Chatapouf, espion du Maharadjah, de Pascal Brissy (Poulpe Fictions, 2019)

Chatapouf_couverture

Mes garçons sont des amis des bêtes. C’est bien simple, ils sont incapables de résister au charme de la moindre bestiole à pattes, à écailles ou à plumes. À défaut d’accepter de céder à leurs pressions en prenant un animal domestique (dieu nous en garde !), je leur lis volontiers toutes les histoires de lapins, de chien, de renard ou de chat qui me tombent sous la main. Ces livres enchantent les enfants, tout en ayant l’avantage de perdre moins de poils et de faire moins de bêtises qu’un compagnon sur pattes…

Je n’ai donc pas hésité un seul instant en découvrant la bouille inspirée de Chatapouf en couverture de ce roman d’espionnage. Un félin un brin imbu de sa personne, dont la gouaille n’a d’égale que sa gourmandise et son goût de l’aventure !

Offert en cadeau au maharadjah, Chatapouf espérait mener une vie de pacha(t). La réalité sera toute autre : non seulement les jardins grouillent de molosses aussi abrutis qu’agressifs, mais voilà qu’on l’enlève pour placer un micro dans son collier. On a clairement sous-estimé les ressources de Chatapouf qui révèle dans l’adversité la part de fauve qui sommeillait (très profondément) en lui ! Quand il s’agit de déjouer un mystérieux complot, l’épatant matou n’a pas son pareil pour s’associer aux alliés les plus improbables et pour tirer la situation au clair…

Nous avons littéralement englouti ce roman, en deux soirs seulement (et à voix haute) : un moment de franche rigolade frisant l’hystérie ! Cascades et rebondissements s’enchaînent à un rythme vertigineux et font tourner les pages. L’exubérance de Chatapouf et de ses amis alimente un comique de situation qui se double de dialogues truffés de jeux de mots et de (beaucoup de) points d’exclamation. Tout cela n’est pas d’une subtilité folle, mais mes garçons ont ri de bon cœur. Et les aventures de Chatapouf permettent une petite incursion en Inde avec une première découverte du cinéma de Bollywood, des vaches sacrées, des délicieux naans, mais aussi des inégalités.

Une lecture plaisante, donc, qui peut être recommandée dans la catégorie des « premiers romans » idéaux pour les apprentis lecteurs souhaitant se lancer dans un texte plus long. Grâce à l’intrigue efficace, au chapitrage court, aux illustrations qui portent le texte imprimé avec une police de caractère assez grande et bien aérée, gageons qu’ils n’en feront qu’une bouchée !

Extraits

« Il ne faut pas s’y tromper, moi aussi, j’ai une part de tigre à l’intérieur ! (Faut juste bien regarder… Mais si, la petite lueur qui brille dans ma pupille gauche !) D’ailleurs, si je le voulais, je pourrais très bien aller vivre dans la jungle ! »

« Je veux rentrer ! J’ai un palais qui m’attend, des coussins moelleux, une gamelle de croquettes au saumon en forme de « C », comme Chatapouf, un canapé en cuir tout neuf pour faire mes griffes… »

Lu à voix haute en novembre 2019 – Poulpe Fictions, 9,95€

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