Mamie gangster, de David Walliams

Lu fin octobre 2017

Le titre du roman, presque un oxymore, et sa couverture qui n’est pas sans rappeler les illustrations de Quentin Blake des romans de Roald Dahl, attirent forcément la curiosité. Et on n’est pas déçu après avoir parcouru d’un trait cette histoire décoiffante, pleine de surprises, de rebondissements et d’humour.

Ben passe tous ses vendredis soir chez sa grand-mère – une vieille dame passionnée de scrabble, qui se couche comme les poules, ne mange que du chou et ne sent pas très bon. Abandonné chez elle par des parents un peu idiots qui ne vivent que pour leur émission de danse préférée, il s’apitoie sur lui-même jusqu’au jour où il découvre une éblouissante collection de bijoux dans la boîte à biscuits. Se serait-il complètement trompé à propos de grand-mère ?

L’histoire se lit très facilement et est agrémentée d’illustrations, si bien qu’elle est accessible à de (très) jeunes lecteurs. Il n’en reste pas moins que l’humour grinçant créé par les personnages tous plus farfelus les uns que les autres, les situations loufoques, les répliques délirantes et le ton acerbe du narrateur sera apprécié par les petits comme par les grands. Antoine et Hugo ont ri aux larmes ! Et mine de rien, en filigrane, le livre aborde de manière vraiment touchante des thèmes plus sérieux comme la tendresse intergénérationnelle, la recherche de son identité, la maladie et la mort. À l’arrivée, si aucun des protagonistes n’est vraiment un héro, on s’attache beaucoup à chacun d’entre eux.

Extrait

« C’est alors qu’il vit une ombre se déplacer dans le pavillon. Puis le visage de la vieille dame apparut à la fenêtre, et Ben se baisse vivement pour ne pas être aperçu. Du même coup, il fit bouger les feuillage. Chhht! se dit-il à lui-même. Sa grand-mère l’avait-elle repéré ?

Peu après, la porte d’entrée s’ouvrit lentement pour révéler une silhouette entièrement vêtue de noir. Pull-over noir, collant noir, gants noirs, chaussettes noires, probablement aussi culotte et soutien-gorge noirs. Une cagoule noire dissimulait le visage, mais Ben devina que c’était bien sa mamie qui se tenait sur le perron. Elle semblait tout droit sortie des livres qu’elle aimait tant lire. Enfourchant son scooter électrique pour personnes âgées, elle fit rugir le moteur.

Mais où allait-elle donc ? Et, plus important, pourquoi était-elle déguisée en ninja ?  »

Albin Michel Jeunesse, 12,50€

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