Truffe et machin (d’Emile Cucherousset et Camille Jourdy, 2018)

truffe et machin_extraitQu’arrive-t-il quand nos chères têtes blondes ont quelques heures devant elles, sans rien de particulier à faire ? Ces moments d’inaction, d’ennui, de désœuvrement, désormais trop rares, souvent réduits à une peau de chagrin par des rythmes de vie effrénés… Quoiqu’il en soit, tous ceux qui ont lu Fifi Brindacier, Les aventures de Tom Sawyer ou encore celles de Tom-Tom et Nana vous le diront : dans telle situation, les mouflets ne manqueront évidemment pas de concevoir toutes sortes d’idées… lumineuses !

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Des idées, Truffe et machin n’en manquent pas. Ce petit roman est en réalité un recueil de trois aventures de ces deux lapereaux aussi audacieux qu’inséparables. Nous les avons suivis avec délice dans leur chasse aux idées et la traque de leurs ombres. Leur entrain est communicatif et nous avons beaucoup ri de voir les deux compères entrer si pleinement dans leurs jeux qu’ils finissent par être dépassés par leur propre imagination. Ces situations sont sublimées par les illustrations de Camille Jourdy qui évoquent merveilleusement l’esprit d’enfance. Et les dialogues débordent d’humour et de jeux de mots.

Hugo n’a pas boudé son plaisir et, impatient de connaître la suite, il a lu seul la troisième histoire. Truffe et machin peut donc être lu sans difficulté par de (très) jeunes lecteurs.

Un joli hommage à l’enfance, à l’imagination et au jeu !

Pour finir de vous convaincre, l’avis d’Aurélie est par ici, celui de Pepita par là… Merci à elles pour cette découverte !

 

Lu à voix haute en janvier 2019 – Éditions MeMo, 8€

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Le collier du géant (de Michael Morpurgo, 2018 pour la présente édition)

Les enfants peuvent parfois concevoir des projets inattendus et les mettre en œuvre avec une ténacité qui confine à l’obstination ! Cherry, onze ans, par exemple, a passé chaque jour de ses vacances en Cornouailles à traquer chaque coquillage de la plage pour en faire le collier le plus long jamais fabriqué – un collier de géant ! Et lorsqu’approche le moment de repartir, la fillette est déterminée à tout mettre en œuvre pour finaliser cette œuvre spectaculaire. Si bien que toute à son entreprise, elle ne se rend pas compte que les nuages s’amassent au-dessus de la plage, que le vent se lève et que la marée monte…

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Michael Morpurgo signe un album aux allures de conte. Cheryl est une petite fille sympathique, vive et imaginative, qui semble s’animer grâce aux illustrations tendres et chaleureuses de Briony May Smith. Son projet démesuré est de ceux qui parlent aux enfants et à tous ceux qui l’ont été un jour : impossible de ne pas vibrer avec elle à l’idée que le collier reste inachevé !

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Mais cet album étrange nous entraîne aussi, comme le font souvent les contes, sur les chemins de ce qui nous terrorise le plus : l’angoisse d’être livré à soi-même, vulnérable face à des dangers aux contours indiscernables, et bien sûr la peur de la mort. À tel point qu’on ne sait plus très bien s’il s’agit d’un récit enfantin, d’une fable, d’une histoire d’épouvante ou d’un drame. La qualité d’écriture de Michael Morpurgo transporte ses lecteurs, jeunes ou moins jeunes, les faisant passer par tous les sentiments, de la tendresse et l’amusement à la terreur et l’horreur. La tension narrative, qui semble au summum de la première à la dernière page, fait de cet album une lecture magnétique qui se découvre d’un trait.

