L’Ange disparu, de Max Ducos (Sarbacane, 2008)

Cet album fait partie de nos livres chouchous, ceux dont le charme résiste joyeusement aux années. Tout est génial dans ces pages : le suspense insufflé à une visite de musée qui s’annonçait pourtant barbante, le plaisir de mener l’enquête dans les galeries, les détails dont on ne se lasse pas avec moult clins d’œil à des toiles bien connues – il fallait tout le talent de Max Ducos pour atteindre un tel art du détournement. Quelle perspective étourdissante sur ces œuvres ! Elle ne manque pas de sel, surtout, vous l’imaginez, quand on glisse vers l’art abstrait…

C’est captivant, poétique et très ludique. On rêverait de déambuler dans ce musée et de trouver LA toile où sauter à pieds joints. L’album le montre avec force, nul besoin d’être le premier de la classe pour savourer l’art, il peut suffire de lâcher la bride de son imagination !

Un album réjouissant, de ceux qui peuvent ouvrir un porte vers des mondes nouveaux. Effets secondaires : envies irrépressibles d’art et de rêve. N’est-ce pas exactement ce qu’il nous fallait ?

PS: L’éditeur vient de publier un coffret anniversaire regroupant cet album et le non moins excellent Jeu de piste à Volubilis. Du même auteur, n’hésitez pas à découvrir également Le garçon du phare.

Lu et relu – Sarbacane, 16,50€

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