Chaplin en Amérique, de Laurent Seksik et David François (Rue de Sèvres, 2019)

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Qui ne connaît pas Charlot, son visage enfariné, son costume et son petit chapeau, ses mésaventures qui nous font rire et qui nous serrent le cœur ? Mais qui connaît vraiment l’acteur Charles Spencer Chaplin, né en 1889 en Angleterre, qui grandit dans la misère avant de réaliser une carrière époustouflante qui fera de lui l’un des acteurs les plus marquants du 20ème siècle ? L’idée de raconter cette histoire dans une bande-dessinée est géniale et toute la famille s’est précipitée sur le premier tome dès sa sortie, le mois dernier !

Nous voici donc embarqués dans un paquebot transatlantique, par une sombre nuit d’octobre 1912, avec un jeune Charles qui entend définitivement tourner la page de ses années de misère londoniennes et vivre le rêve américain. Les souvenirs de ses jeunes années de pauvreté et de détresse, entre une mère psychotique et un père alcoolique et absent, viennent régulièrement hanter ses pensées, mais il n’est pas là pour s’apitoyer sur son sort. Sûr de son talent, débordant d’énergie, d’optimisme et d’ambition, c’est pour conquérir New-York, Hollywood et les États-Unis qu’il est là !

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Chaplin en Amérique_extrait 2.jpgLe scénario ne suit pas une trame linéaire. L’histoire de Charlie est interrompue par l’incursion de souvenirs restitués en noir et blanc et par des aperçus de scènes de films (qui donnent envie de les (re-)voir !). Je me suis sentie plusieurs fois déboussolée par des transitions abruptes d’une impression à l’autre, parfois avec des années d’intervalle. De cette construction du scénario comme des illustrations si vivantes qu’elles semblent presque s’animer sous nos yeux se dégage un sentiment de mouvement, d’effervescence, de fougue qui correspond finalement bien à la rapidité fulgurante avec laquelle Charlie Chaplin a connu le succès – et d’ailleurs par la même occasion la rançon de cette renommée…

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Son personnage meurtri et déterminé, flamboyant, séducteur, égocentrique aussi, m’a intriguée et donné envie d’en savoir plus. Même si je reste partagée quant aux illustrations. J’ai aimé leur originalité, leur dynamisme, leur côté débordant et la façon dont David François joue avec les cases ; mais le dessin Chaplin ne m’a pas semblé très ressemblant, avec son nez et son menton pointu. Tous les personnages se ressemblent beaucoup, ce qui ne m’a pas facilité la tâche pour suivre une histoire dont la trame est, comme je l’ai déjà souligné, un peu hachée. J’ai donc été surprise de voir que mes enfants n’avaient pas rencontré de difficulté particulière à lire cette BD qu’ils ont appréciée – il me semble que la complexité et la teneur du propos la destinent plutôt à un lectorat plus âgé.

Un grand merci à la maison d’édition de nous avoir permis de découvrir cette bande-dessinée particulièrement originale !

Lu en octobre 2019 – Rue de Sèvres, 17€

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