Impossible, donc, de rester insensible à l’histoire de Cherry. Encore sous le coup de la fin, glaçante, je me suis demandé si les sentiments mitigés que Hugo et moi avons ressentis en refermant le livre étaient dus au caractère tragique de l’histoire, un peu surprenant dans un livre adressé aux lecteurs à partir de 7 ans. Ou à une ambivalence face à la morale qui me semble émerger de cette histoire – alors que nous aimons tant les histoires qui nous font rêver d’aventures enfantines vécues par des gamins intrépides, quitte à faire abstraction le temps d’une parenthèse de lecture des dangers qui les guetteraient dans le monde réel…

Lu à voix haute en décembre 2018 – Gallimard Jeunesse, 13€

Le collier du géant

La montagne noire (de Maria Jalibert, 2018)

La montagne noire, récit onirique aux allures de conte, fait résonner des peurs universelles – celles qui nous ont fait frissonner à la lecture du Petit Poucet ou de Hansel et Gretel : la terreur d’être un jour oublié, abandonné seul au cœur d’une forêt sauvage et étrange…

L’histoire est celle de Rémi, dont la vie s’est écroulée suite à la mort brutale de ses parents, quelques mois plus tôt. Le jeune garçon est plongé depuis dans un état second, plongé dans une spirale de rêveries et de souvenirs. En retrait de la réalité, du temps et des autres enfants, qu’il perçoit vaguement mais dont il ne parvient plus à partager l’insouciance. Tellement en retrait que lorsque la colonie où il passe l’été rentre d’une excursion à la montagne noire, Rémi est oublié et reste seul. Seul dans le noir, au creux d’une nature incommensurable et mystérieuse. Seul avec son désarroi, ses souvenirs, mais aussi une détermination à survivre qui s’affirme avec force…

La montagne noire est un bel objet-livre qui attire l’œil avec une intrigante couverture aux couleurs mates signée par Anne Laval. Mes garçons ont apprécié les illustrations esquissées au début de chaque chapitre et les petits marques-pages détachables à l’effigie des protagonistes (caractéristiques de la collection Mon marque-page). Ce roman parvient à évoquer avec justesse et sensibilité la question du deuil, si douloureuse et si préoccupante pour beaucoup d’enfants, en portant un message positif à travers le cheminement d’un garçon qui prend confiance en lui-même. La belle écriture évocatrice de Maria Jalibert va droit au cœur des jeunes lecteurs : l’intrigue a immédiatement intéressé Antoine et Hugo – qui ont terminé seuls cette lecture amorcée ensemble, trop impatients de connaître la fin.

Mais justement la fin… Et bien, sans vouloir en révéler trop, elle nous a malheureusement laissé sur notre faim ! Nous avons tous ressenti un sentiment de frustration en refermant le livre sans apprendre le fin mot de l’histoire sur la déambulation hallucinée (?) de Rémi à travers la montagne noire. Cette issue ne nous a pas semblé à la hauteur d’un roman qui nous avait captivés jusque-là…

Extraits

« Depuis la mort des mes parents, rien ne semblait s’imprimer clairement dans mon cerveau. Je m’étais installé dans une sorte de rêverie mélancolique. C’était comme un voile opaque qui s’était abattu brutalement sur ma vie. Un voile pesant qui avait tout recouvert sans laisser passer le moindre trait de lumière. »

« Je ne vis personne et la nuit, peu à peu, me tomba dessus. Les bois, éclairés par les derniers rayons du soleil quelques minutes auparavant, s’assombrirent et prirent une allure inquiétante. Les massifs de bruyère devinrent des tâches noires, les rochers des silhouettes menaçantes. Je décidai de rester sur le mien, et je m’y raccrochai comme un naufragé à son radeau. »

« Il y avait quelque chose d’étrange dans cette clairière : pas un seul bruit, c’était le silence total. »

 

Lu à voix haute en novembre 2018 – Didier Jeunesse, 12€

la montagne noire

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Zoé et la boule à neige (de Lorette Berger et Ben.Bert)

Au moment où les enfants commencent à se débrouiller pour lire seuls et se sentent capables de « s’attaquer » à des romans avec plus de texte, tout l’enjeu pour eux consiste à amorcer ce type de lecture avec une histoire suffisamment passionnante pour persévérer jusqu’à la dernière page, sans être trop exigeante pour éviter que le petit lecteur ou la petite lectrice ne se décourage… Ce savant équilibre me semble très réussi pour Zoé et la boule à neige.

