Les fleurs de Grand frère, de Gaëlle Geniller (Delcourt, 2019)

fleursDeGrandFrere_couv

Quand on est un enfant, on n’aspire souvent qu’à une chose : être normal. Alors imaginez qu’un beau matin, vous vous éveilliez et constatiez que vous êtes arbitrairement, mais néanmoins irrémédiablement différent. Et que cette particularité se révélait, aux yeux de tous ! Admettez que vous pourriez bien être alors tenté de dissimuler les choses, de changer pour vous efforcer d’entrer tant bien que mal dans un moule mal ajusté. Vous essayeriez sans doute de comprendre, d’élucider les raisons à l’origine de votre singularité. Avec ce qu’il faut d’amour et de soutien, vous finiriez peut-être finalement par apprivoiser cette différence, voire à apprendre à l’aimer…

C’est cette histoire universelle que j’ai perçue à travers l’aventure de Grand frère qui constate un beau matin que des fleurs ont poussé sur sa tête. Cette métamorphose et ses répercussions sont restituées du point de vue du petit frère qui pose sur son aîné un regard tendre où se mêlent la perplexité, l’inquiétude et une irréductible complicité que j’ai trouvé touchante.

Grand frère_extrait 1

Le dessin est plein de grâce : tout en rondeur, doux et expressif. Il en émane une onde de mélancolie, mais aussi beaucoup de poésie et quelque chose de très enfantin.

Grand frère_extrait 2

Alors certes, la thématique de l’acceptation de soi et de ses différences est classique en littérature jeunesse, mais vu le poids des conformismes et des attentes sociales qui persistent en ce 21ème siècle, n’ayons pas peur d’en faire trop ! Et la métaphore fonctionne très bien, surprend, bouscule, réconforte, émerveille.

Avec son format pas trop grand, ses bulles concises et une atmosphère douce comme une élucubration enfantine, cette BD a beaucoup d’arguments pour séduire les (très) jeunes lecteurs… particulièrement ceux qui ont des fleurs dans les cheveux !

Grand frère_extrait 3

L’avis de Bouma et celui de Sophie

Lu en mars 2020 – Delcourt, 14,95€

2 réflexions au sujet de « Les fleurs de Grand frère, de Gaëlle Geniller (Delcourt, 2019) »

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