1001 nuits de lecture à voix haute et De Cape et de Mots restera peut-être notre roman préféré. Nous avions adoré l’histoire de Sérine qui ne débutait pourtant pas sa carrière à la cour royale avec grand-chose pour elle : ni relations ni fortune, ni parures ni maîtrise des codes, mais une répartie inouïe, doublée d’un... Lire la Suite →
Moi, ce que j’aime, c’est les monstres. Livre Premier, d’Emil Ferris (Monsieur Toussaint Louverture, 2018 pour la traduction française)
Fascinant. Ce roman graphique qui se donne à lire comme le journal de Karen Reyes, 10 ans, est de ceux qui marquent. Ces 416 pages exécutées au stylo à bille (!) mêlent drame familial, manifeste artistique, témoignage historique et enquête criminelle, pulvérisant tous les codes pour nous aller droit au cœur. Pas facile d’être une... Lire la Suite →
Le passage, de Louis Sachar (Folio Junior, 2016 pour la traduction en français)
« Quand on passe toute sa vie à creuser un trou, dit-il, on ne peut que monter plus haut. » La vie n’a pas été tendre avec Stanley. On pourrait même dire que ce pauvre gosse est un peu la poisse incarnée. Il n’y peut rien, c’est de famille, depuis quatre générations au moins ! Toujours est-il que... Lire la Suite →
La trilogie de la Poussière, tome 2 : La communauté des esprits, de Philip Pullman (Folio Junior, 2022 pour la traduction française)
Si le premier tome de la trilogie de la Poussière ne m’a pas entièrement convaincue, j’ai trouvé que La communauté des esprits relevait magnifiquement les défis follement ambitieux que Pullman s’était fixés. Les personnages supplémentaires introduits dans La Belle Sauvage et l’ampleur donnée par la temporalité longue de l’intrigue – puisque ce deuxième tome nous... Lire la Suite →
La trilogie de la Poussière, tome 1 : La Belle sauvage, de Philip Pullman (Folio Junior, 2020 pour la traduction française)
Philip Pullman a eu du courage de reprendre sa plume après tant d’années pour apporter un nouvel édifice à l’œuvre développée à partir des Royaumes du Nord. Cet incroyable premier tome avait ouvert une trilogie monumentale dans ses ambitions, son foisonnement, sa densité imaginaire, sa façon de faire résonner science, philosophie et fantasy steampunk. De... Lire la Suite →
La Tour des Anges, de Philip Pullman (Gallimard Jeunesse pour la traduction française, 1998)
« C'était comme si quelqu'un avait découpé un trou dans l'air, à environ deux mètre du bord de la route, un bloc de forme plus ou moins carrée, de moins d'un mètre de diamètre. Si vous vous teniez à la hauteur de la parcelle de vide, celle-ci était quasiment indécelable, et même totalement invisible vue de... Lire la Suite →
Les Royaumes du Nord, de Philip Pullman (Gallimard jeunesse pour la traduction française, 1995)
Lyra Belacqua quitte le milieu protégé de Jordan College à Oxford et découvre à quel point le monde est incertain et dangereux. Hommes de Dieu et chercheurs, au premier rang desquels l’oncle de Lyra, semblent obsédés par la Poussière, une particule observée dans le grand Nord, dont les propriétés font l’objet de troubles expériences. Des... Lire la Suite →
La trilogie berlinoise, de Philip Kerr (Le livre de Poche, 2008 pour cette édition française)
Cette trilogie berlinoise ouvre l’œuvre monumentale de Philip Kerr, publiée sur trente ans, qui poursuit page après page un projet un peu fou : une série de romans policiers qui reconstituerait comme un puzzle la vie d’un homme, Bernie Gunther – et par la même occasion une fresque de l’histoire du XXe siècle. Pour autant que... Lire la Suite →
La carte postale, d’Anne Berest (Grasset, 2021)
L’intrigue nouée autour d’une mystérieuse carte reçue par Lélia, la mère de la narratrice a piqué ma curiosité : qui lui enverrait, sans aucune explication, les prénoms de ses ancêtres déportés plus de soixante ans plus tôt ? Des années plus tard, devenue mère à son tour, la narratrice ressent le besoin de sonder cette histoire familiale.... Lire la Suite →
La ferme des animaux, de George Orwell, illustré par Quentin Gréban (Mijade, 2021)
La rencontre des mots de George Orwell et du pinceau de Quentin Gréban est sublimée (comme toujours chez cet éditeur) par un objet-livre splendide – format majestueux, couverture épaisse, papier brillant. « Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres. » Le support du grand album illustré met à hauteur d’enfant (mais pas... Lire la Suite →