Capture d_écran 2018-11-16 à 20.06.05L’histoire est jolie comme un conte. Zoé est une petite fille gourmande et rêveuse qui guette la neige de Noël avec anxiété. La vie n’est pas toujours comme on la souhaite, mais à cette période de l’année, les choses les plus merveilleuses ne peuvent-elles pas se produire ? Zoé est loin d’imaginer ce qui l’attend lorsque sa vieille voisine glisse un énigmatique petit paquet dans son cartable… Agréablement surprenante, l’intrigue me semble avoir de quoi captiver les lecteurs et lectrices en herbe. La forme me semble également très adaptée : le roman n’excède pas une cinquantaine de pages, divisée en brefs chapitres dont la lecture est aérée et appuyée par des illustrations.

C’est Hugo (actuellement en CE1) qui a repéré ce petit roman et je remercie les éditions ThoT de nous avoir permis de le découvrir. Le moins que l’on puisse dire est que la lecture a été concluante, puisque Hugo a dévoré cette histoire en une seule fois ! Nous avons eu beaucoup de plaisir à reparler par la suite des aventures de Zoé.

Ma seule réserve concernerait les illustrations qui sont un peu curieuses, avec des personnages déformés qui ne m’ont pas parlé. Mais pour être toute à fait transparente, la tête aplatie de Zoé a fait rire les garçons !

Voici donc un chouette petit roman pour apprentis lecteurs, à découvrir au coin du feu pendant les vacances de Noël – ou cet été, histoire de se rafraîchir un peu les idées !

Lu en novembre 2018 – Éditions ThoT, 8€

zoé et la boule à neige

Les cousins Karlsson, tome 1, de Katarina Mazetti (2013 pour la traduction en français)

Voici un petit roman d’aventures à la saveur acidulée et au charme suédois ! Dans une atmosphère sympathique digne de la série du Club des Cinq, quatre cousines et cousins accompagnés d’un chat apprennent à se connaître lors d’un été chez leur tante Frida. Cette artiste un peu extravagante vit seule sur une île pittoresque et leur laisse énormément de liberté pour explorer les lieux. Mais très vite, les indices d’une autre présence sur l’île se multiplient : bruits, visites nocturnes, fumée à l’autre bout de l’île… De quoi alimenter l’imagination fertile des cousins et les mettre sur la piste des intrus !

Cette histoire a été très appréciée par les garçons qui ont été captivés par l’intrigue, mais qui ont aussi beaucoup ri des frasques de Chatpardeur, des dialogues entre les enfants et des petites lubies de chacun. Quelle famille haute en couleurs ! Ce petit roman léger et sans prétention se lit donc très bien et nous a offert un bon moment de détente en famille. Facile d’accès, il peut être lu y compris à des enfants très jeunes.

Pour ma part (mais j’ai vingt-cinq ans de plus que le public ciblé par ce roman…), j’ai été un peu frustrée par quelques incohérences et par les modalités de « l’enquête » menée par les cousins – en pratique, surtout une recherche à travers l’île – et par sa résolution rapide, sans impliquer de véritable déduction comme dans d’autres romans d’enquête. J’ai peut-être aussi ressenti un excès de bons sentiments à la fin du roman, lorsque la petite histoire rencontre la grande – mais peut-être est-ce finalement une manière de parler de choses graves de l’actualité à de jeunes enfants…

Quoiqu’il en soit, le succès a été entier auprès des garçons qui ont très envie de continuer à suivre les aventures des quatre cousins avec les prochains tomes de la série !

