Petite Beauté, de Anthony Browne (Éditions Kaléidoscope, 2008 pour la traduction française)

Les singes sont des bêtes fascinantes. Ceux du zoo de notre ville de Stuttgart ont un jour soigné un oiseau blessé jusqu’à ce qu’il puisse reprendre son envol. Les bonobos adorent regarder la télévision, avec une prédilection pour les documentaires animaliers (qu’ils préfèrent largement aux talk-shows politiques !). L’ouvrier qui est venu remettre le poste en état suite à une panne a récolté des bravos enthousiastes une fois la tâche accomplie. Mais l’exemple le plus frappant des étonnantes aptitudes simiesques fut sans doute Koko, cette célèbre gorille capable d’exprimer et de signer une gamme impressionnante de sentiments…

Petite Beauté rend magnifiquement hommage à cette sensibilité animale avec l’histoire d’un gorille qui maîtrise, lui aussi, la langue des signes et dont le quotidien va être illuminé par l’arrivée d’un chaton : quel plaisir de se regarder dans les yeux, de partager chaque moment, d’être ensemble, tout simplement ! Mais les humains seront-ils capables d’y croire et de laisser les deux compères ensemble ?

Avec une délicatesse infinie, Anthony Browne donne vie au singe de l’histoire, énorme carcasse au regard profond dont on ressent tour à tour la sensibilité, la mélancolie, la tendresse, le bonheur, la colère et la fragilité. Nous avons été émerveillés par les illustrations qui rendent ce gorille bouleversant et parlent si bien de la force et de l’importance vitale de l’amitié. À l’image du protagoniste, le décor – un salon aux motifs vintage luxuriants – est à la charnière entre les mondes humains et sauvages, dont les frontières sont décidément plus perméables qu’on le pense souvent.

Un album drôle, émouvant et plein de grâce – bref, une vraie pépite !

Si vous aimez les histoires de singe, n’hésitez pas à lire King Kong de Fred Bernard et François Roca. Et en roman, les aventures de l’incroyable Sally Jones (tomes 1 et 2) de Jakob Wegelius et bien sûr La planète des singes, de Pierre Boulle !

Lu et relu – Éditions Kaléidoscope, traduction de Elisabeth Duval, 15,50€ (existe aussi en petit format « lutin », pour 5€)

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