils sont simples. Et pourtant, les dessins de Myung-Ae Lee sont si splendides et densément évocateurs qu’ils se suffiraient presque à eux-mêmes. Avec intelligence, il donnent beaucoup à réfléchir à notre portion de responsabilité individuelle dans ce drame écologique…

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Myung-Ae Lee prend donc ses jeunes lecteurs au sérieux, mais parvient parfaitement à se placer à hauteur d’enfant. Parce que le ton de l’oiseau-narrateur reste sobre et ne verse à aucun moment dans le pathos. Parce que les dessins permettent de montrer la réalité en choquant moins qu’une photographie. Parce que les initiatives prises pour limiter l’ampleur des dégâts sont évoquées, elles-aussi. Parce que la nature reste belle et continue de fourmiller de vie sur chacune des illustrations de l’album. Parce que la mort des animaux n’est pas explicitement évoquée – l’album se prête à des prolongements sous forme d’échange avec les parents qui jugeront ce que leur enfant peut entendre et sous quelle forme…

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Sur mon île_détail.jpgUn album fort, émouvant et important, qui a su captiver mes deux garçons, mais aussi mes deux nièces plus jeunes, dont l’une est en maternelle. Tous l’ont dévoré avec curiosité et l’ont beaucoup apprécié, ce qui ne m’a pas étonnée. Les enfants aiment quand le monde leur est rendu intelligible… Sur mon île montre qu’il est possible de parler avec eux des questions les plus terribles. Le souffle poétique, la densité du texte et la sensibilité des illustrations en font un modèle en la matière.

Lu à voix haute en mai 2019 – La Martinière Jeunesse, 13,90€

L’art en bazar (de Ursus Wehrli, 2013)

L'art en bazar_couvertureLes adeptes du ménage et de l’ordre vous le diront : ranger, c’est tout un art ! Mais en matière d’art, justement, l’ordre n’est pas la priorité. Ce registre de création ne peut-il pas être défini précisément en opposition à la rationalité, à la fonctionnalité et aux formes d’activités séquencées et réplicables ? N’est-il pas un lieu par excellence de questionnement subversif, voire de remise en cause des ordres établis ?

Ursus Wehrli nous donne précisément à réfléchir sur ce qui constitue une œuvre d’art en prenant nos convictions à contre-pied, avec un projet aussi provocateur que réjouissant : l’artiste entreprend en effet de « mettre de l’ordre » dans d’illustres tableaux ! Qu’il s’agisse de toiles de la Renaissance, de peintures expressionnistes ou d’art abstrait, rien ne lui résiste ! Tel un maniaque du rangement, il procède avec méthode et une approche systématique redoutablement efficace, voyez plutôt…

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L'art en bazar-Van Gogh

Face à tant d’audace, on oscille entre perplexité eu égard au caractère absurde de l’entreprise, admiration de la méticulosité du travail réalisé (puisque nous avons évidemment vérifié que chaque élément des tableaux était bien ordonné !) et de la beauté surprenante du résultat. Cet album a donné lieu à de vifs débats dans la famille entre ceux qui préféraient la version ordonnée ou désordonnée de chaque tableau… Un album fascinant permettant de découvrir ou de revisiter des œuvres incontournables !

Lu et relu – Milan, 14,95€