Extraits

« Chatpardeur est un gros chat castré au pelage noir, roux, gris et blanc. Un automne, Bourdon a trouvé un petit chaton maigre et frigorifié au fond d’un bois. Elle a eu pitié de lui et a décidé de le ramener à la maison où elle l’a nourri avec tant d’énergie qu’il a atteint sept kilos en un rien de temps. Aujourd’hui, elle arrive à peine à le soulever. Chatpardeur adore surprendre les gens. Il saute et atterrit sur leurs genoux de tout son poids quand ils s’y attendent le moins. Au début, leur père a beaucoup râlé. Il n’aimait pas que le chat passe ses journées à somnoler sur son imprimante. Chaque fois qu’il imprimait quelque chose, Chatpardeur se réveillait et essayait d’attraper les feuilles avec sa patte, criblant ses rapports de recherche de trous de griffes. »

«  – Je sais ! Des pièges ! dit Bourdon. On va creuser un trou très profond avec des pieux bien pointus au fond et on recouvrira tout ça de branches pour que le trou ne se voie pas… Ou alors on peut dissimuler des cordes avec des nœuds coulants par terre, comme Robin des Bois dans la forêt de Sherwood, comme ça les bandits se prendront les pieds dedans et s’envoleront jusqu’aux cimes des arbres… »

Lu à voix haute en octobre 2018 – Éditions Thierry Magnier, 6,90€

Les cousins Karlsson

Madame Pamplemousse et ses Fabuleux Délices (de Rupert Kingfisher, 2008 pour l’édition originale en anglais)

Pour concocter un délicieux petit roman jeunesse anglais, prenez une sélection de personnages décalés, loufoques, excessifs ou grotesques (voire tout cela à la fois). Ajoutez une bonne dose de mystère, une pincée de rêves merveilleux, un soupçon de magie et, si vous avez cela sous la main, un chef d’État ou de gouvernement… Nappez le tout de ce qu’il faut de second degré, c’est prêt !

Il n’y a pas à dire, il y a un truc avec les romans jeunesse d’outre-Manche. Roald Dahl, David Walliams et, en l’occurrence, Rupert Kingfisher exercent sur nous la même sorte de fascination. Ces auteurs partagent une même capacité à nous faire délicieusement douter face à des personnages équivoques. À nous faire retomber en enfance, face à l’évocation de transgressions réjouissantes et de rêves merveilleux. Mais aussi, il faut bien le reconnaître, à nous communiquer la satisfaction de voir des personnages déplaisants pris à leur propre jeu…

Ce petit roman illustré nous entraîne dans la boutique tenue, à Paris, par Madame Pamplemousse et son redoutable acolyte, le chat Camembert. Voyez plutôt :

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« Quelque chose, dans cette boutique, donnait la chair de poule. C’était en partie dû aux ombres projetées par les flammes des chandelles qui dansaient sur les murs, longues et élancées ; c’étaient aussi les marchandises, qui semblaient presque vivantes : on avait l’impression que les fromages soupiraient doucement, et que les chapelets de saucisses chuchotaient de leur voix sèche et gorgée d’ail. »

 

 

 

Madeleine, la nièce de l’infâme monsieur Lard (lui-même le propriétaire d’un restaurant douteux), est loin d’imaginer ce qui l’attend le jour où elle pousse la porte de l’épicerie ! Quand à l’insondable Madame Pamplemousse, ses secrets culinaires ont de quoi attiser toutes les convoitises, mais elle semble avoir plus d’un tour dans son sac…

« Pour une raison mystérieuse, une bouteille s’est renversée sur la plus haute étagère et vous dégouline sur la tête. Pour comble de malchance, cette bouteille contient de l’huile concentrée de « démon vert », un petit piment extraordinairement virulent, qui poussait autrefois au Pérou et que les Incas vénéraient à l’égal d’un dieu. Sa puissance est telle qu’une simple goutte est plus brûlante que le curry le plus épicé au monde. Je suis au regret de vous informer, monsieur, que plusieurs de ces gouttes viennent, je crois d’atterrir sur votre crâne. »

