Le Garçon du Phare, de Max Ducos (Sarbacane, 2019)

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Relégué dans sa chambre par sa grande sœur qui le snobe, Timothée enrage et s’en prend violemment à un dessin au mur, arrachant du même coup un lambeau de tapisserie. Il découvre alors une peinture surprenante. Celle d’un paysage marin dont les couleurs sont si réelles et profondes qu’il semble possible de s’y enfoncer. Se révèle alors un monde d’une beauté vertigineuse, mais peuplé de créatures étranges. Un monde sur lequel souffle un vent d’aventures…

 

 

La sortie d’un nouvel album de Max Ducos est toujours une fête chez nous. Nous les avons presque tous à la maison et ils font partie de ceux que les garçons relisent sans jamais se lasser. Il serait, certes, dommage de se limiter à une seule lecture. Les illustrations regorgent toutes de petits détails qui se livrent à celui qui prend le temps de les apprivoiser. Et surtout, au-delà de leurs singularités, tous ces livres ont en commun une capacité à nous prendre par la main pour nous emmener très loin, aux confins de notre imaginaire. L’histoire est toujours ancrée dans le réel – le quotidien d’une école, d’une sortie de classe, d’une famille en vacances, d’une petite fille qui erre dans sa grande maison… Mais l’auteur sait à quel point pour les enfants, imaginaire et réalité sont imbriqués et le basculement de l’un à l’autre peut être rapide. Il connaît leur envie d’explorer le vaste monde pour mieux revenir à la chaleur du foyer et de leurs proches… On le laisse ainsi volontiers nous entraîner dans une aventure initiatique dont on a l’impression de rentrer grandi et dépaysé.

Toutes ces qualités se confirment ici. Les illustrations de Max Ducos n’ont peut-être jamais été aussi splendides : lumineuses, elles nous font sentir l’air marin, respirer la houle, entendre le cri des mouettes et frissonner face à l’abîme de la falaise. On comprend ce que ressent Timothée quand il raconte : « La peinture semblait si réelle que j’eus l’impression de sentir un vent chaud me caresser le visage. » Un plaisir intense pour les amoureux de l’océan que nous sommes !

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Le récit, parfaitement maîtrisé, a captivé Antoine et Hugo. Ils ont été galvanisés par l’appel de l’aventure, avides de connaître l’histoire du garçon du phare, séduits par sa rencontre avec Timothée. Ce dernier change sous nos yeux, se redécouvre et s’affirme.

Un album qui m’a évoqué le charme d’une autre histoire de périple imaginaire, Max et les Maximonstres dont l’auteur, Maurice Sendak, observait très justement que « la fantaisie reste la meilleure arme dont l’enfant dispose pour apprivoiser ses parties sauvages ».

Une pépite à découvrir absolument – et sans limite d’âge !

Lu en septembre 2019 – Sarbacane, 16,90 €

4 réflexions au sujet de « Le Garçon du Phare, de Max Ducos (Sarbacane, 2019) »

  1. Ping : #PartageTaVeille | 25/09/2019 – Les miscellanées d'Usva

  2. Ping : Le Garçon du Phare – sir this and lady that

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