
Nom : O’Flaherty.
Prénom : Hugh.
Profession : Prêtre
Adresse : Collegio teutonico, Vatican
Taille: 1,88m
Poids: 90 kg
Centres d’intérêt : lecture, galeries d’art, moto, golf, boxe…
… et en cette année 1943 qui voit Rome occupée par les forces allemandes, celui qu’on surnomme GOLF est au cœur d’un réseau d’évasion de Juifs et de prisonniers alliés. La pression monte à mesure que s’égrènent les heures qui rapprochent de la veillée de Noël et de la mission de tous les dangers. Avec la crise d’appendicite du major Sam Derry, dûment entraîné pour l’opération, la fine équipe rassemblée va devoir improviser – et ce alors que les filets de la Gestapo se resserrent autour d’eux…
La forme romanesque offre une manière puissante et complémentaire au travail des historiens d’entretenir la mémoire du courage inouï de celles et ceux qui risquèrent leur vie pour sauver celle d’inconnus. Ce récit romancé des actes de bravoure du réseau développé autour de la figure réelle de O’Flaherty dépeint le climat invivable qui régnait à Rome durant ces années noires et de la multiplicité des motivations qui pouvaient pousser à entrer en résistance. Nous avons ici notamment un lord anglais aux sensibilités plutôt conservatrices, une contessa qui n’a rien à perdre, un vendeur de journaux allergique aux nazis, une femme de diplomate irlandaise qui n’a pas froid aux yeux, une journaliste néerlandaise en avance sur son temps…
La tension s’intensifie et la mission de Noël s’avère à la fois incroyablement stressante et inattendue – noms de code, fausses identités, passages secrets, messages en morse, parades rhétoriques ou physiques face aux contrôles allemands, l’équipe s’est efforcée de tout prévoir, mais y est-elle parvenue ?
S’il est impossible de résister au suspense, j’ai trouvé que la forme chorale très éclatée cassait un peu le rythme : entre les chapitres retraçant la fameuse mission quasiment heure par heure sont intercalés des extraits de correspondances de membres de la Gestapo et les témoignages rétrospectifs de protagonistes, interrogés par la BBC vingt ans plus tard, qui reviennent parfois longuement sur les circonstances de leur rencontre avec O’Flaherty et de leurs motivations à entrer en résistance. Leurs modes d’expression très marqués – noble, savant, argotique, etc. – m’ont semblé un peu appuyés et les variations permanentes de perspectives n’ont pas facilité mon immersion dans le récit que j’ai trouvé un peu difficile à suivre. On ne sait pas exactement ce qu’il s’agit de faire, où et quand commence la mission, ni qui il s’agit de sauver.
Mais ce roman reste une description saisissante des années les plus sombres de Rome et un hommage émouvant à celles et ceux qui ont su conserver leur boussole morale au cours des années les plus noires du 20e siècle.
Lu en décembre 2025 – Traduction française chez Rivages, 23,90€
Il ne te reste plus qu’à lire le second volet 😉
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Effectivement ! J’apprends dans les réactions à mon billet qu’il y a une suite, je l’ignorais. Pourquoi pas !
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