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Ce premier opus des aventures de Madeleine, recommandé par Pepita que je remercie chaleureusement au passage, a été un véritable ravissement de lecture – immédiatement adopté à l’unanimité par toute la famille. L’ironie transparaît dès la couverture, dont la première impression donnée par son aspect rose et brillant est rapidement mitigée en discernant les détails… L’intrigue est captivante, l’écriture drôle et percutante, les délices de Madame Pamplemousse appétissants, avec juste ce qu’il faut de second degré sur la cuisine française. Quel bonheur de retrouver une forme d’enthousiasme que nous n’avions connue qu’avec Roald Dahl ! Espérons que de nombreux petits lecteurs s’en régaleront encore et gageons que cette lecture leur donnera envie de se mettre aux fourneaux !

« C’est le cuisinier lui-même qui donne de la saveur à sa cuisine : son caractère, ses rêves, ses sourires, ses larmes. Ton oncle est une brute. Sa cuisine aura toujours ce goût-là. »

Si vous doutez encore, regardez donc aussi l’avis de Linda par ici !

Lu à voix haute en octobre 2018 – Albin Michel Jeunesse, 8,50€

madame pamplemousse

 

Les Minuscules, de Roald Dahl (1991 pour l’édition originale en anglais)

« Interdite, interdite, la forêt,
Facile d’y entrer,
Impossible d’en sortir. »

Voici le genre de petites chansons égrenées par les adultes pour dissuader les enfants d’entrer dans le grand bois sombre qui jouxte le jardin de Petit Louis. Mais… comme tout ce qui lui est proscrit, la « forêt interdite » est terriblement excitante ! Une forêt aux arbres immenses peuplés de monstres et d’étranges habitants, pleine de mystères et de secrets – mais est-il bien vrai qu’il est impossible d’en sortir ? En tout cas, il est impossible de ne pas se laisser happer par la course effrénée de Petit Louis à travers ce bois un peu magique, contée avec tout le génie de Roald Dahl !

Avez-vous déjà remarqué à quel point le simple fait d’entrer dans une forêt stimule l’imagination des enfants ? Il suffit de découvrir des fraises des bois ou des champignons, de trébucher sur une branche cassée, de poser sa main sur un tronc rugueux, de repérer les traces d’un animal dans le sous-bois, de devoir traverser un petit ruisseau… et déjà abondent les rêves de cabane, de brigands, de vie sauvage, de découvertes scientifiques et de chasse aux trésors. Mais aussi les frissons réminiscents des contes de notre enfance qui montrent bien qu’à trop s’enfoncer dans la forêt, on finit toujours par rencontrer l’une ou l’autre bête féroce !

forêtEscapade familiale en forêt – toujours l’occasion d’évoquer les nombreux contes, albums et romans qui la prennent pour décor…

Les Minuscules est un livre génial car il fait intensément écho à cet imaginaire enfantin. On ne peut pas ne pas avoir irrésistiblement envie d’explorer la forêt interdite, mais on ne peut pas non plus ne pas être terrorisé par les créatures effrayantes qui s’y cachent. L’écriture de Roald Dahl est très évocatrice ; son jeu sur les rythmes et les sonorités en fait un vrai plaisir de lecture à voix haute et donne l’impression d’entendre, ou même de sentir le souffle de quelque monstre sur notre nuque. Cette petite histoire, que nous avons lue et relue, a valu à Antoine et à Hugo des frissons parmi les plus délicieux ! Alors, resterez-vous à la lisière du bois ou oserez-vous explorer la forêt interdite ?

Lu et relu – Gallimard, 8,50€ (Nous avons également testé et beaucoup apprécié le livre lu, toujours chez Gallimard)

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