Les autodafeurs, tome 1 : Mon frère est un gardien, de Marine Carteron (Le Rouergue, 2022)

Dans la famille Mars, je demande le père ! Pas de pot, il vient de trépasser dans des circonstances troubles. La mère alors ? Elle va avoir fort à faire pour protéger les siens contre les malfrats latinistes à leurs trousses. Cela s’annonce difficile de maintenir ses enfants en dehors de tout cela. Le fils, justement ? Compliqué là encore : s’il clame son innocence, il n’en est pas moins accusé de charges accablantes. Sa sœur ? Autant vous prévenir qu’elle est un peu une énigme ambulante à elle seule. Les grands-parents ? On ne saurait trop vous conseiller de vous méfier des apparences…

Marine Carteron l’avait déjà prouvé avec Dix : elle connaît son affaire lorsqu’il s’agit de nous tenir en haleine. On sait dès le début comment l’intrigue se noue et se dénoue. À deux voix, Auguste et Césarine dévoilent les péripéties qui font l’improbable jonction. On tâtonne entre enquête, chasse aux trésors et roman noir dont l’intrigue s’enracine dans une histoire très (très !) ancienne.

Si les « méchants » manquent de subtilité à mon goût, je me suis laissé prendre par l’histoire. L’alternance des narrateurs donne du rythme et développe deux points de vue complémentaires. La logique déroutante de Césarine répond à la lucidité décapante d’Auguste. La relation entre les deux est touchante aussi. La famille Mars gagne à être connue, avec sa tendresse, ses idéaux et ressources insoupçonnées.

« La fin des livres signerait la fin de l’humanité. »

Mention spéciale également pour le rôle de premier plan dévolu aux livres que l’on croise nombreux, des Trois Mousquetaires à Harry Potter, en passant par les Monsieur-Madame et les antiques volumes de la bibliothèque d’Alexandrie. Et puis ce livre que tout le monde cherche…

En toile de fond, une interpellation sur le rôle des écrits – et plus largement des savoirs – comme fondement de la manipulation et du pouvoir. Rien que ça !

Donc pour résumer les choses à la manière de Césarine :
1 – Voilà un bel équilibre entre suspense et humour caustique.
2 – Ce roman qui se lit tout seul est de ceux qui peuvent déclencher la passion de lire chez un.e ado. Pas étonnant qu’il figure dans la fameuse liste d’incontournables du guide En quête d’un grand peut-être.
3 – Curiosité maximale quant à la suite des événements : ne pas oublier de commander le tome 2.

L’avis de Pépita

Lu en mars 2022 – Le Rouergue, 14€

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